Comment sont les pertes avant les règles ?

pertes avant les règles

Les idées clés

  • Les pertes blanches sont tout à fait normales et souvent le signe du bon fonctionnement de notre système reproducteur et de notre cycle menstruel.
  • La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus qui évolue en fonction du cycle menstruel et de la quantité d’oestrogènes sécrétée. Elle est donc davantage présente au moment de l’ovulation et plus discrète une fois que la fenêtre de fertilité est refermée, quand la progestérone prend le pas sur les oestrogènes.
  • Néanmoins, on peut de nouveau observer de la glaire cervicale avant les règles, notamment en raison de la chute hormonale et d’un déséquilibre hormonal transitoire (et normal) en fin de cycle.
  • La sécrétion plus importante de glaire cervicale avant les règles peut également signaler un début de grossesse ou un déséquilibre hormonal plus installé, si ces pertes blanches font leur retour plus tôt avant les règles.

En tant que femme, il n’est pas rare que le contenu de nos sous-vêtements nous questionne, qu’il s’agisse des règles ou des pertes blanches. C’est d’autant plus le cas lorsque l’on remarque des sécrétions vaginales plutôt abondantes avant nos règles ! Sont-elles un signe des règles qui arrivent ? Comment savoir si ce sont bien les règles ou… un début de grossesse ?

Quand on sait les décrypter, nos pertes vaginales (ou celles produites par le col de notre utérus) peuvent effectivement nous donner des indices précieux sur ce qui se passe dans notre corps et on va tout de suite vous expliquer ce qu’elles peuvent avoir à vous dire quand elles débarquent en fin de cycle menstruel !



Quels sont les différents types de pertes ?

Tout d’abord, de quelles pertes parle-t-on ? Il est question de pertes vaginales (ou encore « leucorrhées ») ou de pertes cervicales (produites non pas par le vagin mais par le col de l’utérus, au fond du vagin), qu’on appelle aussi souvent communément pertes blanches, et ces sécrétions peuvent donc être de natures différentes :

  • La cyprine, qui est une perte vaginale plutôt liquide et liée à l’excitation sexuelle (qui n’évolue donc pas au fil du cycle menstruel)
  • Les pertes blanches liées à l’ auto nettoyage du vagin : tout à fait naturelles et physiologiques, elles sont souvent pâteuses et blanches et n’évoluent pas au fil du cycle menstruel. Ces sécrétions sont très importantes pour notre santé, car elles nous protègent des agents pathogènes et des infections grâce à leur pH acide (qui peut d’ailleurs décolorer nos culottes !)

La glaire cervicale, dont la production est quant à elle liée à nos hormones féminines et donc à notre cycle menstruel. Et ce n’est pas vraiment une perte vaginale, puisque c’est le col de l’utérus qui la produit. C’est surtout d’elle dont il va être question dans cet article !


glaire cervicale

La glaire cervicale, messagère de notre fertilité et du cycle menstruel

La glaire cervicale est un mucus sécrété par le col de l’ utérus tout au long du cycle menstruel, dont la texture et l’aspect évoluent en fonction des hormones en présence. En théorie :

  • Elle est absente ou pâteuse/collante lors des phases d’infertilité (avant et après l’ ovulation)
  • Sous l’influence des oestrogènes, elle devient crémeuse, laiteuse, voire d’aspect blanc d’oeuf cru, lorsque nous sommes fertiles et pendant l’ ovulation.
glaire cervicale cycle menstruel

La glaire cervicale est donc un indicateur précieux de notre fertilité : en effet, il faut savoir qu’une femme n’est pas fertile tous les jours du cycle menstruel ! La période de fécondité démarre environ 5 jours avant l’ ovulation (justement grâce à cette glaire cervicale plus étirable, translucide et lubrifiée, qui nourrit et protège les spermatozoïdes en attendant qu’un ovule soit libéré) et se termine le lendemain de l’ ovulation, puisque l’ovule a une durée de vie d’environ 12 heures (jusqu’à 18 heures !).

Ensuite, entre l’ ovulation et les règles, il s’écoule plusieurs jours (11 à 16 jours environ) durant lesquels nous ne sommes pas fertiles : en théorie, la glaire cervicale est donc absente ou de nouveau pâteuse et collante, comme pour former un bouchon à l’entrée du col de l’utérus empêchant le passage des spermatozoïdes (puisque sans ovule, ça ne sert à rien qu’ils puissent entrer !). Elle est en effet asséchée par la progestérone, l’hormone de la deuxième partie du cycle menstruel.

Or, de nombreuses femmes (car oui, si vous êtes concernée, vous n’êtes pas la seule !) constatent un « retour de glaire » de qualité ovulatoire juste avant l’arrivée de leurs règles !


Que signifie la présence de glaire cervicale avant les règles ?

On vous rassure tout de suite : cette présence de glaire cervicale en fin de cycle menstruel (avant vos menstruations donc) n’a rien d’alarmant (ou du moins, pas forcément !)

règles

L’arrivée prochaine des règles

Cette glaire un peu crémeuse/laiteuse que vous pouvez observer avant vos règles (avec parfois un peu de sang) peut venir du déséquilibre temporaire entre oestrogènes et progestérone à ce moment-là, 2-3 jours avant l’arrivée des saignements.

En effet, pour rappel, les oestrogènes fluidifient la glaire et lui donnent son côté étirable, translucide et lubrifié ; la progestérone quant à elle, à plutôt tendance à l’assécher, la compacter pour qu’elle protège le col de l’utérus, au cas où un embryon serait en train d’essayer de s’installer. Après l’ ovulation, la progestérone règne en maître, mais les oestrogènes sont toujours présents ! En fin de cycle, ces deux hormones chutent, avant d’atteindre un seuil minimal qui déclenche les règles.

Lorsqu’on a un peu de glaire cervicale « crémeuse » ou « laiteuse » avant nos règles, c’est simplement que la progestérone chute un peu plus vite que les oestrogènes en fin de cycle (et ce n’est pas forcément grave !). On se retrouve donc de nouveau en situation d’oestrogènes dominants, et ils peuvent dès lors réactiver la glaire, comme avant l’ovulation !

Par ailleurs, le col de l’utérus est également un peu plus ouvert pour préparer le passage des règles, ce qui lui permet « d’évacuer » un petit peu de glaire 🙂 Ces pertes blanches plus abondantes peuvent d’ailleurs être rosées en cas de petites pertes de sang (on appelle ça des spottings et ils sont normaux 1 à 3 jours avant les règles) : cette glaire colorée laisse généralement peu à peu sa place aux saignements.

déséquilibre hormonal

Un déséquilibre hormonal après l’ ovulation

En revanche, si vous constatez la présence d’une glaire très abondante ou persistante après l’ ovulation, cela peut être le signe d’un véritable déséquilibre hormonal en deuxième partie de cycle :

Cette hyperoestrogénie vraie (trop d’oestrogènes) ou relative (pas assez de progestérone) peut également aller de pair avec des spottings qui démarrent plus de 3 jours avant les règles, et une phase post ovulatoire plutôt courte (inférieure à 11 jours).

Si vous pensez être concernée et subissez notamment un syndrome prémenstruel (SPM) assez marqué, le Moody Club peut totalement vous aider à apaiser vos hormones avant vos règles et tout au long de votre cycle menstruel 🙂

début de grossesse

Début de grossesse

Enfin, cette glaire cervicale qui revient en force peut être le signe d’un début de grossesse, surtout si elle est d’ordinaire plutôt discrète en deuxième partie de cycle chez vous 🙂

En effet, après la nidation, la femme enceinte se met à produire une hormone tout à fait caractéristique, la bêta hCG : celle-ci a pour rôle d’envoyer un message au corps jaune, pour qu’il maintienne la production de progestérone, mais aussi celle des oestrogènes ! Globalement, cette élévation hormonale peut augmenter la sécrétion de glaire cervicale, qui peut être un signe précoce de grossesse.

N’hésitez pas à aller voir notre Galerie de la Glaire cervicale pour voir à quoi peut ressembler votre glaire cervicale en début de grossesse !


différences pertes avant les règles et grossesse

Pertes avant les règles vs pertes de début de grossesse : comment faire la distinction ?

Que vous ayez envie de concevoir ou non, cette présence de glaire cervicale dans vos sous vêtements juste avant la date présumée de vos règles peut vous questionner et c’est normal !

Il est très délicat d’apporter une réponse tranchée, car on l’a vu, ce retour de glaire peut signaler les deux phénomènes, à la fois les règles et le début de grossesse :s

Pour y voir plus clair, vous pouvez vous dire que si vous ne voyez habituellement pas de glaire à ce moment de votre cycle, cela peut signaler un début de grossesse (mais à prendre avec de grosses pincettes, car les choses peuvent varier d’un cycle à l’autre !).

Le timing peut également vous mettre la puce à l’oreille, car la nidation a lieu 6-7 jours après l’ovulation, alors qu’on l’a dit, le retour de glaire « normal » en fin de cycle survient plus tôt 2-3 avant les règles, et donc un peu plus tard.

Vous pouvez aussi croiser cet indice avec d’autres éléments, comme le saignement de nidation ou la présence de tubercules de Montgomery sur vos seins (de petits points blancs sur vos mamelons) qui sont des indices plus spécifiques d’un début de grossesse. Et bien sûr, vous pouvez faire un test de grossesse, qui est fiable à partir du dixième jour après l’ ovulation (si possible, plutôt un test sanguin)!

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à aller consulter notre article sur la glaire cervicale en début de grossesse 🙂


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Comment sont les pertes avant les règles sous pilule ou stérilet ?

Nous nous sommes attardées sur la présence de glaire cervicale avant les règles lors d’un cycle menstruel naturel, quand on ne prend aucune contraception : mais que se passe-t-il sous pilule ou stérilet hormonal par exemple ?

Les pertes blanches avant les règles sous pilule oestro-progestative

Quand on prend la pilule (qu’elle soit combinée ou progestative), il n’y a pas de cycle menstruel naturel : le cycle est à l’arrêt et « remplacé » par un cycle factice, rythmé par la prise d’hormones de synthèse. L’ovulation est donc bloquée, ce qui signifie que la glaire cervicale ne présente pas les mêmes caractéristiques (autant en termes de quantité que de consistance) que lors d’un cycle menstruel normal.

En effet, la pilule modifie la glaire cervicale pour la rendre épaisse et imperméable aux spermatozoïdes !

Certaines femmes observent quand même des pertes, mais ce sont alors :

  • des pertes vaginales physiologiques, liées à l’auto-nettoyage du vagin
  • ou des pertes liées à la muqueuse fragilisée par les hormones de synthèse.

En fin de plaquette (les 4 à 7 jours sans pilule), certaines femmes constatent une augmentation de pertes blanches, qui correspond à la chute hormonale induite par l’arrêt de la prise des comprimés, une réaction au sevrage temporaire. Ces pertes ne sont pas un signe de fertilité ni d’ovulation dans ce contexte, mais plutôt une réaction physiologique à la chute hormonale provoquée par la pause de pilule.

Les pertes blanches avant les règles sous stérilet hormonal / pilule progestative

Avec un stérilet hormonal (Mirena, Kyleena…), ou une pilule progestative, le cycle peut être partiellement ou totalement inhibé, selon les femmes. L’ovulation peut donc être maintenue !

Le progestatif agit en épaississant la glaire cervicale (qui va donc moins bien s’extérioriser et rester à l’entrée du col de l’utérus pour entraver le passage des spermatozoïdes), et parfois en bloquant l’ovulation (selon les dosages et la sensibilité individuelle)

Ainsi, les pertes sont souvent moins abondantes, plus collantes, voire absentes, car la glaire typique est en général très altérée.

Les pertes blanches avant les règles sous stérilet au cuivre

Le stérilet au cuivre, lui, n’a pas d’effet hormonal : l’ovulation a lieu, le cycle se déroule normalement !

Donc, en théorie, la glaire cervicale évolue comme dans un cycle naturel, avec, potentiellement un retour de glaire cervicale avant les règles. Toutefois, le cuivre a un effet spermicide et inflammatoire local, ce qui peut parfois épaissir la glaire cervicale !

On a écrit tout un article sur la glaire cervicale sous stérilet au cuivre qui peut vous être utile 🙂


professionnel de la santé

Pertes avant les règles : quand consulter ?

Vous l’aurez compris, les pertes vaginales, qu’elles soient liées à l’auto nettoyage du vagin ou à notre glaire cervicale, sont tout à fait normales (et même plutôt le signe que tout fonctionne bien !).

Néanmoins, si vous présentez des symptômes plus embêtants comme des douleurs, des irritations ou de la fièvre, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre professionnel de santé, car ces pertes blanches peuvent être le signe d’une infection. Idem si vous voyez que vos sécrétions vaginales sont mousseuses ou grumeleuses par exemple, ou qu’elles sont de couleur grise ou verte !

Si vous avez un doute, on a détaillé tout ceci dans notre article sur les pertes vaginales, qui récapitule comment reconnaître les sécrétions plus problématiques, ce qu’elles peuvent signifier et les pistes pour les soigner 🙂


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Voilà pour ce panorama des pertes blanches avant les règles ! En théorie, elles sont plutôt discrètes en fin de cycle, mais vous l’aurez compris, elles peuvent aussi présenter une consistance plus crémeuse au vu de la chute hormonale de la fin du cycle. Toutefois, ces leucorrhées (vraiment ce mot est parfait pour un Scrabble) peuvent aussi faire partie des symptômes d’un dérèglement hormonal… ou d’une grossesse !

Par ailleurs, tout changement d’aspect un peu suspicieux (couleur, odeur, consistance, etc) doit vous amener à consulter, surtout si vous avez d’autres symptômes associés, comme des douleurs ou de l’inconfort.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous aviez conscience que vos sécrétions et surtout que votre glaire cervicale pouvait avoir des choses à vous dire, tout au long du cycle menstruel ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !

Contraception féminine : panorama de toutes les méthodes disponibles

contraception féminine

Les idées clés

  • Chez la femme, les principaux moyens de contraception proposés empêchent une grossesse non désirée en bloquant l’ovulation, en entravant la fécondation et/ou en rendant la nidation d’un embryon particulièrement difficile.
  • Différents types de moyens de contraception existent : la contraception hormonale (pilule, patch, implant, DIU), les méthodes barrières (préservatif féminin, cape cervicale, dispositif intra utérin au cuivre, etc), la ligature des trompes, les méthodes naturelles et la contraception d’urgence (la pilule du lendemain).
  • Il est important de choisir son moyen de contraception en tenant compte de son taux de fiabilité, de son mode d’action, de ses contre-indications, mais aussi de son ressenti !

Dès que l’on démarre sa vie sexuelle, il est essentiel d’opter pour un moyen de contraception adapté à son mode de vie et ses besoins ! Or, si la pilule est bien implantée dans nos esprits, on oublie qu’il existe toute une palette de moyens de contraception féminine, qu’ils soient à base d’hormones de synthèse, logés à l’intérieur de nos corps ou reposant sur la connaissance de notre cycle menstruel.

Comme il nous tient à coeur que toutes les femmes fassent les choix qui les concernent de manière libre et éclairée, voici un panorama de toutes les méthodes de contraception à la disposition des femmes !

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Stérilet cuivre : effets secondaires et risques à connaître

stérilet cuivre effets secondaires

Les idées clés

  • Le DIU au cuivre est un moyen de contraception sans hormones, qui se présente sous la forme d’une tige en plastique recouverte de cuivre, insérée à l’intérieur de l’utérus.
  • Il s’agit d’un des moyens de contraception les plus fiables, avec un taux d’efficacité pratique de plus de 99%.
  • Néanmoins, il ne convient pas forcément à toutes les femmes et comporte certains effets secondaires et contre-indications à connaître : règles plus abondantes et/ou plus douloureuses, inflammation sous-jacente, douleurs pendant les rapports, etc.

Selon une étude conjointe de l’INSERM et de l’ANRS parue en 2024, le DIU au cuivre est désormais le moyen de contraception le plus utilisé par les femmes en France ! Si on ne peut que se réjouir de voir qu’une contraception sans hormones (qui plus est tout à fait fiable) parvienne à séduire de plus en plus de femmes, le stérilet au cuivre peut parfois ne pas convenir à certaines (comme c’est le cas pour toutes les méthodes contraceptives !)

Dans cet article, on va donc vous parler de tous les effets secondaires du stérilet au cuivre, qui peuvent se présenter tout de suite après sa pose, s’estomper avec le temps ou persister (ce qui est plus embêtant !). Ainsi, si vous souhaitez adopter une contraception non hormonale, vous aurez toutes les clés en main pour décider d’opter ou non pour un DIU au cuivre 🙂

🎧🍿 Pour celles et ceux qui sont plus audio/vidéo, on a consacré tout un épisode de podcast au stérilet au cuivre et à ses effets secondaires (démontrés par la science et/ou rapportés par les femmes !).

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Température pendant les règles : théorie et exceptions !

température pendant les regles

Les idées clés

  • La température du corps évolue au cours du cycle menstruel, sous l’influence des hormones féminines et surtout de la progestérone.
  • Après l’ovulation, la température augmente, en réaction à la sécrétion de progestérone qui nous prépare à la grossesse. Si l’ovule n’a pas été fécondé, la progestérone chute et la température redescend juste avant les règles.
  • Certaines femmes constatent néanmoins que leur température reste haute pendant leurs règles, alors que la progestérone est censée être au plus bas : cela peut venir d’une inflammation sous-jacente (causée par une endométriose, des douleurs de règles ou autre), d’une légère fièvre ou encore d’un début de grossesse !

Lorsqu’on s’intéresse un peu à son cycle menstruelet à la symptothermie, on ne peut pas passer à côté dela température, qui évolue au fil du cycle menstruel, avant et surtout après l’ovulation. En effet, cette méthode d’observation du cycle combine l’observation de la glaire cervicaleet de la température pour confirmer qu’on a bien ovulé, et s’avère précieuse pour suivre sa fertilité.

En symptothermie, on apprend aussi que la température baisse au moment des règles, ce qui témoigne de la chute hormonale de la fin du cycle menstruel (et permet de savoir quand glisser une serviette dans son sac à main ou enfiler une culotte de règles, juste avant leur arrivée !). Néanmoins, il arrive parfois que la température ne suive pas cette tendance et qu’elle se maintienne haute pendant les règles !

Pourquoi, qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce forcément le signe d’un déséquilibre hormonal ? On vous explique !



définition température basale

La température basale : qu’est-ce que c’est ?

Pour bien comprendre, reprenons les bases : qu’est-ce que la température basale ? Il s’agit tout simplement de notre température corporelle au repos, notre température de base quand on ne fait rien.

On la mesure généralement au réveil car c’est là où elle est la plus basse, avec un thermomètre à double décimale. Néanmoins, grâce aux avancées technologiques et aux thermomètres connectés comme le Trackle ou le Tempdrop, on peut désormais la mesurer tout au long de la nuit, quand on dort (et qu’on est vraiment en période d’inactivité physique !).

La température basale est l’un des deux critères de la symptothermie pour repérer l’ovulation, avec la glaire cervicale. En effet, sous l’effet de la progestérone sécrétée après l’ovulation, notre température corporelle augmente légèrement, d’environ 0,3 degrés.


conseils prise température symptothermie

Comment prendre sa température pour suivre son cycle menstruel et son ovulation ?

La température corporelle est donc un indicateur précieux de l’ovulation, qui nous permet de savoir si on est en phase pré-ovulatoire ou post-ovulatoire. Néanmoins, pour qu’elle soit la plus fiable possible, il est important de respecter certains principes pour la prendre correctement :

  • Il faut la prendre tous les matins au réveil, sans poser le pied par terre, après minimum 1h de sommeil ou de repos allongée.

  • Il est important de prendre sa température toujours à la même heure, ou du moins dans une fenêtre d’1h30, avant ou après son heure de prise habituelle.

  • Il est essentiel d’utiliser un thermomètre basal à double décimale : en effet, l’augmentation de température est subtile, de l’ordre de quelques dixièmes ! Un thermomètre classique ne sera pas assez précis pour vous indiquer la hausse de température basale liée à l’ovulation.

  • Vous pouvez prendre votre température par voie buccale, vaginale ou rectale.

  • On ne change pas de thermomètre ou de zone de prise de température en cours de cycle, au risque de tout fausser !

Cela peut paraître un peu rigide, mais cela demande plutôt de la rigueur sur les premiers cycles : une fois que vous aurez pris l’habitude de checker votre température quotidiennement, cela deviendra un réflexe (comme celui de vous brosser les dents ou de prendre votre pilule à heure fixe ;)).

Et, comme évoqué plus haut, on peut désormais se faciliter la vie, en utilisant un thermomètre connecté qui prend votre température pendant votre sommeil. D’ailleurs, si le Tempdrop vous intéresse, on a imaginé un mini-atelier pour vous permettre de vous en servir de manière fiable pour la symptothermie !


Comment évolue la température au cours du cycle menstruel et pendant les règles ?

Notre température corporelle évolue tout au long du cycle, sous l’influence des hormones en présence selon les phases du cycle menstruel !

Durant la phase folliculaire (pré-ovulatoire et ovulatoire), ce sont les oestrogènes qui sont prédominants, sécrétés par les follicules en développement dans nos ovaires. Les oestrogènes n’ont pas de réel impact sur la température corporelle au réveil.

En revanche, une fois que l’ovulation a eu lieu, les choses changent ! Pendant la phase lutéale (ou phase post-ovulatoire), la progestérone est sécrétée par le corps jaune (l’enveloppe du follicule qui a libéré son ovocyte) : le rôle de cette précieuse hormone est de maintenir une éventuelle grossesse, et elle a pour effet (entre autres) de provoquer une augmentation de la température. Elle nous met en mode « couveuse » pour qu’un embryon puisse se développer !

Ainsi, sur la courbe de température, on peut clairement voir un plateau bas (qui correspond à la phase pré-ovulatoire) et un plateau haut, qui prouve que l’ovulation a bien eu lieu (toujours en double contrôle avec la glaire cervicale bien sûr !). La température monte de 0,3 degrés environ et se maintient sur un plateau stable jusqu’aux règles. Ce décalage thermique est un bel indicateur de la fertilité et que l’ovulation est derrière nous !

évolution température cycle menstruel

Néanmoins, si vous voyez que votre température vient de monter et que vous souhaitez tomber enceinte, ne jetez pas l’éponge tout de suite : en effet, l’ovule ayant une durée de vie de 24 heures (grand maximum), vous restez fertile le premier jour de votre phase lutéale (votre premier point haut) ! D’ailleurs, en symptothermie, on considère que la fenêtre de fertilité ne se referme qu’après 3 points hauts sur la courbe de température, par précaution.

À noter également que la hausse de la température se produit généralement le lendemain de l’ovulation (29% des cas selon le graphique ci-dessous) : toutefois, elle peut aussi survenir le jour de l’ovulation proprement dite (27%) ou le surlendemain (24%). Plus rarement, l’ovulation peut aussi se produire le lendemain de la hausse de la température, au deuxième point haut (11% des cas observés), d’où l’intérêt d’avoir 3 points hauts pour bien valider la clôture de la fenêtre de fertilité !).

ovulation température

S’il n’y a pas eu de grossesse, le corps jaune, qui a une durée de vie limitée (maximum 16 jours) s’essouffle au bout de quelques jours et la progestérone commence à diminuer : quand elle atteint un seuil minimal, la température corporelle baisse à nouveau. C’est un indice que les règles sont sur le point de débarquer !

En revanche, en cas de grossesse, la température basale se maintient sur un plateau haut. En effet, la beta hCG sécrétée par le trophoblaste (le futur placenta) commande au corps jaune de se maintenir et de continuer à sécréter de la progestérone !

Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à lire notre article sur la température corporelle au fil du cycle menstruel !


Pourquoi la température corporelle ne baisse pas pendant les règles ?

On vient de le dire, la température basale est censée redescendre à l’approche des règles, la veille ou le jour J, signe que la progestérone n’est plus là pour maintenir l’endomètre et qu’il peut se détacher. Cependant, il y a des exceptions à cette règle ! Certaines femmes constatent en effet que leur température basale se maintient sur un plateau haut, alors qu’elles ne sont pas enceintes et que leurs menstruations ont débuté. Quelles sont les raisons à cela ?

inflammation utérus

Une inflammation

La température basale peut mettre un peu plus de temps à redescendre en cas d’inflammation : en effet, cet état d’hyper-vigilance et de réparation du corps provoque elle aussi une légère montée de température. C’est notamment le cas si vous souffrez d’endométriose, de syndrome prémenstruel ou « simplement » de règles douloureuses.

Pour évacuer l’endomètre (la muqueuse utérine), le corps fait intervenir des prostaglandines, qui provoquent les contractions de l’utérus. Pour être plus précise, on a deux types de prostaglandines : des prostaglandines inflammatoires (qui sont nécessaires en cas de blessure et dans les processus de réparation/guérison du corps, ou pour permettre les contractions utérines, par exemple) et des prostaglandines anti-inflammatoires, qui temporisent leurs consoeurs et évitent notamment des contractions trop violentes, qui seraient trop douloureuses.

Sauf qu’en cas d’endométriose, de SPM ou de règles douloureuses, on constate qu’elles ont du mal à faire « tampon » et qu’il y a un déséquilibre entre prostaglandines anti et pro-inflammatoires ! On est donc en situation d’inflammation au moment des règles, qui va faire monter un peu la température, et donner l’impression de retarder la baisse de la température basale liée à la chute de la progestérone. En fait on serait plutôt sur une sorte de “relai”, la progestérone cédant la place à l’inflammation pour faire grimper légèrement la température.

grossesse biochimique

Une grossesse biochimique

Il arrive parfois qu’il y ait une fécondation lors de l’ovulation, mais que l’ovule fécondé s’implante dans l’utérus sans parvenir à se développer. Dans ce cas, on parle de grossesse biochimique, lorsque la grossesse est arrêtée à un stade très précoce, tellement précoce qu’on ne s’en rend parfois pas compte, car l’embryon est directement « évacué » avec le sang des règles (règles qui peuvent d’ailleurs être légèrement en retard).

Toutefois, si l’ovule a été fécondé mais que la nidation n’a pas tenu, le corps jaune peut encore produire un peu de progestérone pendant quelques jours, maintenant la température élevée, même si des saignements surviennent.

perturbations température

D’autres éléments perturbateurs qui faussent la courbe de température

Un sommeil de mauvaise qualité/agité (ce qui arrive souvent lorsque nos règles nous font souffrir !), la consommation d’alcool, un dîner un peu trop lourd ou encore le stress (qu’il soit physique ou émotionnel) peuvent aussi perturber la température basale et retarder sa baisse.

Une infection ou une maladie (un rhume, une grippe, une angine, etc.) peuvent potentiellement provoquer un peu de fièvre (même légère) qui vient totalement perturber la température corporelle à la hausse. Dans ce cas ce sera une exception, sur un cycle, avec une température qui ne chute pas avant les règles, du fait de cette légère fièvre.

spotting prémenstruel

Des « règles » qui sont en fait des spottings de fin de cycle menstruel

En fin de cycle menstruel, nous sommes nombreuses à remarquer des petites pertes de sang (souvent brun), qui font de légères tâches dans nos sous-vêtements : on pense alors que les règles ont démarré, mais il n’en est rien !

En effet, les spottings ne sont pas des menstruations : ces légers saignements proviennent de la baisse de la progestérone, qui n’est plus suffisamment présente pour bien maintenir l’endomètre, qui commence à se détacher. Mais la progestérone ne chute pas encore totalement, donc les règles n’arrivent pas tout de suite, ce sont juste des petites pertes de sang. 

Ces spottings font partie de la fin de la phase post-ovulatoire et les règles démarrent véritablement au premier jour du saignement bien franc, qui nécessite une protection menstruelle 🙂 Il est donc normal que la température basale ne chute pas encore en cas de spottings.

grossesse

Un début de grossesse

Certaines femmes, en revanche, remarquent des saignements légers et un maintien de leur température corporelle sur un plateau haut, tout simplement parce qu’elles sont enceintes ! Les pertes de sang observées ne sont donc pas des règles, mais des saignements de début de grossesse.

Si vous avez un doute sur un potentiel rapport fécondant et votre température qui ne chute pas 16 jours après l’ovulation, n’hésitez pas à faire un test de grossesse, qui pourra confirmer si une grossesse a débuté !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On l’a vu, sous l’influence de nos hormones féminines (et surtout de leur chute en fin de cycle), notre température est généralement basse pendant les règles. Néanmoins, on a aussi balayé ensemble toutes les situations qui peuvent expliquer que votre température corporelle ne baisse pas pendant vos règles, ce qui arrive à un certain nombre de femmes ! Si cela se produit à chaque cycle, cela peut venir d’une inflammation sous-jacente ; si c’est plus ponctuel, il est possible qu’un élément perturbateur soit venu chambouler votre courbe de température, ou qu’une grossesse ait débuté !

On espère en tout cas que cela vous aura permis de comprendre qu’au delà des règles très théoriques de la symptothermie, certaines subtilités de nos corps de femme peuvent faire émerger des exceptions à ces règles 🙂 Tenir une courbe de température peut aussi vous aider à comprendre votre corps à vous et déceler d’éventuels signaux qu’il vous envoie sur votre équilibre hormonal, voire à augmenter vos chances de concevoir, en croisant ce précieux indicateur avec la glaire cervicale, selon les règles de la symptothermie pour repérer l’ovulation.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous faites partie des femmes qui voient leur température corporelle chuter en fin de cycle et donc leurs règles se profiler avant la première goutte de sang, ou bien de celles qui constatent que leur courbe de température se maintient pendant les règles, pour chuter ensuite ? Dites-nous tout en commentaire !

Les sources complémentaires

  • Stanford et al : Obstetrics and Gynecology Vol.101 No 6 pp.1285-1293, 2003.
  • Contraception masculine : le point sur les méthodes existantes et celles à venir

    contraception masculine

    Les idées clés

    • Les méthodes de contraception masculine généralement proposées sont le préservatif masculin, le retrait et la stérilisation à visée contraceptive, aka la vasectomie.
    • Le préservatif masculin et le retrait ne sont pas des méthodes reconnues comme très efficaces, tandis que la vasectomie est une méthode contraceptive considérée comme définitive.
    • D’autres moyens de contraception sont à l’étude, qu’il s’agisse d’une pilule contraceptive masculine (sur le même modèle que la pilule contraceptive féminine) ou de traitements venant bloquer la production des spermatozoïdes. Les méthodes thermiques, comme le slip chauffant ou l’anneau thermique, sont également des pistes explorées.

    Généralement, quand on parle de contraception, on s’adresse principalement aux femmes : en effet, ce sont les femmes qui sont en première ligne en cas de grossesse non désirée ! Donc, très souvent, dans un couple, la femme prend la pilule (ou un autre moyen de contraception) et l’homme reste un peu passif sur cette question. Pourtant, outre la charge mentale que cela peut engendrer (devoir penser à prendre son comprimé tous les jours, par exemple), les contraceptifs féminins ne sont pas dénués d’effets secondaires sur la santé hormonale et générale. On peut donc se retrouver un peu démunie lorsqu’on a envie d’arrêter sa contraception pour ne plus avoir à les subir, sans savoir quelles solutions s’offrent à notre partenaire pour qu’il puisse prendre le relais.

    La bonne nouvelle, c’est que des méthodes de contraception masculine existent bel et bien, telles que le préservatif masculin, le retrait ou encore la vasectomie ! D’autres, comme la fameuse « pilule masculine », sont l’objet de recherches et d’essais cliniques, afin d’être proposées aux hommes qui ne veulent pas concevoir à l’avenir. D’autres méthodes naturelles, comme la méthode thermique (anneau thermique ou le slip chauffant), sont également prometteuses !

    Dans cet article, nous allons décrypter chacune de ces méthodes de contraception masculine, afin que vous puissiez, comme pour la contraception féminine, avoir toutes les cartes en main pour faire vos choix en toute conscience 🙂



    Spermatozoïdes et fertilité masculine

    Avant de nous lancer dans l’explication des différents moyens de contraception mis à la disposition des hommes, faisons un tour du côté de leur physiologie et de leur fertilité 🙂

    Une fertilité permanente

    Il se trouve tout d’abord que les hommes sont fertiles 365 jours par an, à la différence des femmes qui, elles, ne peuvent concevoir que 5-6 jours par cycle menstruel : le jour de leur ovulation (qui correspond à l’expulsion de l’ovule, qui doit être fécondé dans les 12 heures qui suivent avant de mourir), et environ 5 jours avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale qui maintient les spermatozoïdes en vie dans le vagin.

    fertilité masculine

    Les hommes quant à eux, produisent des spermatozoïdes de leur puberté jusqu’à leur mort, de manière continue, au rythme de 1500 spermatozoïdes par seconde environ ! En effet, contrairement aux femmes qui naissent avec leur stock d’ovocytes (stock qui arrive à épuisement au moment de la ménopause), les hommes produisent des gamètes tout au long de leur vie (même si leur quantité et leur qualité baissent avec l’âge).

    La spermatogénèse

    Comment se déroule la fabrication des spermatozoïdes ? Comme chez la femme, tout démarre dans le cerveau, puisque l’hypophyse envoie de la LH et de la FSH aux testicules, pour les stimuler. En réponse, ils vont alors sécréter de la testostérone, responsable de la maturation des spermatozoïdes, qui se déroule en 4 phases :

    • Au premier stade, les gamètes mâles sont des spermatogonies : ce sont des cellules souches en dormance jusqu’à la puberté.

    • Ensuite, au deuxième stade, les gamètes deviennent des spermatocytes de premier ordre. Ils vont se diviser en deux cellules strictement identiques : l’un des spermatcytes va poursuivre le process de développement, quand l’autre sera gardé en stock.

    • Au troisième stade, les spermatocytes de premier ordre subissent une deuxième division cellulaire, pour devenir des spermatocytes de deuxième ordre. Chacun des spermatocytes de deuxième ordre contient la moitié du patrimoine génétique.

    • Une autre division cellulaire permet aux spermatocytes de type 2 de devenir des spermatides : on passe de 2 cellules à 4 cellules, de deux spermatocytes à 4 spermatides.

    • Enfin, au dernier stade, le spermatide devient spermatozoïde en acquérant une tête, un corps et un flagelle.

    spermatogénèse

    Tout ce processus, de l’éveil de la spermatogonie à la finalisation du spermatozoïde, prend environ 3 mois (74 jours environ, pour être plus précis).

    Tout ceci se passe dans les tubes séminifères, à l’intérieur des testicules : plus la division cellulaire est avancée, plus les spermatozoïdes se rapprochent du centre du tube. Lorsqu’ils sont complètement formés, ils se détachent du tube et sont expulsés vers l’épididyme (un tube qui relie les testicules et le canal déférent) par des contractions du testicule, pour être stockés et finir leur maturation. Ainsi, une fois fabriqués, au bout de 60 jours, ils restent encore 14 jours dans l’épididyme pour les “peaufiner” et les rendre plus aptes que jamais à la fécondation !


    Les méthodes de contraception masculine disponibles

    Ces bases étant posées, voyons ensemble quels sont les moyens de contraception masculine disponibles ! Comme vous allez pouvoir le constater, le choix est plus restreint que chez les femmes, essentiellement parce qu’aucune contraception hormonale ne leur est proposée à ce jour.

    préservatif masculin

    Le préservatif masculin

    On connaît tous le préservatif masculin, notamment parce qu’il s’agit de la seule méthode contraceptive à protéger des infections sexuellement transmissibles.

    Concernant son taux de fiabilité pratique, il est de 85% : pourquoi parler de fiabilité « pratique » ? Il se trouve que pour évaluer l’efficacité d’un moyen de contraception, féminine ou masculine, on se base sur l’Indice de Pearl : cet indice, nous donne, sur 100 personnes utilisant un moyen de contraception donné, combien d’entre elles ont tout de même conçu un enfant au cours de l’année écoulée.

    La subtilité, c’est que cet indice de Pearl a l’intelligence de distinguer :

    • L’efficacité théorique d’un moyen de contraception, quand il est utilisé dans des conditions absolument parfaites de laboratoire

    • Mais aussi son efficacité pratique, en prenant en compte la manière dont il est utilisé dans la « vraie vie », avec toutes les erreurs et tous les aléas possibles.

    Ainsi, en pratique, sur 100 couples ayant utilisé un préservatif masculin dans l’année, 15 d’entre eux ont vécu une grossesse non prévue (ce qui est loin d’être négligeable). En effet, le préservatif peut glisser ou se craquer durant le rapport, par exemple, ce qui permet aux spermatozoïdes de se frayer un chemin jusqu’à l’ovule si la femme est dans sa période de fertilité !

    retrait

    Le retrait

    Le retrait ou « coitus interruptus » est une méthode de contraception masculine assez répandue : elle consiste tout simplement pour l’homme à se retirer avant l’éjaculation, pour éviter que les spermatozoïdes ne puisse entrer en contact avec l’ovule, si ovule il y a.

    Le problème, c’est que cette méthode n’a rien de réellement efficace : en effet, son taux d’efficacité pratique n’est que de 78% ! Pourquoi ? Les raisons sont multiples :

    • Il peut être délicat pour un homme de se retirer à temps.

    • Les spermatozoïdes n’ont pas besoin d’être déposés tout au fond du vagin pour aller féconder l’ovule : même s’ils sont seulement présents au niveau de la vulve, ils peuvent nager jusqu’au col de l’utérus. Ils sont littéralement faits pour ça (grâce à leur flagelle) et la glaire cervicale peut aussi les y aider si la femme est en période fertile.

    • Des spermatozoïdes peuvent aussi être présents dans le liquide pré-séminal, qui est le liquide d’excitation sexuelle sécrété par les hommes dès le début d’un rapport. Il y en a moins que dans le sperme, certes, mais il suffit d’un spermatozoïde pour féconder l’ovule !

    La méthode du retrait est donc plutôt réservée aux couples qui ne sont pas contre une grossesse imprévue 🙂

    vasectomie

    La vasectomie

    Bien qu’elle existe depuis les années 20 (mais elle est légale en France depuis 2001 seulement), la vasectomie est une méthode de contraception masculine dont on entend de plus en plus parler ! Il s’agit d’une stérilisation à visée contraceptive : cette intervention, assez rapide et très souvent réalisée sous anesthésie locale (plus rarement sous anesthésie générale), consiste à bloquer ou couper les canaux déférents, afin que les spermatozoïdes ne puissent pas rejoindre le pénis et être éjectés par l’urètre lors de l’éjaculation.

    Il faut préciser que les spermatozoïdes sont bien toujours produits, mais on bloque leur passage dans le liquide séminal. Au bout d’un moment, les spermatozoïdes finissent par s’auto-détruire et ne s’accumulent pas dans les testicules.

    De plus, l’homme continue bien à éjaculer, mais son sperme ne contient aucun spermatozoïde : un spermogramme est d’ailleurs réalisé trois mois après l’intervention (puisqu’il s’agit du délai pour fabriquer des spermatozoïdes complets, souvenez-vous) pour s’assurer que la vasectomie a bien fonctionné. Le volume d’éjaculat n’est pas impacté, car le sperme est surtout composé de liquide séminal et les spermatozoïdes n’en représentent qu’une petite partie (moins de 1%).

    Cette méthode de contraception masculine est la plus fiable à ce jour, avec une efficacité théorique comme pratique de 99,8%. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’elle est considérée comme définitive : en effet, si en théorie, on peut rétablir les canaux déférents, en pratique, l’opération est délicate et ne se solde pas forcément par une réussite. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle en France, seuls les hommes majeurs y ont accès, après un délai de réflexion de 4 mois suivant la première visite chez l’urologue. Chez la femme, son équivalent est la ligature des trompes.

    Si vous voulez en savoir davantage sur la vasectomie, n’hésitez pas à regarder ou écouter notre épisode de podcast La vasectomie en 10 idées reçues, réalisée avec l’ urologue et andrologue Valentine Frydman !


    Les futures méthodes de contraception masculine ?

    Bref, vous l’aurez compris, à part des méthodes moyennement efficaces ou définitives, il est compliqué pour les hommes de choisir une méthode de contraception aussi sûre que réversible… Toutefois, la recherche et les essais cliniques avancent pour pallier cet écueil !

    pilule masculine

    La pilule masculine

    La pilule masculine est régulièrement évoquée, mais à ce jour, aucune n’est commercialisée. Pourtant, une pilule contenant des androgènes (hormones mâles) et parfois des progestatifs pour supprimer la production de spermatozoïdes a démontré son efficacité ! En effet, en réduisant la sécrétion des gonadotrophines (LH et FSH, qui sont les hormones envoyées par le cerveau aux testicules), essentielles à la spermatogenèse, ces traitements diminuent la production de spermatozoïdes à des niveaux infertiles.

    Néanmoins, elles ne sont pour le moment pas proposées sur le marché, car les autorités scientifiques estiment qu’elles ont trop d’effets secondaires sur le désir et l’équilibre hormonal masculins (ce qui est assez curieux quand on voit tous les effets indésirables subis par les femmes qui prennent la pilule contraceptive, mais passons).

    Des molécules venant bloquer la spermatogénèse

    D’autres traitements contraceptifs masculins sont également à l’étude : ces derniers n’ont pas réellement une visée hormonale, mais permettraient plutôt de bloquer la spermatogénèse à la source.

    Parmi ces traitements, on peut citer ceux visant une molécule bien particulière, la YCT529, qui est un antagoniste des récepteurs de l’acide rétinoïque, essentiel à la spermatogenèse. D’autres études se penchent sur les protéines BRDT et JAM-C, également indispensables à la fabrication des spermatozoïdes. Entre autres !

    Les études se poursuivent pour vérifier leur absence d’effets secondaires et leur réversibilité.

    Une vasectomie réversible sous forme de gel

    Afin de résoudre le souci d’irréversibilité de la vasectomie, d’autres chercheurs ont mis au point un gel venant boucher les canaux déférents, le Vasalgel : il n’empêche pas l’éjaculation, car comme la vasectomie, il empêche simplement les spermatozoïdes de rejoindre le sperme.

    Lorsque l’homme veut finalement concevoir, l’injection d’un solvant vient dissoudre le gel. Comme pour les méthodes précédemment citées, les essais cliniques sur l’homme sont encore à réaliser !

    L’anneau thermique ou slip chauffant

    Est-ce que vous savez pourquoi les testicules « pendouillent » ? Tout simplement parce que, comme nous l’expliquait Valentine Frydman dans un épisode de podcast dédié, pour pouvoir produire des spermatozoïdes, les testicules doivent être à une température légèrement inférieure à celle du corps (environ 2 à 3 degrés de moins).

    C’est sur ce principe que repose la contraception thermique et la raison pour laquelle certains spécialistes ont mis en place des slips « chauffants » permettant de remonter les testicules, afin de les rapprocher du corps et de les réchauffer pour entraver la spermatogénèse. Il faudrait les porter environ 15 heures par jour pour assurer l’effet contraceptif, en adoptant un moyen de contraception complémentaire durant les trois premiers mois. Un spermogramme est recommandé au bout de ce délai imparti ensuite pour être sûr que le slip fonctionne.

    L’anneau thermique, comme l’Andro-switch, fonctionne sur le même principe : il est positionné à la base du pénis, en englobant le scrotum, de manière à remonter les testicules !

    Le slip chauffant et l’anneau thermique sont des méthodes réversibles, puisque la fertilité revient généralement au bout de 3 mois après le port d’un de ces deux dispositifs 🙂

    Là encore, les études (bien qu’encourageantes !) sont toujours en cours pour permettre leur mise sur le marché en France.

    La symptothermie

    On triche un peu avec cette dernière méthode, car elle n’est pas spécifiquement masculine, mais premièrement, la symptothermie est efficace (98,2% d’efficacité pratique) et deuxièmement, elle permet de faire reposer la charge contraceptive sur les deux membres du couple 🙂

    Comme nous le disions au début de cet article, une femme n’est fertile que quelques jours par mois : or, cette fenêtre de fertilité est détectable, grâce à deux bio-marqueurs que sont la glaire cervicale et la température. Ainsi, lorsqu’un couple ne souhaite pas concevoir, il « suffit » de pratiquer l’ abstinence sexuelle sur ces jours fertiles, ou du moins d’éviter tout rapport pénétratif.

    L’homme a donc toute sa part à jouer dans la réussite de la méthode symptothermique pour un couple, il est lui aussi acteur de cette méthode de contraception, car il doit lui aussi respecter cette période plus « slow-sex » pour éviter une grossesse non désirée. Certains couples partagent également l’accès à une application de symptothermie, pour que l’homme ait le même niveau d’information que sa partenaire concernant sa fertilité du jour 🙂


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    Voici notre tour d’horizon des méthodes de contraception masculine qui peuvent être utilisées par nos +1, ou qui le seront un jour ! Parfois imparfaites, elles ont néanmoins le mérite d’exister, afin de soulager la charge contraceptive des femmes 🙂 Bien sûr, cela ne nous empêche pas, en tant que femme, d’utiliser une méthode de contraception de notre côté, mais au moins chaque membre du couple fait sa part 🙂

    Quand pensez-vous ? Est-ce que dans votre couple, l’homme se pose la question de sa contraception ? Et si vous êtes vous-même un homme (on sait que vous êtes quelques-uns à nous lire !), est-ce que vous avez une méthode contraceptive, est-ce que vous vous sentez concerné par la question ? 🙂 Dites-nous tout en commentaire, on a hâte de vous lire !

    Col de l’utérus, grossesse et ovulation : ce que notre col dit de notre fertilité !

    col utérus grossesse

    Les idées clés

    • Le col de l’utérus évolue au fil du cycle menstruel, sous l’influence des oestrogènes : son observation quotidienne permet de repérer l’ovulation, mais aussi un début de grossesse.
    • En cas de nidation, le col est haut, mou et fermé. Ces modifications du col en début de grossesse varient d’une femme à l’autre, surtout en termes de timing !
    • Le col de l’utérus fait partie des signes précoces de grossesse, mais ne permet pas de valider (ou non) une grossesse à lui seul.
    • On ne peut pas valider une ovulation, ni ouvrir et refermer sa fenêtre de fertilité en n’observant que le col de l’utérus : cela doit toujours se faire en double contrôle avec la température, et le col peut alors se substituer à l’observation de la glaire cervicale comme second indicateur de symptothermie.
    • Le col de l’utérus subit aussi des variations tout au long de la grossesse et après l’accouchement.

    Ah le col de l’utérus ! Un concept bien connu des femmes qui ont déjà accouché (et qui ont appris à compter en “doigts”), mais souvent totalement obscur pour toutes les autres !

    Et pour cause, niché au fond de notre vagin, cette porte d’entrée vers notre utérus est une zone secrète que personne, à part votre gynéco muni de son fameux spéculum, n’a pu entrevoir… Il faut donc faire preuve d’une grande imagination pour le visualiser, et la féérie atteint des sommets quand il s’agit d’aller le toucher.

    Pourtant, si vous vous intéressez aux méthodes naturelles pour gérer votre fertilité comme la symptothermie, vous avez forcément entendu parler du concept d’auto-palpation du col de l’utérus, permettant de savoir si vous approchez ou non de l’ovulation, voire, et c’est moins connu, si vous êtes enceinte.

    Le col de l’utérus vous intrigue et vous voulez comprendre comment distinguer s’il est haut, bas, décalé, mou, dur, ouvert, fermé, sec, lubrifié, etc. pour pouvoir déterminer si vous êtes dans votre période fertile ou si une grossesse a démarré ? On va tout vous expliquer 😉

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    Pourquoi est-il possible de tomber enceinte sous pilule ?

    tomber enceinte sous pilule

    Les idées clés

    • La pilule contraceptive empêche une grossesse soit en supprimant l’ovulation (pilule oestro-progestative et certaines pilules progestatives), soit en modifiant la glaire cervicale et l’utérus (certaines pilules progestatives).  Quoi qu’il en soit, elle rend impossible soit une fécondation, soit l’implantation d’un embryon. 
    • Son efficacité pratique est de 93%, car elle peut être compromise par un oubli, une diarrhée, des vomissements, ou certaines interactions avec des plantes ou des médicaments.
    • Il peut être compliqué de déceler un début de grossesse sous pilule, car la pilule peut masquer les symptômes : en cas de doute, il faut réaliser un test de grossesse pour en avoir le coeur net.
    • D’autres alternatives à la pilule, qu’elles soient hormonales ou naturelles, sont également disponibles (et parfois plus efficaces).

    Saviez-vous que dans plus de 66% des cas, les femmes ayant recours à l’IVG utilisaient un moyen de contraception au moment de leur grossesse ? Cela démontre bien qu’il n’existe pas de contraception absolument infaillible et la pilule contraceptive ne fait pas exception.

    En théorie, la pilule empêche toute grossesse non désirée, mais dans les faits, il n’est pas rare d’entendre qu’une femme est tombée enceinte sous pilule. Comment est-ce possible ? Pourquoi, dans certains cas, la pilule n’est pas suffisamment efficace pour empêcher une fécondation ? On vous explique tout ça !



    Comment la pilule, en théorie, empêche une grossesse ?

    La pilule est une contraception hormonale, qui bloque la plupart du temps l’ovulation. L’ovulation se produit lorsque l’ovule s’échappe de l’ovaire et est capté par la trompe utérine. Il a ensuite 24 heures (grand maximum) pour être fécondé par un spermatozoïde.

    Néanmoins, l’ovulation n’est pas un phénomène isolé sur 24 heures : en réalité, le cerveau a travaillé dès le début du cycle (le premier jour des règles) avec les ovaires pour stimuler les follicules en lice sur ce cycle. L’ovulation est donc le résultat d’une cascade hormonale qui prend des jours ! Or, sous pilule, tout ce travail est bloqué par les hormones de synthèse.

    Le cycle menstruel, sans pilule

    Sans pilule, le cerveau et les ovaires ont donc toute latitude pour s’atteler à l’ovulation :

    • En première partie de cycle, l’hypophyse (une glande située dans le cerveau) envoie une hormone, la FSH, pour stimuler les follicules ovariens, qui contiennent tous un ovule. Ces follicules, en se développant, sécrètent des oestrogènes ; au bout de quelques jours, un follicule devient dominant et se met à produire plein d’oestrogènes pour signaler qu’il est prêt à ovuler. En réponse, le cerveau envoie une autre hormone, la LH : quand tout va bien, l’ovulation se produit dans les 18 heures qui suivent.

    • Après l’ovulation, les oestrogènes font place à la progestérone, sécrétée par le corps jaune, qui est le résidu du follicule ovarien. La progestérone est la gardienne du temple et surtout, d’une éventuelle grossesse : elle vascularise et maintient l’endomètre (la muqueuse utérine) que les oestrogènes ont bâti, elle augmente la température et surtout, elle bloque la LH, empêchant toute nouvelle ovulation jusqu’à la fin du cycle.

    Sans grossesse, le corps jaune finit par s’atrophier et la progestérone chute, comme les oestrogènes. L’endomètre se détache et est évacué grâce aux menstruations.

    hormones et cycle sans pilule

    Le cycle menstruel sous pilule

    Sous pilule, les choses sont bien différentes ! Les comprimés contiennent un progestatif, qui a le même effet que la progestérone naturelle sur l’ovulation : il la bloque ! 

    C’est le cas de toutes les pilules combinées, ou oestro-progestatives, et d’une partie des pilules progestatives. Dans le cas des pilules micro progestatives, le progestatif moins dosé peut ne pas inhiber l’ovulation, mais la pilule agit alors sur deux autres mécanismes : la glaire cervicale et l’endomètre. 

    En effet, le progestatif vient également altérer la glaire cervicale (essentielle à la fécondation), en la compactant pour qu’elle rende le col de l’utérus hermétique au passage des spermatozoïdes, et « atrophier » l’endomètre, afin de réduire les chances de nidation, au cas où une fécondation aurait tout de même lieu.

    La pilule étant prise tous les jours ou presque, le cycle menstruel est donc la plupart du temps complètement à l’arrêt, comme si vous étiez enceinte ou en ménopause. Cela signifie aussi que vous ne sécrétez plus d’hormones féminines naturelles : pas d’oestrogènes, ni progestérone, qui permettent bien sûr d’ovuler et de rendre une grossesse possible, mais qui ont aussi beaucoup de bienfaits sur votre santé globale (mais c’est un autre sujet :)).

    cycle menstruel sous pilule

    Les hormones naturelles sont à plat, mais sont donc remplacées par des hormones de synthèse :

    hormones synthétiques pilule

    Les pilules combinées contiennent aussi des oestrogènes de synthèse, qui sont en réalité surtout utiles pour épaissir un petit peu l’endomètre et créer de fausses règles durant la semaine d’arrêt de la prise de pilule. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les femmes qui ont une contraception contenant seulement un progestatif (pilule progestative, stérilet hormonal, etc., mais pas les certaines pilules microdosées, on l’a vu) n’ont généralement plus leurs règles, puisque sans oestrogènes, il n’y a pas (ou très peu) d’endomètre à évacuer. Néanmoins, les oestrogènes de synthèse n’épaississent pas autant l’endomètre que les « vrais » et les règles sont généralement moins abondantes sous pilule.

    Les oestrogènes de synthèse viennent aussi contrebalancer les effets secondaires de la progestérone de synthèse (comme l’acné, par exemple) : toutefois, ils n’ont pas les mêmes bienfaits que leur version naturelle et on déconseille même à certaines femmes (qui fument ou qui ont des problèmes cardiovasculaires, par exemple) d’y avoir recours.


    taux de fiabilité pilule

    Quel est le taux de fiabilité de la pilule contraceptive ?

    Pour évaluer le taux de fiabilité d’un moyen de contraception, les études se basent sur ce qu’on appelle l’ indice de Pearl. Cet indice donne, sur 100, le nombre de grossesses non désirées observées dans l’année par les femmes/couples qui ont utilisé ce moyen de contraception.

    Pour plus de finesse, l’indice de Pearl évalue deux types de fiabilité :

    • La fiabilité théorique, quand le moyen de contraception est parfaitement utilisé (souvent en laboratoire)

    • La fiabilité pratique, qui, elle, prend en compte les aléas de la vraie vie et la manière dont les femmes/couples utilisent cette contraception (avec son lot d’erreurs et d’incompréhensions possibles).

    Ainsi, la fiabilité théorique de la pilule, que l’on voit très souvent, est de 99% : en effet, sans ovulation et/ou avec une glaire bloquant l’accès à l’utérus et un endomètre hostile, les chances de fécondation sont largement réduites. Toutefois, le taux de fiabilité pratique de la pilule est de seulement 93% : cela signifie que sur 100 femmes ayant pris la pilule durant l’année écoulée, 7 d’entre elles sont tombées enceintes par accident.


    causes inefficacité pilule

    Qu’est-ce qui peut réduire l’efficacité de la pilule ?

    Mais comment est-ce possible ? Dans quels cas la pilule contraceptive peut « faillir » et ne pas réussir à bloquer l’ovulation ?

    L’ oubli de comprimé

    La pilule est une contraception exigeante, puisqu’elle demande de penser à sa pilule tous les jours et de la prendre à heure fixe : en effet, les pilules combinées tolèrent un retard de 12 heures, mais les pilules progestatives, généralement, doivent être prises sous un délai de 3 heures.

    C’est la raison pour laquelle les oublis sont fréquents ! Et, selon le Dr Martin Wrinkler qu’on avait reçu dans notre épisode de podcast sur les règles sous pilule, les oublis sont surtout nombreux au moment de reprendre une nouvelle plaquette. Or, il est crucial, surtout sur la première semaine de prise, d’être super rigoureuse et sérieuse dans sa prise de pilule, car si on oublie un comprimé, le dialogue cerveau/ovaires peut reprendre et mener à une ovulation.

    Dès lors, si vous vous rendez compte que vous avez oublié un comprimé, prenez-le, mais surtout, utilisez une autre méthode de contraception (comme le préservatif) jusqu’à la fin de votre plaquette, car vous n’êtes potentiellement plus protégée.

    Les diarrhées et vomissements

    Il arrive aussi parfois que, même si on fait très attention à ne rater aucun comprimé, celui-ci soit éliminé par une diarrhée ou des vomissements, qui évacuent la pilule avant qu’elle ne soit assimilée par notre corps.

    Ainsi, si vous avez une forte diarrhée ou des vomissements dans les 4 heures qui suivent la prise de votre comprimé, n’hésitez pas également à vous protéger jusqu’à la fin de votre plaquette.

    Certains traitements et plantes

    On ne le sait pas toujours, mais certaines plantes et certains médicaments peuvent avoir des interactions avec la pilule et minimiser son action contraceptive. C’est par exemple le cas de plantes comme le millepertuis, le gattilier ou le charbon actif, mais aussi certains antibiotiques, anticonvulsivants, antirétroviraux ou antifongiques.

    De manière générale, prévenez toujours le médecin qui vous prescrit votre pilule (médecin traitement, gynécologue, sage-femme) si vous prenez certaines plantes, compléments alimentaires ou traitements médicaux 🙂

    Une nidation toujours possible, malgré la prise d’une pilule micro-progestative

    Pour finir, les pilules micro-progestatives, qui ne bloquent pas l’ovulation, peuvent elles aussi, dans certains cas, faillir à rendre le corps (et notamment la glaire cervicale et l’endomètre) impropre à une grossesse.

    Tout d’abord, là encore, les pilules micro-progestatives nécessitent une prise très rigoureuse, souvent à heure fixe (elles ne tolèrent que 3 heures de retard de prise, contre 12 pour les pilules combinées). Par ailleurs, les variations hormonales et métaboliques propres à chaque femme peuvent influencer la manière dont la pilule agit sur la glaire et l’endomètre : la glaire peut donc rester de qualité suffisante pour permettre une fécondation, et/ou l’endomètre peut ne pas être suffisamment altéré pour empêcher la nidation.


    savoir qu'on est enceinte sous pilule

    Comment savoir si on est enceinte sous pilule ?

    Il est parfois délicat de savoir si on est enceinte sous pilule, car cette dernière peut masquer les symptômes de grossesse. On peut aussi confondre les signes précoces de grossesse avec les effets secondaires de la pilule (nausées, sensibilité accrue, prise de poids, fatigue, etc.) !

    De plus, comme nous l’avons dit plus haut, il est possible de ne pas avoir de règles sous pilule progestative ce qui peut rendre la détection d’une grossesse très difficile, tout comme on peut aussi avoir des saignements de grossesse que l’on prend pour des règles. Pas simple du tout !

    Les envies d’uriner plus fréquentes ou une fatigue inhabituelle peuvent vous mettre la puce à l’oreille, même si ces symptômes peuvent être causés par autre chose. De manière générale, restez attentive aux changements soudains ou inhabituels 🙂

    Et surtout, en cas de doute, il est recommandé de faire un test de grossesse 3 semaines après un rapport à risque. Ce test, urinaire ou sanguin, mesure les bêta hCG (une hormone sécrétée uniquement pendant la grossesse par le trophoblaste de l’embryon) et vous donnera une réponse claire 🙂 En effet, la pilule contraceptive fait beaucoup de choses dans le corps des femmes, mais ne peut pas fausser un test de grossesse 😉


    risques pilule en début de grossesse

    Quels sont les risques pour le bébé si on tombe enceinte sous pilule ?

    Il arrive donc qu’une femme tombe enceinte alors qu’elle prend la pilule et généralement, cela n’a pas d’impact sur la santé du bébé, ni sur celle de la future maman. En effet, les contraceptifs oraux modernes contiennent des doses d’hormones relativement faibles, ce qui limite les impacts potentiels (notamment le risque de « masculiniser l’embryon » avec une pilule progestative, ou le risques de malformations congénitales).

    Néanmoins, lorsqu’on tombe enceinte sous pilule, on peut découvrir sa grossesse plus tardivement et donc, entamer un suivi médical à un stade plus avancé, ce qui peut retarder les soins prénatals et une prise en charge adaptée.

    De la même manière, certains aliments et l’alcool sont (entre autres) normalement déconseillés pour les femmes enceintes et si on ignore sa grossesse, on peut éventuellement exposer son bébé à certains risques. Néanmoins, on vous rassure : c’est surtout vrai si vous découvrez votre grossesse assez tardivement !


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    Et voici, ce point de la grossesse sous pilule, qui est donc bel et bien possible et plus fréquente qu’on pourrait le penser, est terminé ! On espère en tout cas que les choses sont plus claires pour vous, et que vous serez attentive aux éléments qui peuvent entraver l’efficacité d’une pilule contraceptive (oubli, diarrhée, vomissements, certaines plantes et médicaments), mais aussi aux signes éventuels qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

    Dans tous les cas, sachez que si vous avez oublié un comprimé, des solutions, comme la pilule du lendemain, existent ; de la même manière, si vous ne souhaitez pas poursuivre votre grossesse, vous pouvez avoir recours à une interruption volontaire de grossesse jusqu’à 14 semaines (et vous avez toute notre tendresse <3). Si, en revanche, cette grossesse n’était pas prévue mais s’avère finalement être une bonne nouvelle, toutes nos félicitations !!

    Dans tous les cas, si vous avez d’autres questions ou des remarques, l’espace commentaire est à votre entière disposition, n’hésitez pas 🙂

    Tout comprendre sur la méthode MAMA

    methode mama

    Les idées clés

    • La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée (MAMA) est une méthode de contraception naturelle qui repose sur l’allaitement exclusif du bébé.
    • La prolactine sécrétée durant la période de l’allaitement bloque / entrave l’ovulation et le cycle menstruel.
    • Cette méthode est très efficace, avec un taux de fiabilité de 98%.
    • Néanmoins, la MAMA répond à des critères d’application bien définis : allaitement exclusif, pendant les 6 premiers mois du bébé, sur un rythme de 6 tétées toutes les 24 heures et tant que la maman n’a pas eu son retour de couches.
    • Une fois les 6 premiers mois de l’enfant écoulés, d’autres moyens de contraception sont disponibles en post-partum, qu’ils soient hormonaux ou naturels.

    Saviez-vous que l’allaitement peut être un moyen de contraception très efficace ? C’est sur cette base que repose la méthode MAMA, la méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée. En effet, l’allaitement bloque, sous certaines conditions bien précises, le dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires qui aboutit en temps normal sur une ovulation : or, sans ovulation, pas de chances de fécondation !

    Dans cet article, on va vous expliquer en détail comment la méthode MAMA fonctionne et pourquoi elle peut être  efficace pour empêcher une grossesse en post-partum. On va aussi revenir sur les quelques règles que cette méthode impose et qui ont une importance capitale pour sa fiabilité 🙂

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    Peut-on tomber enceinte juste avec le liquide pré-séminal ?

    peut-n tomber enceinte juste avec le liquide pré-séminal

    Les idées clés

    • Le liquide pré séminal est le liquide libéré par le pénis dès lors qu’un homme est excité sexuellement, dès le début d’un rapport.
    • Des études ont démontré que le liquide pré éjaculatoire peut contenir des spermatozoïdes vivants : il est donc possible qu’une fécondation ait lieu même si l’homme se retire avant l’éjaculation.
    • C’est notamment ce qui explique que la méthode du retrait soit relativement peu fiable pour éviter une grossesse, avec un indice de Pearl de seulement 80%.

    Vous connaissez ce concept de « faire attention » au moment des rapports, l’homme se retirant avant d’éjaculer, pour éviter toute grossesse non désirée ? C’est la fameuse méthode du retrait ! En effet, sans spermatozoïde pour féconder l’ovule, il n’est pas possible de tomber enceinte, n’est-ce pas ?

    En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai : il est possible de tomber enceinte « juste » avec le liquide pré séminal, le liquide sécrété par l’homme sous l’effet de l’excitation, car ce dernier peut véhiculer des spermatozoïdes vivants, et ce, même sans éjaculation. Or, la méthode du retrait écarte cette réalité physiologique masculine :s

    Dans cet article, on va vous expliquer ce qu’est concrètement le liquide pré-séminal (car cela peut être un peu flou) et on va bien sûr décrypter comment ce liquide pré éjaculatoire peut être à l’origine d’une grossesse non désirée. On va aussi aller plus loin et voir ensemble comment éviter de tomber enceinte à cause de la méthode du retrait, éventuellement grâce à d’autres méthodes de contraception plus fiables. Let’s go !

    🍿 Si vous préférez le format vidéo, j’ai consacré une vidéo sur le retrait à retrouver sur Youtube 😊

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    Comment fonctionne la pilule du lendemain et quand la prendre ?

    pilule du lendemain

    Les idées clés

    • La contraception d’urgence hormonale, plus communément appelée pilule du lendemain, fonctionne en retardant l’ovulation, grâce aux hormones de synthèse qu’elle contient.
    • La pilule du lendemain doit être prise le plus vite possible après le rapport à risque, et maximum dans les 3 à 5 jours selon les pilules.
    • Il n’est pas utile de prendre la pilule du lendemain si l’ovulation a déjà eu lieu, mais cela demande de savoir observer son cycle.
    • Si l’ovulation a déjà eu lieu, la pose d’un dispositif intra utérin au cuivre peut être une alternative si c’est le cas, en entravant la nidation de l’embryon.
    • La pilule du lendemain, efficace à 95%, provoque des effets secondaires et peut perturber le cycle menstruel et les règles.
    • En France, elle est accessible à toutes les femmes majeures et mineures, gratuitement et sans prescription.

    Qui n’a pas déjà eu très peur d’une grossesse non désirée après un rapport durant lequel le préservatif a craqué ou l’oubli de sa pilule, par exemple ?! Dans ces cas-là, on est généralement assez soulagée de savoir qu’une solution existe : la pilule du lendemain !

    Cette contraception d’urgence hormonale peut en effet nous éviter de tomber enceinte par accident, lorsqu’on est sûre que ce n’est pas le bon moment pour nous. Néanmoins, ce médicament et toutes les hormones qu’il contient vient aussi sérieusement chambouler notre cycle menstruel et peut avoir des effets secondaires plutôt pénibles !

    La pilule du lendemain doit donc être prise avec parcimonie, en respectant certaines consignes et précautions d’usage 🙂 On vous explique tout ça !



    définition pilule du lendemain

    Qu’est-ce la pilule du lendemain ?

    La pilule du lendemain est généralement le contraceptif hormonal que l’on prend après un rapport sexuel non ou mal protégé, quand on a peur qu’il puisse donner lieu à une grossesse.

    On l’appelle aussi « contraception d’urgence hormonale« , ce qui est encore plus explicite 🙂

    Il existe deux types de pilule du lendemain :

    • Celles à base de lévonorgestrel (un progestatif), qu’il faut prendre idéalement dans les 12 heures et maximum dans les 3 jours après le rapport sexuel non protégé. Norlevo, Levodonna et Postinor sont des pilules du lendemain à base de lévonorgestrel.

    • Celles à base d’ulipristal, une molécule qui vient se fixer sur les récepteurs de la progestérone : elles sont à prendre dans les 5 jours qui suivent le rapport sexuel non protégé. La pilule EllaOne est une contraception d’urgence hormonale à base d’ulipristal.

    Il faut savoir que plus le délai entre le rapport et la prise de la pilule est long, plus son efficacité diminue. Selon l’OMS, son taux de fiabilité est de 95%.

    D’autres pilules du lendemain combinant oestrogènes et progestérone de synthèse existent également : néanmoins, elles sont considérées moins fiables, tout en provoquant beaucoup d’effets secondaires indésirables.


    fonctionnement pilule du lendemain

    Le fonctionnement de la pilule du lendemain

    Pourquoi la pilule du lendemain empêche une grossesse ? Son principal mode d’action est de bloquer, ou plutôt de retarder l’ovulation. C’est la raison pour laquelle elle n’est pas efficace si l’ovulation et / ou la fécondation a déjà eu lieu !

    Pour mieux comprendre, faisons un rapide rappel du déroulé du cycle menstruel :

    • Pendant la première moitié du cycle, le cerveau travaille avec les ovaires pour lancer une ovulation. Il envoie de la FSH, une hormone qui vient stimuler les follicules ovariens ; en se développant, ces follicules sécrètent des oestrogènes. Au bout de quelques jours, l’un d’eux devient plus gros que les autres et produit beaucoup d’oestrogènes : le cerveau comprend qu’il est mûr pour expulser son ovocyte (ovule) et lance une autre hormone, la LH, qui déclenche l’ovulation dans les 18 heures qui suivent environ.

    • Une fois l’ovulation passée, l’ovule vit tout au plus pendant 12-24 heures : s’il n’est pas fécondé, il meurt et la femme n’est plus fertile jusqu’aux règles suivantes.

    cycle menstruel

    Ainsi, la pilule du lendemain peut agir sur la première moitié du cycle, quand l’ovulation n’a pas encore eu lieu.

    Si l’ovulation a eu lieu, une autre contraception d’urgence envisagée est le dispositif intra utérin au cuivre (DIU ou stérilet), qui doit être posé dans les 5 jours après le rapport sexuel à risque : il n’empêche pas l’ovulation, mais la nidation de l’embryon dans l’utérus (l’embryon met 6-7 jours pour migrer de la trompe utérine à l’utérus). Le seul hic, c’est qu’il peut être très difficile de trouver un médecin, un gynécologue ou une sage femme qui pourra le poser dans ce délai si court :s

    On insiste sur ce point : la pilule du lendemain empêche la fécondation en retardant l’ovulation, mais elle n’interrompt pas une grossesse en cours et n’est pas abortive. Si la fécondation a déjà eu lieu, il vaut mieux recourir à la pose d’un stérilet dans les jours qui suivent, donc, ou à une interruption volontaire de grossesse (IVG), le plus souvent médicamenteuse en tout début de grossesse.


    timing pilule du lendemain

    Quand prendre la pilule du lendemain ?

    Maintenant qu’on a vu ensemble comment fonctionne concrètement la pilule du lendemain, voici les cas où elle peut vous être utile !

    Dans les situations à risque de grossesse

    • Oubli de pilule ou pilule prise en retard : le délai dépend des pilules, certaines pilules tolèrent 12 heures de retard, tandis que d’autres sont considérées comme « oubliées » si le retard est de plus de 3 heures.

    • Rupture du préservatif, retrait « loupé », etc.

    • DIU expulsé (quand votre stérilet hormonal ou au cuivre est retiré, volontairement ou involontairement)

    • Absence d’une contraception, qu’elle soit hormonale, mécanique (préservatif, spermicide, cape cervicale, diaphragme etc.) ou basée sur l’observation du cycle comme la symptothermie.

    • Si rapport sexuel pendant la période de fertilité de la femme

    Si le rapport sexuel a eu lieu pendant la période fertile !

    C’est sur ce point que repose toute la subtilité du timing de la prise de la pilule du lendemain ! En effet, nous sommes très nombreuses à avoir eu très peur de tomber enceinte après un rapport sexuel non protégé, alors qu’il était fort probable qu’il n’ait pas eu lieu pendant notre fenêtre de fertilité.

    Il est par exemple tout à fait inutile de prendre une pilule du lendemain juste avant ses règles, car nous ne sommes pas fertiles tous les jours du cycle menstruel.

    En effet, nous sommes fertiles environ 6-7 jours par cycle, en tenant compte de la durée de vie des spermatozoïdes dans notre corps + celle de notre ovule.

    • Les spermatozoïdes peuvent survivre 5 jours environ avant l’ovulation, grâce à la glaire cervicale : il s’agit d’un mucus produit par notre col de l’utérus, qui a des propriétés protectrices et nourrissantes pour les spermatozoïdes, et dont la production est liée à celle des oestrogènes. Plus l’ovulation approche, plus les oestrogènes sont présents, plus on a de glaire cervicale !

    • Ensuite, on l’a dit, l’ovule a une durée de vie de 12-24 heures.

    phase fertile

    Autres éléments très importants sur la fenêtre fertile : l’ovulation n’a pas forcément lieu le 14ème jour du cycle, ni 14 jours avant les règles ! Le jour de l’ovulation peut varier d’un cycle à l’autre (c’est tout à fait normal) et la durée de la phase post-ovulatoire est de 11 à 16 jours (parfois moins mais jamais plus, hors grossesse).

    Ainsi, on peut en principe prendre la pilule du lendemain quand on veut au cours du cycle, mais il faut savoir que :

    • Si le rapport sexuel à risque a lieu avant l’ovulation : la pilule du lendemain est utile, car elle va retarder l’ovulation et donc la rencontre entre le spermato et l’ovule.

    • Si le rapport sexuel a lieu juste après l’ovulation (dans les 24-48 heures qui suivent) : la pilule du lendemain est inutile car l’ovulation a déjà eu lieu ET il y a un risque de grossesse puisque l’ovule est en vie et qu’il y a un spermato dans les parages. On compte 48 heures dans le cas où un second ovule serait libéré au cours de la même ovulation, mais à quelques heures d’intervalle. Mais la pilule du lendemain n’empêche pas la fécondation ni la nidation de l’embryon dans l’utérus, donc dans cette hypothèse, la seule solution est la pose d’un stérilet au cuivre, car le cuivre provoque une inflammation dans l’utérus qui rend l’implantation impossible.

    • Si le rapport a lieu 3 jours après l’ovulation : la fenêtre de fertilité est fermée jusqu’aux prochaines règles, car l’ovule est mort. La pilule du lendemain est alors inutile car vous n’êtes plus fertile, jusqu’aux règles suivantes !

    Bien sûr, cela demande de connaître son corps et ses cycles et d’être formée à une méthode d’observation du cycle comme la symptothermie pour bien reconnaître son ovulation. Néanmoins, avoir cette connaissance permet d’éviter un stress inutile et la prise d’une pilule du lendemain pour rien 🙂 Si vous souhaitez vous former avec rigueur, le Serenity Club, notre programme d’accompagnement à la symptothermie est à votre disposition 🙂


    où se procurer pilule du lendemain

    Comment se procurer la pilule du lendemain ?

    La pilule du lendemain est désormais gratuite et totalement prise en charge (sans avance de frais) pour toutes les femmes, même mineures, sans que vous n’ayez à avancer quoi que ce soit. Vous n’avez pas besoin d’ ordonnance !

    Vous pouvez vous la procurer :

    • En pharmacie

    • À l’infirmerie de votre collège ou lycée

    • Dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (CEGIDD)

    • Dans un centre de santé sexuelle si vous êtes mineure ou une personne majeure sans carte vitale (qui peut aussi vous fournir un test de grossesse si besoin).

    • Si vous êtes étudiante : au sein du service universitaire ou interuniversitaire de médecine préventive et de prévention de la santé (SUMPPS)

    La délivrance de la pilule du lendemain est également anonyme 🙂


    efficacité pilule du lendemain

    Comment être sûre que la pilule du lendemain a bien fonctionné ?

    Comme toute méthode de contraception, la pilule du lendemain n’est pas infaillible et peut ne pas fonctionner, pour plein de raisons. L’efficacité de la pilule du lendemain est de 95% selon l’OMS 🙂

    C’est la raison pour laquelle les professionnels de santé recommandent de faire un test de grossesse 3 semaines après le rapport à risque, pour être sûre qu’aucune grossesse n’a débuté.

    Après la prise de la contraception d’urgence, les règles peuvent être différentes (plus abondantes, plus douloureuses, ou tout l’inverse) et il est important de s’assurer qu’il ne s’agisse pas de saignements de début de grossesse.

    Les autorités précisent bien qu’il ne s’agit pas d’un moyen de contraception à prendre régulièrement. Comme son nom l’indique, elle doit être seulement prise en cas d’urgence, car elle peut vraiment complètement désorganiser les cycles.

    Au quotidien, il est préférable d’opter pour une méthode de contraception plus pérenne, qu’elle soit hormonale ou naturelle 🙂


    effets secondaires pilule du lendemain

    Quels sont les effets secondaires de la pilule du lendemain ?

    La pilule du lendemain peut entraîner plusieurs effets secondaires, généralement temporaires, qui doivent disparaître dans les jours suivant la prise. Les effets secondaires les plus courants sont :

    • Des saignements légers ou irréguliers en dehors des règles : ces saignements doivent être de courte durée.

    • Des nausées et vomissements (pour limiter les nausées, on recommande souvent de la prendre avec un petit repas)

    • Des maux de tête

    • Des douleurs abdominales ou pelviennes

    • De la fatigue

    • Des étourdissements ou vertiges

    • Une tension ou sensibilité des seins

    • Des règles irrégulières (plus tôt ou plus tard que prévu, plus abondantes ou plus légères).

    • De la diarrhée

    N’hésitez pas à consulter si ces effets indésirables s’aggravent ou durent trop longtemps, car ils doivent vraiment être transitoires !


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    On espère que cet article sur la pilule du lendemain vous aura donné toute l’ information dont vous avez besoin ! Comme vous l’aurez compris, la pilule du lendemain peut être un joker plus que bienvenu après un rapport sexuel risqué, mais cette méthode de contraception d’urgence ne remplace pas une « vraie » contraception.

    En effet, elle chamboule l’ovulation et donc l’entièreté de votre cycle menstruel, ce qui peut avoir des effets indésirables après sa prise, car elle reste remplie d’hormones de synthèse.

    Dans tous les cas, si vous avez d’autres questions à son sujet, ou si vous souhaiteriez que l’on apporte des précisions dans cet article, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire ! 🙂