Combien de jours après les règles peut-on tomber enceinte ?

combien de jours après les règles peut-on tomber enceinte

Les idées clés

  • L’ovulation, résultat de tout un dialogue hormonal entre le cerveau et les ovaires, est l’événement qui détermine la période de fertilité d’une femme au cours du cycle menstruel.
  • Une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle menstruel : la glaire cervicale maintient les spermatozoïdes en vie durant 5 jours environ avant l’ovulation et l’ovule reste en vie durant les 12-24 heures qui suivent sa libération.
  • On ne peut pas calculer ou prédire la date de l’ovulation, car cette dernière peut varier d’une femme et d’un cycle menstruel à l’autre. Certaines femmes ovulent très rapidement après leurs règles, quand d’autres ovulent plus tardivement.
  • On peut néanmoins voir venir l’ovulation grâce à la glaire cervicale, qui est une sécrétion produite par le col de l’utérus qui évolue au cours du cycle menstruel et devient plus abondante, translucide, étirable et lubrifiée à l’approche de l’ovulation. C’est elle qui nous indique que la fenêtre de fertilité s’ouvre et que l’on peut potentiellement tomber enceinte en cas de rapport sexuel non protégé.

Que l’on soit en désir de grossesse ou pas, il existe une question universelle : à quel moment de mon cycle menstruel suis-je vraiment fertile, et quel est le laps de temps qui s’écoule entre les règles et l’ovulation proprement dite, afin d’adapter le timing des rapports en fonction de l’objectif visé ?

Cette question est effectivement très intéressante, car pour y répondre de manière précise, il faut se plonger dans le déroulé du cycle menstruel, le dialogue hormonal entre notre cerveau et nos ovaires, et notre physiologie féminine, tout simplement 🙂 Spoiler : il n’y a pas de réponse universelle, mais promis, on va vous donner toutes les clés pour mieux comprendre votre fertilité et avoir votre réponse personnalisée à cette question !

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Dérèglement hormonal : les symptômes qui alertent et les pistes pour y remédier

dérèglement hormonal

Les idées clés

  • Les hormones sont des molécules qui régissent un grand nombre de mécanismes physiologiques dans notre corps.
  • La GnRH, la LH, la FSH, les oestrogènes et la progestérone sont les hormones principales du cycle menstruel, sécrétées par le cerveau et les ovaires. D’autres hormones peuvent interférer avec elles, comme les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et la prolactine.
  • L’observation de son cycle menstruel et de ses symptômes, ainsi qu’un bilan hormonal, peuvent permettre de diagnostiquer un déséquilibre hormonal.
  • Des traitements médicaux, ainsi que des ajustements d’hygiène de vie, peuvent aider les hormones féminines à retrouver leur équilibre.
  • Les hormones fluctuent et chaque cycle menstruel est différent : il n’est pas nécessaire de s’alarmer si certains symptômes sont ressentis sur seulement un cycle, de manière isolée 🙂

Parfois, notre cycle menstruel nous envoie des petits signaux que l’on ne sait pas toujours interpréter : un spotting impromptu, une humeur en dents de scie, des pertes blanches inopinées, un cycle plus long ou plus court, des règles « pas comme d’habitude »… Et bien sûr, dans ces cas-là, on peut clairement se demander ce qu’il se passe dans notre corps et si un dérèglement hormonal ne serait pas en train de s’installer (surtout si ces symptômes se répètent) !

Dans cet article, on va voir ensemble quels signaux peuvent effectivement nous mettre la puce à l’oreille, dans quelles circonstances, et comment on peut rectifier le tir pour retrouver notre équilibre hormonal 🙂

Pour info, on a aussi publié une vidéo Youtube et un épisode de podcast au sujet du déséquilibre hormonal, qui complète très bien la lecture de cet article 😉

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Endométriose & fertilité : peut-on tomber enceinte avec une endométriose ?

endométriose fertilité

Les idées clés

  • L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 10% des femmes en âge de procréer.
  • Elle se caractérise par la présence de cellules semblables à celles de l’endomètre en dehors de la cavité utérine.
  • Ces cellules réagissent aux fluctuations hormonales, créant des lésions, kystes et adhérences qui peuvent être extrêmement douloureux et causer des problèmes d’infertilité (entre autres).
  • Il n’existe pas encore de traitement spécifique contre l’endométriose. Néanmoins, des solutions médicales sont proposées, telles que la prise d’une contraception hormonale, une intervention chirurgicale et/ou un parcours PMA lorsqu’elle entraine une infertilité.
  • Il est également possible d’ajuster son hygiène de vie (alimentation, plantes, compléments alimentaires etc.) pour apaiser l’endométriose et temporiser l’inflammation et le déséquilibre hormonal sous-jacents dans la maladie.

L’endométriose est une maladie gynécologique qui concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer. Lorsqu’un désir de grossesse apparaît, une question revient systématiquement : l’endométriose empêche-t-elle de tomber enceinte ?

La réponse est nuancée : oui, l’endométriose peut impacter la fertilité, mais non, elle ne rend pas systématiquement infertile (et c’est important de le rappeler !) De nombreuses femmes atteintes d’endométriose tombent enceintes spontanément, parfois même sans le savoir 🙂

Dans cet article, on fait le point sur le lien entre endométriose et fertilité, les mécanismes en jeu, les options médicales et les leviers complémentaires !

🍿🎞️ Pour info, on a aussi échangé autour du sujet de l’endométriose avec le Dr Jonathan Cohen, qui nous donne son point de vue de gynécologue sur cette maladie gynécologique et ses potentiels impacts sur la fertilité féminine. Il est top à écouter, car il est très complémentaire à cet article 🙂

🎧 Il est également dispo sur toutes les plateformes de podcast !

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SOPK & fertilité, on fait le point !

sopk fertilité

Les idées clés

  • Le SMOP (ex SOPK) (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien) est un trouble du cycle menstruel qui touche environ 10% des femmes.
  • Ce syndrome nécessite 2 de ces 3 critères pour être établi : des ovaires à l’aspect micro polykystique, des hormones androgènes en excès et/ou des troubles de l’ovulation. Des troubles métaboliques peuvent également être associés, comme une résistance à l’insuline.
  • Le SMOP peut être une cause d’infertilité, dès lors qu’il perturbe la cascade hormonale permettant l’ovulation et peut altérer la qualité ovocytaire. Mais on peut tout à fait tomber enceinte facilement avec un SMOP, il n’y a pas de règle générale et absolue !
  • Ce syndrome, complexe, nécessite une prise en charge adaptée au cas par cas, qui repose en grande partie sur des  ajustements d’hygiène de vie, et parfois une aide médicale via la PMA.

Le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP) est la première cause d’infertilité féminine : ce déséquilibre hormonal, qui induit souvent une absence ou du moins une raréfaction de l’ovulation (entre autres) est donc une piste clé à explorer lorsque les essais bébé s’éternisent.

Sachant qu’il faut le préciser tout de suite, infertilité ne veut pas du tout dire stérilité ! Avec un SMOP, les essais peuvent durer plus longtemps, du fait notamment de la rareté des ovulations, et donc on peut vite dépasser les 12 mois d’essais infructueux (qui sont la définition de l’infertilité), mais ça ne veut absolument pas dire qu’une grossesse est impossible. 

Bref, tout ceci étant précisé, on vous propose de détailler plus en profondeur ce qu’est le SMOP et pourquoi il réduit notre fertilité ? Quelles sont ses causes, comment est-il diagnostiqué et surtout, comment peut-on tout de même, optimiser ses chances de concevoir ? On vous explique tout ça point par point 😉

🎞️🎧 En complément de cet article, surtout n’hésitez pas à regarder/écouter notre épisode de podcast avec Guénaëlle Abéguilé, experte du sujet, qui apporte plein d’éclairages intéressants !!

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Contraception féminine : panorama de toutes les méthodes disponibles

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Les idées clés

  • Chez la femme, les principaux moyens de contraception proposés empêchent une grossesse non désirée en bloquant l’ovulation, en entravant la fécondation et/ou en rendant la nidation d’un embryon particulièrement difficile.
  • Différents types de moyens de contraception existent : la contraception hormonale (pilule, patch, implant, DIU), les méthodes barrières (préservatif féminin, cape cervicale, dispositif intra utérin au cuivre, etc), la ligature des trompes, les méthodes naturelles et la contraception d’urgence (la pilule du lendemain).
  • Il est important de choisir son moyen de contraception en tenant compte de son taux de fiabilité, de son mode d’action, de ses contre-indications, mais aussi de son ressenti !

Dès que l’on démarre sa vie sexuelle, il est essentiel d’opter pour un moyen de contraception adapté à son mode de vie et ses besoins ! Or, si la pilule est bien implantée dans nos esprits, on oublie qu’il existe toute une palette de moyens de contraception féminine, qu’ils soient à base d’hormones de synthèse, logés à l’intérieur de nos corps ou reposant sur la connaissance de notre cycle menstruel.

Comme il nous tient à coeur que toutes les femmes fassent les choix qui les concernent de manière libre et éclairée, voici un panorama de toutes les méthodes de contraception à la disposition des femmes !

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Stérilet cuivre : effets secondaires et risques à connaître

stérilet cuivre effets secondaires

Les idées clés

  • Le DIU au cuivre est un moyen de contraception sans hormones, qui se présente sous la forme d’une tige en plastique recouverte de cuivre, insérée à l’intérieur de l’utérus.
  • Il s’agit d’un des moyens de contraception les plus fiables, avec un taux d’efficacité pratique de plus de 99%.
  • Néanmoins, il ne convient pas forcément à toutes les femmes et comporte certains effets secondaires et contre-indications à connaître : règles plus abondantes et/ou plus douloureuses, inflammation sous-jacente, douleurs pendant les rapports, etc.

Selon une étude conjointe de l’INSERM et de l’ANRS parue en 2024, le DIU au cuivre est désormais le moyen de contraception le plus utilisé par les femmes en France ! Si on ne peut que se réjouir de voir qu’une contraception sans hormones (qui plus est tout à fait fiable) parvienne à séduire de plus en plus de femmes, le stérilet au cuivre peut parfois ne pas convenir à certaines (comme c’est le cas pour toutes les méthodes contraceptives !)

Dans cet article, on va donc vous parler de tous les effets secondaires du stérilet au cuivre, qui peuvent se présenter tout de suite après sa pose, s’estomper avec le temps ou persister (ce qui est plus embêtant !). Ainsi, si vous souhaitez adopter une contraception non hormonale, vous aurez toutes les clés en main pour décider d’opter ou non pour un DIU au cuivre 🙂

🎧🍿 Pour celles et ceux qui sont plus audio/vidéo, on a consacré tout un épisode de podcast au stérilet au cuivre et à ses effets secondaires (démontrés par la science et/ou rapportés par les femmes !).

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Durée phase lutéale : combien de jours s’écoulent entre l’ovulation et les règles ?

durée phase lutéale

Les idées clés

  • La phase lutéale, ou phase post-ovulatoire, est la phase du cycle menstruel comprise entre l’ovulation et les règles
  • Elle est dominée par la progestérone, sécrétée par le corps jaune.
  • Elle dure généralement entre 11 et 16 jours.
  • Elle peut être plus longue en cas de début de grossesse, ou plus courte en cas d’insuffisance en progestérone.
  • Une phase lutéale courte pose problème en cas d’essai bébé, mais aussi chez toutes les femmes de manière générale, car la progestérone présente des bienfaits essentiels pour notre santé physique et mentale.
  • Des solutions sont disponibles pour allonger la phase lutéale, qu’il s’agisse de la prise d’un traitement à base de progestérone de synthèse ou d’ajustements d’hygiène de vie.

Il est communément admis que les règles surviennent 14 jours après l’ovulation : mais si on vous disait que cette idée reçue est fausse ? En effet, ce principe est essentiellement vrai dans les manuels de SVT, mais ne s’applique pas du tout à toutes les femmes !

Dans ce qui suit, on va tout vous expliquer sur la durée de la phase lutéale (ou phase post-ovulatoire) : sa durée « optimale » (qui se situe plutôt entre 11 et 16 jours en réalité), mais aussi les raisons qui peuvent expliquer pourquoi elle peut être plus longue (ce qui est souvent une bonne nouvelle, en tout cas quand on souhaite une grossesse !) ou plus courte (et ça, c’est plus problématique !).

🍿 Si la qualité de votre phase lutéale vous intéresse, sachez que sa durée n’est que l’un des critères à prendre en compte : dans la vidéo Youtube ci-dessous, je vous liste les autres paramètres à prendre en compte !

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Température pendant les règles : théorie et exceptions !

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Les idées clés

  • La température du corps évolue au cours du cycle menstruel, sous l’influence des hormones féminines et surtout de la progestérone.
  • Après l’ovulation, la température augmente, en réaction à la sécrétion de progestérone qui nous prépare à la grossesse. Si l’ovule n’a pas été fécondé, la progestérone chute et la température redescend juste avant les règles.
  • Certaines femmes constatent néanmoins que leur température reste haute pendant leurs règles, alors que la progestérone est censée être au plus bas : cela peut venir d’une inflammation sous-jacente (causée par une endométriose, des douleurs de règles ou autre), d’une légère fièvre ou encore d’un début de grossesse !

Lorsqu’on s’intéresse un peu à son cycle menstruelet à la symptothermie, on ne peut pas passer à côté dela température, qui évolue au fil du cycle menstruel, avant et surtout après l’ovulation. En effet, cette méthode d’observation du cycle combine l’observation de la glaire cervicaleet de la température pour confirmer qu’on a bien ovulé, et s’avère précieuse pour suivre sa fertilité.

En symptothermie, on apprend aussi que la température baisse au moment des règles, ce qui témoigne de la chute hormonale de la fin du cycle menstruel (et permet de savoir quand glisser une serviette dans son sac à main ou enfiler une culotte de règles, juste avant leur arrivée !). Néanmoins, il arrive parfois que la température ne suive pas cette tendance et qu’elle se maintienne haute pendant les règles !

Pourquoi, qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce forcément le signe d’un déséquilibre hormonal ? On vous explique !



définition température basale

La température basale : qu’est-ce que c’est ?

Pour bien comprendre, reprenons les bases : qu’est-ce que la température basale ? Il s’agit tout simplement de notre température corporelle au repos, notre température de base quand on ne fait rien.

On la mesure généralement au réveil car c’est là où elle est la plus basse, avec un thermomètre à double décimale. Néanmoins, grâce aux avancées technologiques et aux thermomètres connectés comme le Trackle ou le Tempdrop, on peut désormais la mesurer tout au long de la nuit, quand on dort (et qu’on est vraiment en période d’inactivité physique !).

La température basale est l’un des deux critères de la symptothermie pour repérer l’ovulation, avec la glaire cervicale. En effet, sous l’effet de la progestérone sécrétée après l’ovulation, notre température corporelle augmente légèrement, d’environ 0,3 degrés.


conseils prise température symptothermie

Comment prendre sa température pour suivre son cycle menstruel et son ovulation ?

La température corporelle est donc un indicateur précieux de l’ovulation, qui nous permet de savoir si on est en phase pré-ovulatoire ou post-ovulatoire. Néanmoins, pour qu’elle soit la plus fiable possible, il est important de respecter certains principes pour la prendre correctement :

  • Il faut la prendre tous les matins au réveil, sans poser le pied par terre, après minimum 1h de sommeil ou de repos allongée.

  • Il est important de prendre sa température toujours à la même heure, ou du moins dans une fenêtre d’1h30, avant ou après son heure de prise habituelle.

  • Il est essentiel d’utiliser un thermomètre basal à double décimale : en effet, l’augmentation de température est subtile, de l’ordre de quelques dixièmes ! Un thermomètre classique ne sera pas assez précis pour vous indiquer la hausse de température basale liée à l’ovulation.

  • Vous pouvez prendre votre température par voie buccale, vaginale ou rectale.

  • On ne change pas de thermomètre ou de zone de prise de température en cours de cycle, au risque de tout fausser !

Cela peut paraître un peu rigide, mais cela demande plutôt de la rigueur sur les premiers cycles : une fois que vous aurez pris l’habitude de checker votre température quotidiennement, cela deviendra un réflexe (comme celui de vous brosser les dents ou de prendre votre pilule à heure fixe ;)).

Et, comme évoqué plus haut, on peut désormais se faciliter la vie, en utilisant un thermomètre connecté qui prend votre température pendant votre sommeil. D’ailleurs, si le Tempdrop vous intéresse, on a imaginé un mini-atelier pour vous permettre de vous en servir de manière fiable pour la symptothermie !


Comment évolue la température au cours du cycle menstruel et pendant les règles ?

Notre température corporelle évolue tout au long du cycle, sous l’influence des hormones en présence selon les phases du cycle menstruel !

Durant la phase folliculaire (pré-ovulatoire et ovulatoire), ce sont les oestrogènes qui sont prédominants, sécrétés par les follicules en développement dans nos ovaires. Les oestrogènes n’ont pas de réel impact sur la température corporelle au réveil.

En revanche, une fois que l’ovulation a eu lieu, les choses changent ! Pendant la phase lutéale (ou phase post-ovulatoire), la progestérone est sécrétée par le corps jaune (l’enveloppe du follicule qui a libéré son ovocyte) : le rôle de cette précieuse hormone est de maintenir une éventuelle grossesse, et elle a pour effet (entre autres) de provoquer une augmentation de la température. Elle nous met en mode « couveuse » pour qu’un embryon puisse se développer !

Ainsi, sur la courbe de température, on peut clairement voir un plateau bas (qui correspond à la phase pré-ovulatoire) et un plateau haut, qui prouve que l’ovulation a bien eu lieu (toujours en double contrôle avec la glaire cervicale bien sûr !). La température monte de 0,3 degrés environ et se maintient sur un plateau stable jusqu’aux règles. Ce décalage thermique est un bel indicateur de la fertilité et que l’ovulation est derrière nous !

évolution température cycle menstruel

Néanmoins, si vous voyez que votre température vient de monter et que vous souhaitez tomber enceinte, ne jetez pas l’éponge tout de suite : en effet, l’ovule ayant une durée de vie de 24 heures (grand maximum), vous restez fertile le premier jour de votre phase lutéale (votre premier point haut) ! D’ailleurs, en symptothermie, on considère que la fenêtre de fertilité ne se referme qu’après 3 points hauts sur la courbe de température, par précaution.

À noter également que la hausse de la température se produit généralement le lendemain de l’ovulation (29% des cas selon le graphique ci-dessous) : toutefois, elle peut aussi survenir le jour de l’ovulation proprement dite (27%) ou le surlendemain (24%). Plus rarement, l’ovulation peut aussi se produire le lendemain de la hausse de la température, au deuxième point haut (11% des cas observés), d’où l’intérêt d’avoir 3 points hauts pour bien valider la clôture de la fenêtre de fertilité !).

ovulation température

S’il n’y a pas eu de grossesse, le corps jaune, qui a une durée de vie limitée (maximum 16 jours) s’essouffle au bout de quelques jours et la progestérone commence à diminuer : quand elle atteint un seuil minimal, la température corporelle baisse à nouveau. C’est un indice que les règles sont sur le point de débarquer !

En revanche, en cas de grossesse, la température basale se maintient sur un plateau haut. En effet, la beta hCG sécrétée par le trophoblaste (le futur placenta) commande au corps jaune de se maintenir et de continuer à sécréter de la progestérone !

Si vous souhaitez aller plus loin, n’hésitez pas à lire notre article sur la température corporelle au fil du cycle menstruel !


Pourquoi la température corporelle ne baisse pas pendant les règles ?

On vient de le dire, la température basale est censée redescendre à l’approche des règles, la veille ou le jour J, signe que la progestérone n’est plus là pour maintenir l’endomètre et qu’il peut se détacher. Cependant, il y a des exceptions à cette règle ! Certaines femmes constatent en effet que leur température basale se maintient sur un plateau haut, alors qu’elles ne sont pas enceintes et que leurs menstruations ont débuté. Quelles sont les raisons à cela ?

inflammation utérus

Une inflammation

La température basale peut mettre un peu plus de temps à redescendre en cas d’inflammation : en effet, cet état d’hyper-vigilance et de réparation du corps provoque elle aussi une légère montée de température. C’est notamment le cas si vous souffrez d’endométriose, de syndrome prémenstruel ou « simplement » de règles douloureuses.

Pour évacuer l’endomètre (la muqueuse utérine), le corps fait intervenir des prostaglandines, qui provoquent les contractions de l’utérus. Pour être plus précise, on a deux types de prostaglandines : des prostaglandines inflammatoires (qui sont nécessaires en cas de blessure et dans les processus de réparation/guérison du corps, ou pour permettre les contractions utérines, par exemple) et des prostaglandines anti-inflammatoires, qui temporisent leurs consoeurs et évitent notamment des contractions trop violentes, qui seraient trop douloureuses.

Sauf qu’en cas d’endométriose, de SPM ou de règles douloureuses, on constate qu’elles ont du mal à faire « tampon » et qu’il y a un déséquilibre entre prostaglandines anti et pro-inflammatoires ! On est donc en situation d’inflammation au moment des règles, qui va faire monter un peu la température, et donner l’impression de retarder la baisse de la température basale liée à la chute de la progestérone. En fait on serait plutôt sur une sorte de “relai”, la progestérone cédant la place à l’inflammation pour faire grimper légèrement la température.

grossesse biochimique

Une grossesse biochimique

Il arrive parfois qu’il y ait une fécondation lors de l’ovulation, mais que l’ovule fécondé s’implante dans l’utérus sans parvenir à se développer. Dans ce cas, on parle de grossesse biochimique, lorsque la grossesse est arrêtée à un stade très précoce, tellement précoce qu’on ne s’en rend parfois pas compte, car l’embryon est directement « évacué » avec le sang des règles (règles qui peuvent d’ailleurs être légèrement en retard).

Toutefois, si l’ovule a été fécondé mais que la nidation n’a pas tenu, le corps jaune peut encore produire un peu de progestérone pendant quelques jours, maintenant la température élevée, même si des saignements surviennent.

perturbations température

D’autres éléments perturbateurs qui faussent la courbe de température

Un sommeil de mauvaise qualité/agité (ce qui arrive souvent lorsque nos règles nous font souffrir !), la consommation d’alcool, un dîner un peu trop lourd ou encore le stress (qu’il soit physique ou émotionnel) peuvent aussi perturber la température basale et retarder sa baisse.

Une infection ou une maladie (un rhume, une grippe, une angine, etc.) peuvent potentiellement provoquer un peu de fièvre (même légère) qui vient totalement perturber la température corporelle à la hausse. Dans ce cas ce sera une exception, sur un cycle, avec une température qui ne chute pas avant les règles, du fait de cette légère fièvre.

spotting prémenstruel

Des « règles » qui sont en fait des spottings de fin de cycle menstruel

En fin de cycle menstruel, nous sommes nombreuses à remarquer des petites pertes de sang (souvent brun), qui font de légères tâches dans nos sous-vêtements : on pense alors que les règles ont démarré, mais il n’en est rien !

En effet, les spottings ne sont pas des menstruations : ces légers saignements proviennent de la baisse de la progestérone, qui n’est plus suffisamment présente pour bien maintenir l’endomètre, qui commence à se détacher. Mais la progestérone ne chute pas encore totalement, donc les règles n’arrivent pas tout de suite, ce sont juste des petites pertes de sang. 

Ces spottings font partie de la fin de la phase post-ovulatoire et les règles démarrent véritablement au premier jour du saignement bien franc, qui nécessite une protection menstruelle 🙂 Il est donc normal que la température basale ne chute pas encore en cas de spottings.

grossesse

Un début de grossesse

Certaines femmes, en revanche, remarquent des saignements légers et un maintien de leur température corporelle sur un plateau haut, tout simplement parce qu’elles sont enceintes ! Les pertes de sang observées ne sont donc pas des règles, mais des saignements de début de grossesse.

Si vous avez un doute sur un potentiel rapport fécondant et votre température qui ne chute pas 16 jours après l’ovulation, n’hésitez pas à faire un test de grossesse, qui pourra confirmer si une grossesse a débuté !


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


On l’a vu, sous l’influence de nos hormones féminines (et surtout de leur chute en fin de cycle), notre température est généralement basse pendant les règles. Néanmoins, on a aussi balayé ensemble toutes les situations qui peuvent expliquer que votre température corporelle ne baisse pas pendant vos règles, ce qui arrive à un certain nombre de femmes ! Si cela se produit à chaque cycle, cela peut venir d’une inflammation sous-jacente ; si c’est plus ponctuel, il est possible qu’un élément perturbateur soit venu chambouler votre courbe de température, ou qu’une grossesse ait débuté !

On espère en tout cas que cela vous aura permis de comprendre qu’au delà des règles très théoriques de la symptothermie, certaines subtilités de nos corps de femme peuvent faire émerger des exceptions à ces règles 🙂 Tenir une courbe de température peut aussi vous aider à comprendre votre corps à vous et déceler d’éventuels signaux qu’il vous envoie sur votre équilibre hormonal, voire à augmenter vos chances de concevoir, en croisant ce précieux indicateur avec la glaire cervicale, selon les règles de la symptothermie pour repérer l’ovulation.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous faites partie des femmes qui voient leur température corporelle chuter en fin de cycle et donc leurs règles se profiler avant la première goutte de sang, ou bien de celles qui constatent que leur courbe de température se maintient pendant les règles, pour chuter ensuite ? Dites-nous tout en commentaire !

Les sources complémentaires

  • Stanford et al : Obstetrics and Gynecology Vol.101 No 6 pp.1285-1293, 2003.