La température est un biomarqueur clé pour repérer l’ovulation, car elle augmente légèrement sous l’influence de la progestérone.
Selon les règles symptothermiques élaborées dans les années 70, la température doit être prise au réveil et à heure fixe.
Aujourd’hui, des outils connectés comme le Tempdrop ou la Oura Ring captent la température tout au long de la nuit, ce qui allège la contrainte de la prise au réveil à heure fixe.
Le Tempdrop mesure la température axillaire pendant la nuit, une zone plus proche de la température corporelle centrale, tandis que la Oura Ring mesure une température cutanée périphérique au niveau du doigt.
Néanmoins, le suivi de la température basale (BBT) est beaucoup plus fiable lorsqu’il est combiné à l’observation d’autres signes de fertilité, comme la glaire cervicale.
Aucun thermomètre connecté ne remplace une formation sérieuse en symptothermie et ces dispositifs doivent être utilisés avec prudence.
Quand on veut observer son cycle menstruel grâce à la symptothermie, on peut être confrontée à un écueil : la prise de température au réveil et à heure fixe ! Pour certaines femmes, cela ajoute une charge mentale et un stress qui peuvent bloquer, surtout si on a des nuits hachées, compliquées (coucou les jeunes mamans) ou des horaires de sommeil irréguliers.
Heureusement, la technologie progresse, et il existe aujourd’hui des thermomètres connectés qui facilitent grandement la prise de température !Parmi les plus répandus, on retrouve le Tempdrop (un brassard à porter au niveau de l’aisselle) et la Oura Ring (une bague connectée) : néanmoins, sont-ils adaptés à la méthode symptothermique et suffisamment fiables pour repérer l’ovulation ? Réponse tout de suite !
Après l’ovulation, la progestérone fait augmenter la température basale de 0,2 à 0,5°C :la hausse de température confirme donc que l’ovulation a eu lieu.
Pour être fiable, la température doit être prise dans des conditions strictes (au réveil, dans la même fenêtre d’1h30, avec une précision à double décimale, par voie interne voire axillaire). La hausse étant subtile, la rigueur est indispensable !
Même si des études de grande ampleur manquent encore, un consensus apparaît progressivement pour admettre que les thermomètres Trackle (voie vaginale) et Tempdrop (voie axillaire), qui mesurent la température en continu la nuit, sont compatibles avec la symptothermie, avec une fiabilité comparable aux thermomètres classiques pour détecter l’ovulation.
La température seule ne suffit toutefois pas pour confirmer l’ovulation : selon la méthode symptothermique, la présence de glaire cervicale ouvre la fenêtre fertile, puis la combinaison assèchement de glaire + hausse de température sur 3 jours referme la période fertile sur le cycle en cours. Le double contrôle est donc indispensable et, aussi intelligent soit-il, un thermomètre n’est pas suffisant pour suivre son cycle.
Un thermomètre est en effet un outil, pas une méthode : seule une formation rigoureuse en symptothermie permet d’interpréter correctement une courbe de température et d’éviter les erreurs.
Lorsque l’on souhaite suivre de près son cycle menstruel et son ovulation, on peut avoir envie (et c’est bien normal !) de se faciliter la vie en prenant sa température avec un thermomètre connecté, tel que le Tempdrop ou le Trackle.
Toutefois, est-ce que ces deux dispositifs respectent bien les règles de la symptothermie? Sont-ils vraiment fiables à 100% ou vaut-il mieux opter pour une prise de température « à l’ancienne », avec un bon vieux thermomètre basal classique ? Lequel des deux est le meilleur ? On fait le point !
La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus (donc un peu différente d’une perte vaginale, même si elle s’écoule par le vagin) qui a pour particularité d’évoluer au cours du cycle menstruel sous l’influence des oestrogènes : elle tend donc à être plus présente, étirable, glissante et transparente juste avant l’ovulation.
La glaire cervicale joue un rôle essentiel pour la fécondation, car sa consistance toute particulière protège et nourrit les spermatozoïdes et ce, pendant plusieurs jours avant l’ovulation ! C’est la raison pour laquelle une femme est fertile bien avant que l’ovocyte ne soit libéré.
Néanmoins, la glaire cervicale seule ne suffit pas à confirmer l’ovulation, même si elle présente un aspect blanc d’oeuf cru. La température basale est un second indicateur à également prendre en compte !
Toutes les femmes n’ovulent pas avec une glaire cervicale à l’aspect du blanc d’oeuf cru : leur pic de glaire peut correspondre à une glaire plus laiteuse / crémeuse (et donc à une qualité de glaire a priori moindre), ou à une glaire huileuse / aqueuse (qui est une glaire encore plus qualitative !).
Certaines femmes attentives aux signaux envoyés par leur corps ont pu remarquer qu’en milieu de cycle, leurs « pertes blanches » sont souvent plus abondantes et ont un aspect très caractéristique : élastique, translucide et glissant.
Ces pertes correspondent en fait à de la glaire cervicale, qui évolue tout au long du cycle menstruel en fonction des hormones en présence. Et cette glaire cervicale « blanc d’œuf cru » peut apparaître entre 1 et 5 jours avant l’ovulation, le pic de glaire survenant le plus souvent dans les 24–48 h qui la précèdent.Elle est un marqueur de fertilité hyper précieux à observer !
Il y a toutefois des exceptions à cette règle, car qui dit glaire « blanc d’oeuf cru » ne dit pas forcément ovulation. On vous explique 🙂
La symptothermie figure parmi les méthodes les plus fiables (98,2% d’efficacité réelle), mais son efficacité n’est garantie qu’après une formation sérieuse.
En plus d’être fiable, la symptothermie est une méthode qui s’adresse à toutes les femmes et qui peut servir d’aide à la conception, de moyen de contraception naturel ou simplement pour observer son cycle menstruel.
Différentes formations en symptothermie existent, en ligne ou en présentiel, en France et ailleurs.
Chaque formation propose un accompagnement différent, selon les préférences de chacune : à connotation religieuse ou non, en ligne ou en présentiel, intégrant des conseils pour équilibrer son cycle ou non, etc.
Quand on décide de se former de manière sérieuse en symptothermie, on peut vite se retrouver dépassée par la multitude des formations qui existent et avoir du mal à se décider…
Dans cet article, on vous aide à y voir clair en comparant les formations les plus connues (Cyclamen, Eden Fertilité, Sensiplan®, etc.), avec les critères qui comptent vraiment : durée, accompagnement, prix, approche (plus ou moins holistique ou religieuse)… Let’s go !
Nos hormones féminines chutent en fin de cycle menstruel, provoquant le détachement de l’endomètre et, en amont, certains éventuels signes annonciateurs de l’arrivée des règles (acné, fatigue, augmentation de l’appétit, douleurs, etc.)
Pour savoir si nos menstruations sont en approche, il est important de connaître son cycle menstruel : cela peut passer par le suivi de ses symptômes (à noter par exemple dans un carnet), et par une méthode d’observation du cycle comme la symptothermie, permettant de connaître la date de l’ovulation de manière fiable, et, par ricochet, le timing approximatif des règles suivantes (et leur arrivée exacte, avec la chute de température qui les précède).
Les règles surviennent 11 à 16 jours après l’ovulation, parfois moins (en cas de déséquilibre hormonal), mais jamais plus (sauf en cas de grossesse !).
Chez la jeune fille, les premières règles apparaissent après la première ovulation, ce qui peut prendre un peu de temps (2 ans environ après l’arrivée des premiers poils pubiens et le développement mammaire). Les tentatives d’ovulation se manifestent par une production accrue de glaire cervicale (pertes blanches).
« Comment savoir si on va avoir ses règles » : n’est-ce pas une question universelle ? On a toutes envie de s’éviter une tâche de sang inopinée ou de savoir si un rapport non protégé a pu provoquer un début de grossesse (qu’on le désire, ou pas du tout !).
Dans cet article, on vous explique de manière simple ce qu’il se passe dans notre corps juste avant les règles et quels signaux peuvent nous mettre la puce à l’oreille. Et bien sûr, on évoque aussi le cas des toutes premières règles, qui interrogent beaucoup d’adolescentes (et leurs mamans !).
Les pertes blanches sont tout à fait normales et souvent le signe du bon fonctionnement de notre système reproducteur et de notre cycle menstruel.
La glaire cervicale est une sécrétion du col de l’utérus qui évolue en fonction du cycle menstruel et de la quantité d’oestrogènes sécrétée. Elle est donc davantage présente au moment de l’ovulation et plus discrète une fois que la fenêtre de fertilité est refermée, quand la progestérone prend le pas sur les oestrogènes.
Néanmoins, on peut de nouveau observer de la glaire cervicale avant les règles, notamment en raison de la chute hormonale et d’un déséquilibre hormonal transitoire (et normal) en fin de cycle.
La sécrétion plus importante de glaire cervicale avant les règles peut également signaler un début de grossesse ou un déséquilibre hormonal plus installé, si ces pertes blanches font leur retour plus tôt avant les règles.
En tant que femme, il n’est pas rare que le contenu de nos sous-vêtements nous questionne, qu’il s’agisse des règles ou des pertes blanches. C’est d’autant plus le cas lorsque l’on remarque des sécrétions vaginales plutôt abondantes avant nos règles ! Sont-elles un signe des règles qui arrivent ? Comment savoir si ce sont bien les règles ou… un début de grossesse ?
Quand on sait les décrypter, nos pertes vaginales (ou celles produites par le col de notre utérus) peuvent effectivement nous donner des indices précieux sur ce qui se passe dans notre corps et on va tout de suite vous expliquer ce qu’elles peuvent avoir à vous dire quand elles débarquent en fin de cycle menstruel !
Quels sont les différents types de pertes ?
Tout d’abord, de quelles pertes parle-t-on ? Il est question de pertes vaginales (ou encore « leucorrhées ») ou de pertes cervicales (produites non pas par le vagin mais par le col de l’utérus, au fond du vagin), qu’on appelle aussi souvent communément pertes blanches, et ces sécrétions peuvent donc être de natures différentes :
La cyprine, qui est une perte vaginale plutôt liquide et liée à l’excitation sexuelle (qui n’évolue donc pas au fil ducycle menstruel)
Les pertes blanches liées à l’ auto nettoyage du vagin : tout à fait naturelles et physiologiques, elles sont souvent pâteuses et blanches et n’évoluent pas au fil du cycle menstruel. Ces sécrétions sont très importantes pour notre santé, car elles nous protègent des agents pathogènes et des infections grâce à leur pH acide (qui peut d’ailleurs décolorer nos culottes !)
La glaire cervicale, dont la production est quant à elle liée à nos hormones féminines et donc à notre cycle menstruel. Et ce n’est pas vraiment une perte vaginale, puisque c’est le col de l’utérus qui la produit. C’est surtout d’elle dont il va être question dans cet article !
La glaire cervicale, messagère de notre fertilité et du cycle menstruel
La glaire cervicale est un mucus sécrété par le col de l’ utérus tout au long du cycle menstruel, dont la texture et l’aspect évoluent en fonction des hormones en présence. En théorie :
Elle est absente ou pâteuse/collante lors des phases d’infertilité (avant et après l’ ovulation)
Sous l’influence des oestrogènes, elle devient crémeuse, laiteuse, voire d’aspect blanc d’oeuf cru, lorsque nous sommes fertiles et pendant l’ ovulation.
La glaire cervicale est donc un indicateur précieux de notre fertilité : en effet, il faut savoir qu’une femme n’est pas fertile tous les jours du cycle menstruel ! La période de fécondité démarre environ 5 jours avant l’ ovulation (justement grâce à cette glaire cervicale plus étirable, translucide et lubrifiée, qui nourrit et protège les spermatozoïdes en attendant qu’un ovule soit libéré) et se termine le lendemain de l’ ovulation, puisque l’ovule a une durée de vie d’environ 12 heures (jusqu’à 18 heures !).
Ensuite, entre l’ ovulation et les règles, il s’écoule plusieurs jours (11 à 16 jours environ) durant lesquels nous ne sommes pas fertiles : en théorie, la glaire cervicale est donc absente ou de nouveau pâteuse et collante, comme pour former un bouchon à l’entrée du col de l’utérus empêchant le passage des spermatozoïdes (puisque sans ovule, ça ne sert à rien qu’ils puissent entrer !). Elle est en effet asséchée par la progestérone, l’hormone de la deuxième partie du cycle menstruel.
Or, de nombreuses femmes (car oui, si vous êtes concernée, vous n’êtes pas la seule !) constatent un « retour de glaire » de qualité ovulatoire juste avant l’arrivée de leurs règles !
Que signifie la présence de glaire cervicale avant les règles ?
On vous rassure tout de suite : cette présence de glaire cervicale en fin de cycle menstruel (avant vos menstruations donc) n’a rien d’alarmant (ou du moins, pas forcément !)
L’arrivée prochaine des règles
Cette glaire un peu crémeuse/laiteuse que vous pouvez observer avant vos règles (avec parfois un peu de sang) peut venir du déséquilibre temporaire entre oestrogènes et progestérone à ce moment-là, 2-3 jours avant l’arrivée des saignements.
En effet, pour rappel, les oestrogènes fluidifient la glaire et lui donnent son côté étirable, translucide et lubrifié ; la progestérone quant à elle, à plutôt tendance à l’assécher, la compacter pour qu’elle protège le col de l’utérus, au cas où un embryon serait en train d’essayer de s’installer. Après l’ ovulation, la progestérone règne en maître, mais les oestrogènes sont toujours présents ! En fin de cycle, ces deux hormones chutent, avant d’atteindre un seuil minimal qui déclenche les règles.
Lorsqu’on a un peu de glaire cervicale « crémeuse » ou « laiteuse » avant nos règles, c’est simplement que la progestérone chute un peu plus vite que les oestrogènes en fin de cycle (et ce n’est pas forcément grave !). On se retrouve donc de nouveau en situation d’oestrogènes dominants, et ils peuvent dès lors réactiver la glaire, comme avant l’ovulation !
Par ailleurs, le col de l’utérus est également un peu plus ouvert pour préparer le passage des règles, ce qui lui permet « d’évacuer » un petit peu de glaire 🙂 Ces pertes blanches plus abondantes peuvent d’ailleurs être rosées en cas de petites pertes de sang (on appelle ça des spottings et ils sont normaux 1 à 3 jours avant les règles) : cette glaire colorée laisse généralement peu à peu sa place aux saignements.
Un déséquilibre hormonal après l’ ovulation
En revanche, si vous constatez la présence d’une glaire très abondante ou persistante après l’ ovulation, cela peut être le signe d’un véritable déséquilibre hormonal en deuxième partie de cycle :
Soit un excès d’oestrogènes, qui fait que la progestérone n’est proportionnellement pas suffisante pour assécher la glaire.
Cette hyperoestrogénie vraie (trop d’oestrogènes) ou relative (pas assez de progestérone) peut également aller de pair avec des spottings qui démarrent plus de 3 jours avant les règles, et une phase post ovulatoire plutôt courte (inférieure à 11 jours).
Si vous pensez être concernée et subissez notamment un syndrome prémenstruel (SPM) assez marqué, le Moody Club peut totalement vous aider à apaiser vos hormones avant vos règles et tout au long de votre cycle menstruel 🙂
Début de grossesse
Enfin, cette glaire cervicale qui revient en force peut être le signe d’un début de grossesse, surtout si elle est d’ordinaire plutôt discrète en deuxième partie de cycle chez vous 🙂
En effet, après la nidation, la femme enceinte se met à produire une hormone tout à fait caractéristique, labêta hCG : celle-ci a pour rôle d’envoyer un message au corps jaune, pour qu’il maintienne la production de progestérone, mais aussi celle des oestrogènes ! Globalement, cette élévation hormonale peut augmenter la sécrétion de glaire cervicale, qui peut être unsigne précoce de grossesse.
Pertes avant les règles vs pertes de début de grossesse : comment faire la distinction ?
Que vous ayez envie de concevoir ou non, cette présence de glaire cervicale dans vos sous vêtements juste avant la date présumée de vos règles peut vous questionner et c’est normal !
Il est très délicat d’apporter une réponse tranchée, car on l’a vu, ce retour de glaire peut signaler les deux phénomènes, à la fois les règles et le début de grossesse :s
Pour y voir plus clair, vous pouvez vous dire que si vous ne voyez habituellement pas de glaire à ce moment de votre cycle, cela peut signaler un début de grossesse (mais à prendre avec de grosses pincettes, car les choses peuvent varier d’un cycle à l’autre !).
Le timing peut également vous mettre la puce à l’oreille, car la nidation a lieu 6-7 jours après l’ovulation, alors qu’on l’a dit, le retour de glaire « normal » en fin de cycle survient plus tôt 2-3 avant les règles, et donc un peu plus tard.
Vous pouvez aussi croiser cet indice avec d’autres éléments, comme lesaignement de nidation ou la présence de tubercules de Montgomery sur vos seins (de petits points blancs sur vos mamelons) qui sont des indices plus spécifiques d’un début de grossesse. Et bien sûr, vous pouvez faire untest de grossesse, qui est fiable à partir du dixième jour après l’ ovulation (si possible, plutôt un test sanguin)!
Comment sont les pertes avant les règles sous pilule ou stérilet ?
Nous nous sommes attardées sur la présence de glaire cervicale avant les règles lors d’un cycle menstruel naturel, quand on ne prend aucune contraception : mais que se passe-t-il sous pilule ou stérilet hormonal par exemple ?
Les pertes blanches avant les règles sous pilule oestro-progestative
Quand on prend la pilule (qu’elle soit combinée ou progestative), il n’y a pas de cycle menstruel naturel : le cycle est à l’arrêt et « remplacé » par un cycle factice, rythmé par la prise d’hormones de synthèse. L’ovulation est donc bloquée, ce qui signifie que la glaire cervicale ne présente pas les mêmes caractéristiques (autant en termes de quantité que de consistance) que lors d’un cycle menstruel normal.
Certaines femmes observent quand même des pertes, mais ce sont alors :
des pertes vaginales physiologiques, liées à l’auto-nettoyage du vagin
ou des pertes liées à la muqueuse fragilisée par les hormones de synthèse.
En fin de plaquette (les 4 à 7 jours sans pilule), certaines femmes constatent une augmentation de pertes blanches, qui correspond à la chute hormonale induite par l’arrêt de la prise des comprimés, une réaction au sevrage temporaire. Ces pertes ne sont pas un signe de fertilité ni d’ovulation dans ce contexte, mais plutôt une réaction physiologique à la chute hormonale provoquée par la pause de pilule.
Les pertes blanches avant les règles sous stérilet hormonal / pilule progestative
Avec un stérilet hormonal (Mirena, Kyleena…), ou une pilule progestative, le cycle peut être partiellement ou totalement inhibé, selon les femmes. L’ovulation peut donc être maintenue !
Le progestatif agit en épaississant la glaire cervicale (qui va donc moins bien s’extérioriser et rester à l’entrée du col de l’utérus pour entraver le passage des spermatozoïdes), et parfois en bloquant l’ovulation (selon les dosages et la sensibilité individuelle)
Ainsi, les pertes sont souvent moins abondantes, plus collantes, voire absentes, car la glaire typique est en général très altérée.
Les pertes blanches avant les règles sous stérilet au cuivre
Le stérilet au cuivre, lui, n’a pas d’effet hormonal : l’ovulation a lieu, le cycle se déroule normalement !
Donc, en théorie, la glaire cervicale évolue comme dans un cycle naturel, avec, potentiellement un retour de glaire cervicale avant les règles. Toutefois, le cuivre a un effet spermicide et inflammatoire local, ce qui peut parfois épaissir la glaire cervicale !
Vous l’aurez compris, les pertes vaginales, qu’elles soient liées à l’auto nettoyage du vagin ou à notre glaire cervicale, sont tout à fait normales (et même plutôt le signe que tout fonctionne bien !).
Néanmoins, si vous présentez des symptômes plus embêtants comme des douleurs, des irritations ou de la fièvre, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre professionnel de santé, car ces pertes blanches peuvent être le signe d’une infection. Idem si vous voyez que vos sécrétions vaginales sont mousseuses ou grumeleuses par exemple, ou qu’elles sont de couleur grise ou verte !
Si vous avez un doute, on a détaillé tout ceci dans notre article sur les pertes vaginales, qui récapitule comment reconnaître les sécrétions plus problématiques, ce qu’elles peuvent signifier et les pistes pour les soigner 🙂
Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce normal d’avoir des pertes blanches avant les règles ?
Oui, tout à fait ! Cela est dû à la chute hormonale de la fin du cycle, et plus précisément à celle de la progestérone, dont la présence a pour effet d’assécher la glaire cervicale. Si ces pertes blanches sont présentes 2-3 jours avant les règles, il est donc inutile de vous inquiéter ; en revanche, si elles font leur apparition plus tôt après l’ovulation, cela peut signaler un déséquilibre hormonal et potentiellement une carence en progestérone.
Ces pertes blanches abondantes peuvent aussi être le signe d’un début de grossesse !
Quelle différence entre pertes blanches et glaire cervicale ?
La glaire cervicale n’est en réalité pas une perte vaginale mais une perte “cervicale” (produite par le col de l’utérus). Ce qu’on appelle souvent pertes blanches, ce sont donc les pertes vaginales liées à l’auto-nettoyage naturel de notre vagin. Mais par abus de langage, beaucoup appellent la glaire cervicale pertes blanches.
Comment sont les pertes à l’approche des règles ?
En théorie, les pertes (et notamment la glaire cervicale) sont plutôt compactes, épaisses et blanches avant les règles, mais il peut arriver qu’elles soient plus crémeuses ou laiteuses sous l’influence de nos hormones.
Comment sont les pertes avant les règles si on est enceinte ?
En début de grossesse, les pertes peuvent être plus abondantes, avec un aspect « lait pour le corps », par exemple et certaines femmes décrivent une sensation d’humidité inhabituelle ou constante.
Néanmoins, cela ne vaut pas forcément pour toutes les femmes enceintes et les pertes avant les règles ne sont pas non plus un signe indéniable de grossesse, donc prudence !
Voilà pour ce panorama des pertes blanches avant les règles ! En théorie, elles sont plutôt discrètes en fin de cycle, mais vous l’aurez compris, elles peuvent aussi présenter une consistance plus crémeuse au vu de la chute hormonale de la fin du cycle. Toutefois, ces leucorrhées (vraiment ce mot est parfait pour un Scrabble) peuvent aussi faire partie des symptômes d’un dérèglement hormonal… ou d’une grossesse !
Par ailleurs, tout changement d’aspect un peu suspicieux (couleur, odeur, consistance, etc) doit vous amener à consulter, surtout si vous avez d’autres symptômes associés, comme des douleurs ou de l’inconfort.
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous aviez conscience que vos sécrétions et surtout que votre glaire cervicale pouvait avoir des choses à vous dire, tout au long du cycle menstruel ? N’hésitez pas à réagir en commentaire !
La température du corps évolue au cours du cycle menstruel, sous l’influence des hormones féminines et surtout de la progestérone.
Après l’ovulation, la température augmente, en réaction à la sécrétion de progestérone qui nous prépare à la grossesse. Si l’ovule n’a pas été fécondé, la progestérone chute et la température redescend juste avant les règles.
Certaines femmes constatent néanmoins que leur température reste haute pendant leurs règles, alors que la progestérone est censée être au plus bas : cela peut venir d’une inflammation sous-jacente (causée par une endométriose, des douleurs de règles ou autre), d’une légère fièvre ou encore d’un début de grossesse !
Lorsqu’on s’intéresse un peu à son cycle menstruelet à la symptothermie, on ne peut pas passer à côté dela température, qui évolue au fil du cycle menstruel, avant et surtout après l’ovulation. En effet, cette méthode d’observation du cycle combine l’observation de la glaire cervicaleet de la température pour confirmer qu’on a bien ovulé, et s’avère précieuse pour suivre sa fertilité.
En symptothermie, on apprend aussi que la température baisse au moment des règles, ce qui témoigne de la chute hormonale de la fin du cycle menstruel (et permet de savoir quand glisser une serviette dans son sac à main ou enfiler une culotte de règles, juste avant leur arrivée !). Néanmoins, il arrive parfois que la température ne suive pas cette tendance et qu’elle se maintienne haute pendant les règles !
Pourquoi, qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce forcément le signe d’un déséquilibre hormonal ? On vous explique !
La température basale : qu’est-ce que c’est ?
Pour bien comprendre, reprenons les bases : qu’est-ce que la température basale ? Il s’agit tout simplement de notre température corporelle au repos, notre température de base quand on ne fait rien.
On la mesure généralement au réveil car c’est là où elle est la plus basse, avec un thermomètre à double décimale. Néanmoins, grâce aux avancées technologiques et aux thermomètres connectés comme le Trackle ou le Tempdrop, on peut désormais la mesurer tout au long de la nuit, quand on dort (et qu’on est vraiment en période d’inactivité physique !).
La température basale est l’un des deux critères de la symptothermie pour repérer l’ovulation, avec la glaire cervicale. En effet, sous l’effet de la progestérone sécrétée après l’ovulation, notre température corporelle augmente légèrement, d’environ 0,3 degrés.
Comment prendre sa température pour suivre son cycle menstruel et son ovulation ?
La température corporelle est donc un indicateur précieux de l’ovulation, qui nous permet de savoir si on est en phase pré-ovulatoire ou post-ovulatoire. Néanmoins, pour qu’elle soit la plus fiable possible, il est important de respecter certains principes pour la prendre correctement :
Il faut la prendre tous les matins au réveil, sans poser le pied par terre, après minimum 1h de sommeil ou de repos allongée.
Il est important de prendre sa température toujours à la même heure, ou du moins dans une fenêtre d’1h30, avant ou après son heure de prise habituelle.
Il est essentiel d’utiliser un thermomètre basal à double décimale : en effet, l’augmentation de température est subtile, de l’ordre de quelques dixièmes ! Un thermomètre classique ne sera pas assez précis pour vous indiquer la hausse de température basale liée à l’ovulation.
Vous pouvez prendre votre température par voie buccale, vaginale ou rectale.
On ne change pas de thermomètre ou de zone de prise de température en cours de cycle, au risque de tout fausser !
Cela peut paraître un peu rigide, mais cela demande plutôt de la rigueur sur les premiers cycles : une fois que vous aurez pris l’habitude de checker votre température quotidiennement, cela deviendra un réflexe (comme celui de vous brosser les dents ou de prendre votre pilule à heure fixe ;)).
Et, comme évoqué plus haut, on peut désormais se faciliter la vie, en utilisant un thermomètre connecté qui prend votre température pendant votre sommeil. D’ailleurs, si le Tempdrop vous intéresse, on a imaginé un mini-atelier pour vous permettre de vous en servir de manière fiable pour la symptothermie !
Comment évolue la température au cours du cycle menstruel et pendant les règles ?
Notre température corporelle évolue tout au long du cycle, sous l’influence des hormones en présence selon les phases du cycle menstruel !
Durant la phase folliculaire (pré-ovulatoire et ovulatoire), ce sont lesoestrogènes qui sont prédominants, sécrétés par les follicules en développement dans nos ovaires. Les oestrogènes n’ont pas de réel impact sur la température corporelle au réveil.
En revanche, une fois que l’ovulation a eu lieu, les choses changent ! Pendant la phase lutéale (ou phase post-ovulatoire), laprogestérone est sécrétée par le corps jaune (l’enveloppe du follicule qui a libéré son ovocyte) : le rôle de cette précieuse hormone est de maintenir une éventuelle grossesse, et elle a pour effet (entre autres) de provoquer une augmentation de la température. Elle nous met en mode « couveuse » pour qu’un embryon puisse se développer !
Ainsi, sur la courbe de température, on peut clairement voir un plateau bas (qui correspond à la phase pré-ovulatoire) et un plateau haut, qui prouve que l’ovulation a bien eu lieu (toujours en double contrôle avec la glaire cervicale bien sûr !). La température monte de 0,3 degrés environ et se maintient sur un plateau stable jusqu’aux règles. Ce décalage thermique est un bel indicateur de la fertilité et que l’ovulation est derrière nous !
Néanmoins, si vous voyez que votre température vient de monter et que vous souhaitez tomber enceinte, ne jetez pas l’éponge tout de suite : en effet, l’ovule ayant une durée de vie de 24 heures (grand maximum), vous restez fertile le premier jour de votre phase lutéale (votre premier point haut) ! D’ailleurs, en symptothermie, on considère que la fenêtre de fertilité ne se referme qu’après 3 points hauts sur la courbe de température, par précaution.
À noter également que la hausse de la température se produit généralement le lendemain de l’ovulation (29% des cas selon le graphique ci-dessous) : toutefois, elle peut aussi survenir le jour de l’ovulation proprement dite (27%) ou le surlendemain (24%). Plus rarement, l’ovulation peut aussi se produire le lendemain de la hausse de la température, au deuxième point haut (11% des cas observés), d’où l’intérêt d’avoir 3 points hauts pour bien valider la clôture de la fenêtre de fertilité !).
S’il n’y a pas eu de grossesse, le corps jaune, qui a une durée de vie limitée (maximum 16 jours) s’essouffle au bout de quelques jours et la progestérone commence à diminuer : quand elle atteint un seuil minimal, la température corporelle baisse à nouveau. C’est un indice que les règles sont sur le point de débarquer !
En revanche, en cas de grossesse, la température basale se maintient sur un plateau haut. En effet, la beta hCG sécrétée par le trophoblaste (le futur placenta) commande au corps jaune de se maintenir et de continuer à sécréter de la progestérone !
Pourquoi la température corporelle ne baisse pas pendant les règles ?
On vient de le dire, la température basale est censée redescendre à l’approche des règles, la veille ou le jour J, signe que la progestérone n’est plus là pour maintenir l’endomètre et qu’il peut se détacher. Cependant, il y a des exceptions à cette règle ! Certaines femmes constatent en effet que leur température basale se maintient sur un plateau haut, alors qu’elles ne sont pas enceintes et que leurs menstruations ont débuté. Quelles sont les raisons à cela ?
Une inflammation
La température basale peut mettre un peu plus de temps à redescendre en cas d’inflammation : en effet, cet état d’hyper-vigilance et de réparation du corps provoque elle aussi une légère montée de température. C’est notamment le cas si vous souffrez d’endométriose, de syndrome prémenstruel ou « simplement » de règles douloureuses.
Pour évacuer l’endomètre (la muqueuse utérine), le corps fait intervenir des prostaglandines, qui provoquent les contractions de l’utérus. Pour être plus précise, on a deux types de prostaglandines : des prostaglandines inflammatoires (qui sont nécessaires en cas de blessure et dans les processus de réparation/guérison du corps, ou pour permettre les contractions utérines, par exemple) et des prostaglandines anti-inflammatoires, qui temporisent leurs consoeurs et évitent notamment des contractions trop violentes, qui seraient trop douloureuses.
Sauf qu’en cas d’endométriose, de SPM ou de règles douloureuses, on constate qu’elles ont du mal à faire « tampon » et qu’il y a un déséquilibre entre prostaglandines anti et pro-inflammatoires ! On est donc en situation d’inflammation au moment des règles, qui va faire monter un peu la température, et donner l’impression de retarder la baisse de la température basale liée à la chute de la progestérone. En fait on serait plutôt sur une sorte de “relai”, la progestérone cédant la place à l’inflammation pour faire grimper légèrement la température.
Une grossesse biochimique
Il arrive parfois qu’il y ait une fécondation lors de l’ovulation, mais que l’ovule fécondé s’implante dans l’utérus sans parvenir à se développer. Dans ce cas, on parle de grossesse biochimique, lorsque la grossesse est arrêtée à un stade très précoce, tellement précoce qu’on ne s’en rend parfois pas compte, car l’embryon est directement « évacué » avec le sang des règles (règles qui peuvent d’ailleurs être légèrement en retard).
Toutefois, si l’ovule a été fécondé mais que la nidation n’a pas tenu, le corps jaune peut encore produire un peu de progestérone pendant quelques jours, maintenant la température élevée, même si des saignements surviennent.
D’autres éléments perturbateurs qui faussent la courbe de température
Un sommeil de mauvaise qualité/agité (ce qui arrive souvent lorsque nos règles nous font souffrir !), la consommation d’alcool, un dîner un peu trop lourd ou encore le stress (qu’il soit physique ou émotionnel) peuvent aussi perturber la température basale et retarder sa baisse.
Une infection ou une maladie (un rhume, une grippe, une angine, etc.) peuvent potentiellement provoquer un peu de fièvre (même légère) qui vient totalement perturber la température corporelle à la hausse. Dans ce cas ce sera une exception, sur un cycle, avec une température qui ne chute pas avant les règles, du fait de cette légère fièvre.
Des « règles » qui sont en fait des spottings de fin de cycle menstruel
En fin de cycle menstruel, nous sommes nombreuses à remarquer des petites pertes de sang (souvent brun), qui font de légères tâches dans nos sous-vêtements : on pense alors que les règles ont démarré, mais il n’en est rien !
En effet, les spottings ne sont pas des menstruations : ces légers saignements proviennent de la baisse de la progestérone, qui n’est plus suffisamment présente pour bien maintenir l’endomètre, qui commence à se détacher. Mais la progestérone ne chute pas encore totalement, donc les règles n’arrivent pas tout de suite, ce sont juste des petites pertes de sang.
Ces spottings font partie de la fin de la phase post-ovulatoire et les règles démarrent véritablement au premier jour du saignement bien franc, qui nécessite une protection menstruelle 🙂 Il est donc normal que la température basale ne chute pas encore en cas de spottings.
Un début de grossesse
Certaines femmes, en revanche, remarquent des saignements légers et un maintien de leur température corporelle sur un plateau haut, tout simplement parce qu’elles sont enceintes ! Les pertes de sang observées ne sont donc pas des règles, mais des saignements de début de grossesse.
Si vous avez un doute sur un potentiel rapport fécondant et votre température qui ne chute pas 16 jours après l’ovulation, n’hésitez pas à faire un test de grossesse, qui pourra confirmer si une grossesse a débuté !
Pour résumer – Questions fréquentes
Quelle température pendant les règles ?
Il n’y a pas vraiment de température précise à donner que l’on devrait atteindre pendant ses règles et qui vaudrait pour toutes les femmes. Cela dépend de chaque femme, du thermomètre et de la zone de prise de température.
La seule « règle » serait plutôt qu’elle doit normalement être plus basse que pendant la phase lutéale, la phase post-ovulatoire. La courbe de température doit présenter un plateau bas (qui correspond à la phase des règles et la phase pré-ovulatoire), puis un plateau haut, qui correspond à la phase post-ovulatoire.
Pourquoi quand j’ai mes règles j’ai froid ?
On peut en effet ressentir une certaine frilosité pendant ses règles ! Elle peut être due à la chute de la progestérone, qui induit une baisse de la température corporelle, mais aussi à la vasoconstriction qui limite la circulation sanguine dans les extrémités.
On peut également évoquer la perte de fer, qui peut être une cause de fatigue et de frilosité, ainsi que l’impact des prostaglandines qui nous placent en état inflammatoire et peuvent mimer un état de fièvre et des frissons.
Quand baisse la température avant les règles ?
Généralement, la température basale chute le matin du dernier jour du cycle menstruel, donc le matin du premier jour des règles, ou la veille de leur arrivée.
Néanmoins, on l’a vu, certaines femmes voient plutôt leur température basale baisser pendant, voire après les règles !
Comment repérer une grossesse avec sa courbe de température ?
On peut repérer un début de grossesse grâce à sa courbe de température, si on voit que celle-ci ne baisse pas 16 jours après la date de l’ovulation. Bien sûr, un test de grossesse positif sera indispensable pour confirmer ce précieux indice !
On l’a vu, sous l’influence de nos hormones féminines (et surtout de leur chute en fin de cycle), notre température est généralement basse pendant les règles. Néanmoins, on a aussi balayé ensemble toutes les situations qui peuvent expliquer que votre température corporelle ne baisse pas pendant vos règles, ce qui arrive à un certain nombre de femmes ! Si cela se produit à chaque cycle, cela peut venir d’une inflammation sous-jacente ; si c’est plus ponctuel, il est possible qu’un élément perturbateur soit venu chambouler votre courbe de température, ou qu’une grossesse ait débuté !
On espère en tout cas que cela vous aura permis de comprendre qu’au delà des règles très théoriques de la symptothermie, certaines subtilités de nos corps de femme peuvent faire émerger des exceptions à ces règles 🙂 Tenir une courbe de température peut aussi vous aider à comprendre votre corps à vous et déceler d’éventuels signaux qu’il vous envoie sur votre équilibre hormonal, voire à augmenter vos chances de concevoir, en croisant ce précieux indicateur avec la glaire cervicale, selon les règles de la symptothermie pour repérer l’ovulation.
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous faites partie des femmes qui voient leur température corporelle chuter en fin de cycle et donc leurs règles se profiler avant la première goutte de sang, ou bien de celles qui constatent que leur courbe de température se maintient pendant les règles, pour chuter ensuite ? Dites-nous tout en commentaire !
Les sources complémentaires
Stanford et al : Obstetrics and Gynecology Vol.101 No 6 pp.1285-1293, 2003.
Le col de l’utérus évolue au fil du cycle menstruel, sous l’influence des oestrogènes : son observation quotidienne permet de repérer l’ovulation, mais aussi un début de grossesse.
En cas de nidation, le col est haut, mou et fermé. Ces modifications du col en début de grossesse varient d’une femme à l’autre, surtout en termes de timing !
Le col de l’utérus fait partie des signes précoces de grossesse, mais ne permet pas de valider (ou non) une grossesse à lui seul.
On ne peut pas valider une ovulation, ni ouvrir et refermer sa fenêtre de fertilité en n’observant que le col de l’utérus : cela doit toujours se faire en double contrôle avec la température, et le col peut alors se substituer à l’observation de la glaire cervicale comme second indicateur de symptothermie.
Le col de l’utérus subit aussi des variations tout au long de la grossesse et après l’accouchement.
Ah le col de l’utérus ! Un concept bien connu des femmes qui ont déjà accouché (et qui ont appris à compter en “doigts”), mais souvent totalement obscur pour toutes les autres !
Et pour cause, niché au fond de notre vagin, cette porte d’entrée vers notre utérus est une zone secrète que personne, à part votre gynéco muni de son fameux spéculum, n’a pu entrevoir… Il faut donc faire preuve d’une grande imagination pour le visualiser, et la féérie atteint des sommets quand il s’agit d’aller le toucher.
Pourtant, si vous vous intéressez aux méthodes naturelles pour gérer votre fertilité comme lasymptothermie, vous avez forcément entendu parler du concept d’auto-palpation du col de l’utérus, permettant de savoir si vous approchez ou non de l’ovulation, voire, et c’est moins connu, si vous êtes enceinte.
Le col de l’utérus vous intrigue et vous voulez comprendre comment distinguer s’il est haut, bas, décalé, mou, dur, ouvert, fermé, sec, lubrifié, etc. pour pouvoir déterminer si vous êtes dans votre période fertile ou si une grossesse a démarré ? On va tout vous expliquer 😉
Les pertes blanches sont tout à fait normales et physiologiques : elles peuvent correspondre à l’auto-nettoyage du vagin, à de la cyprine ou de la glaire cervicale.
Les sécrétions d’auto-nettoyage ont un rôle de protection contre les infections, la cyprine permet la lubrification au moment des rapports et la glaire cervicale assure nos chances de concevoir.
Lorsqu’une femme est sur le point d’ovuler, la glaire cervicale devient visqueuse, lubrifiée et transparente, voire totalement liquide comme de l’eau ou de l’huile.
La grossesse, l’adolescence, le post-partum et la périménopause sont également des périodes durant lesquelles les sécrétions vaginales peuvent être plus liquides et abondantes.
Si ces pertes blanches liquides sont douloureuses, inconfortables, malodorantes et/ou s’accompagnent de fièvre, il est important de consulter.
Entre nous, qui ne s’est pas déjà posé de sérieuses questions face à la vue (ou la sensation) de pertes vaginales liquides, qui ressemblent à de l’eau et mouillent nos culottes (sans être de l’urine !) ? On vous rassure tout de suite : si cela vous est arrivé, vous n’êtes clairement pas la seule !
En effet, ces pertes blanches liquides nous arrivent à toutes car elles sont normales. On ne le sait pas forcément, car le sujet est un peu tabou, mais ces sécrétions ne sont pas sales ou honteuses : elles font juste partie des mécanismes naturels de notre corps et sont souvent liées à nos hormones et notre cycle menstruel. Il arrive néanmoins aussi que ces sécrétions soient le signe d’un souci de santé, et qu’elles méritent un avis et un traitement médical. D’où l’importance de les connaître et de savoir les décrypter, pour savoir quelles pertes sont normales… ou pas !
Envie de comprendre (enfin !) pourquoi il arrive parfois que vos pertes soient totalement liquides, ou du moins, un peu plus présentes que d’habitude dans votre culotte ? On vous explique toutes les raisons à ça et croyez-nous, vous n’allez plus regarder vos pertes blanches de la même manière 😉
La période de fécondité d’une femme ne dure que quelques jours par cycle menstruel (environ 6 jours)
Une femme ne peut tomber enceinte que durant sa période de fécondité : elle est infertile le reste du temps.
Une femme n’ovule pas forcément le 14e jour, puisque cette « règle » ne concerne que 15% des femmes.
Il n’est pas possible de calculer sa période de fécondité ou de la prédire, mais il est possible de voir venir l’ovulation grâce à la glaire cervicale et de confirmer qu’on a bien ovulé grâce à l’assèchement de cette même glaire + une légère montée de température corporelle.
Que l’on ait envie de faire un enfant ou au contraire pas du tout, on s’est toutes demandées au moins une fois si l’un des derniers rapports sexuels que l’on a eus pouvait éventuellement être fécondant (avec selon les cas, une lueur d’espoir ou une sueur froide).
En effet, à part avoir très souvent entendu qu’une femme ovule le 14ème jour du cycle, on n’en sait pas forcément beaucoup plus sur notre fertilité, et de cette méconnaissance peuvent naitre des peurs ou des doutes infondés. Nombreuses sont les femmes, notamment celles rencontrant des difficultés à avoir un enfant ou ayant connu une grossesse non désirée, à ne pas connaître du tout leur période d’ovulation ! Loin d’être honteuse, cette réalité doit nous inciter à mieux nous connaître, pour devenir davantage actrices de notre corps, notre fertilité et notre fécondité !
La fécondité d’une femme correspond à sa capacité à se reproduire, et sa période de fécondité renvoie donc aux moments où elle détient cette capacité à concevoir un bébé. Car oui, mettons les choses au clair tout de suite : contrairement aux hommes, une femme n’est pas féconde 365 jours par an ! On peut estimer qu’elle est fertile environ 1/5e du temps chaque mois, et ce, pendant une quarantaine d’années au cours de sa vie.
Vous souhaitez savoir à quoi correspond votre période de fécondité et comprendre quels processus biologiques se cachent derrière ? On vous a déjà expliqué tous les ressorts de votre fertilité et comment calculer votre date d’ovulation. On vous détaille aujourd’hui ce qui se cache derrière les termes “période de fécondité”.