La préménopause (ou périménopause) peut durer plusieurs années, jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
Elle se manifeste en premier lieu par des signes d’une carence en progestérone (SPM, règles abondantes, cycles raccourcis, spottings prémenstruels, etc.), puis, au fil du temps, par des indices d’un manque d’oestrogènes (sècheresse cutanée et vaginale, règles peu abondantes, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, etc.)
Il n’est pas possible de détecter l’entrée en préménopause avec un bilan sanguin : l’observation des symptômes est capitale !
Si les symptômes de la préménopause sont trop envahissants, il est possible de demander un traitement hormonal à son médecin et/ou de mettre en place une routine d’hygiène de vie adaptée (alimentation, complémentation, activité physique, etc.)
On a tendance à penser que la pré-ménopause précède la ménopause de très près, et qu’il s’agit donc d’une problématique à considérer plutôt en fin de quarantaine. Pourtant, le cycle s’arrête de manière très progressive, et les premiers symptômes de la préménopause peuvent se faire sentir dès 35 ans !
Dans ce cas, comment savoir si on est en préménopause ? Quels sont les premiers signes ? Et surtout, comment mieux les vivre et être moins impactée par tous les changements hormonaux en présence ? On vous explique tout ça !
La FSH est l’hormone envoyée par le cerveau pour communiquer avec les ovaires pour stimuler les follicules ovariens. Quand elle est trop basse, les follicules ne sont pas bien stimulés et quand elle est trop élevée, elle reflète plutôt une mauvaise réponse des ovaires aux sollicitations du cerveau (qui hurle pour se faire entendre).
Les symptômes d’une FSH basse ou trop élevée se ressemblent beaucoup car dans les deux cas, les œstrogènes ne sont pas assez présents : sécheresse des muqueuses, absence de glaire cervicale, règles courtes/rosées, bouffées de chaleur… voire une absence de règles.
Une prise de sang permet de confirmer un excès ou un manque de FSH, mais la FSH doit aussi être interprétée au regard des œstrogènes, de la LH, de la prolactine, entre autres.
La FSH augmente naturellement avec l’âge, car les ovaires fatiguent au fil du temps et le cerveau « sur-compense » pour les réveiller (et c’est normal !).
Médicalement, un déséquilibre de la FSH est principalement rétabli ou contourné par un traitement hormonal visant à compenser le manque d’œstrogènes, ou par un protocole PMA. En revanche, l’hygiène de vie a aussi son rôle à jouer et travailler sur son alimentation et son niveau de stress notamment peut aider !
La FSHest une hormone essentielle à l’ovulation, car elle agit directement sur le développement des follicules ovariens, qui se lancent dans la course à l’ovulation à chaque début decycle menstruel. Or, parfois, elle peut se faire trop discrète, ou au contraire, être un peu trop présente ! Dans les deux cas, cela a un impact sur la fertilité et il est important de travailler dessus. Rôles de la FSH, niveau optimal, causes et conséquences d’une FSH déséquilibrée, traitements disponibles : on parle de tout ça dans ce qui suit !
Le cycle menstruel peut connaître des variations tout à fait normales, et tous les cycles ne se ressemblent pas forcément. L’ovulation peut par exemple être décalée de quelques jours, de manière physiologique !
Un cycle est réellement irrégulier quand sa longueur varie de plus de 7 jours d’un cycle à l’autre.
L’irrégularité du cycle est généralement liée à une irrégularité de l’ovulation, qui décale la survenue des règles.
L’ovulation peut être irrégulière à la puberté, en post-partum, en périménopause ou après l’arrêt d’une contraception hormonale : ces causes sont normales !
L’irrégularité du cycle peut également être liée à un déséquilibre hormonal : SMOP (ex SOPK), endométriose, excès de prolactine, problème de thyroïde ou encore au stress.
On peut travailler sur la régularité de l’ovulation via des solutions médicales ou de nouvelles habitudes d’hygiène de vie.
On peut tomber enceinte avec un cycle irrégulier, à condition de travailler sur la cause de cette irrégularité et en sachant repérer nos signaux de fertilité.
En tant que femme, avoir ses règles est rarement un moment qu’on adore… mais quand elles sont irrégulières et totalement imprévisibles, c’est encore pire ! De plus, avoir un cycle irrégulier soulève forcément des questions : est-ce que c’est grave ? Est-ce que c’est forcément lié à un problème de santé ? Est-ce que je vais connaître des difficultés pour tomber enceinte ? Comment faire pour « viser juste » si je veux avoir un bébé ?
Dans cet article, on va répondre à ces questions très fréquentes (et totalement légitimes !) 🙂
Les oestrogènes sont les hormones de la première phase du cycle menstruel, des règles à l’ovulation. Ils restent présents ensuite, mais en quantité plus faible, puisque c’est ensuite la progestérone qui devient dominante, de l’ovulation aux règles.
L’hyperoestrogénie peut être « vraie » ou relative après l’ovulation : on peut avoir effectivement trop d’oestrogènes par rapport à la progestérone (hyperoestrogénie vraie), ou c’est la progestérone qui peut être insuffisante face à des oestrogènes normaux (hyperoestrogénie relative).
Un listing des symptômes ressentis et surtout un bilan hormonal 7 jours après l’ovulation peuvent confirmer le diagnostic.
L’adolescence, la préménopause, l’arrêt d’une contraception hormonale, la période du post-partum et/ou une exposition trop fréquente aux perturbateurs endocriniens peuvent expliquer un déséquilibre oestrogénique.
On peut corriger ce dérèglement hormonal via des traitements médicaux et/ou des habitudes liées à l’hygiène de vie (gestion du stress, limitation des perturbateurs endocriniens, soutien de la progestérone et/ou élimination des oestrogènes).
Seins douloureux, maux de tête, irritabilité, règles douloureuses, SPM… sont autant de symptômes désagréables et qui peuvent évoquer un excès d’oestrogènes. En effet, nos hormones féminines ont toutes un rôle dans le cycle menstruel et la santé féminine, mais il est important qu’elles soient produites au bon moment et en quantité raisonnable !
Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’excès d’oestrogènes (ou hyperoestrogénie), qui est mine de rien, assez fréquent chez les femmes que l’on accompagne dans nos clubs : quels sont les signes évocateurs, comment confirmer un trop-plein d’oestrogènes, quels sont les facteurs qui le favorise et surtout, comment faire pour revenir à l’équilibre 🙂
Les oestrogènes sont des hormones féminines capitales pour la mise en place de l’ovulation, mais également pour notre équilibre global. Ils sont essentiellement produits par les follicules ovariens (mais pas que !)
Une carence en oestrogènes peut se manifester par des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des règles absentes ou peu abondantes, une sécheresse vaginale et cutanée, entre autres.
Les causes d’une insuffisance oestrogénique sont nombreuses : insuffisance ovarienne, adénome hypophysaire, anomalies génétiques, troubles thyroïdiens… Elles peuvent aussi être liées à notre mode de vie (stress, sous-poids, carences nutritionnelles). La préménopause et la ménopause sont également des périodes de vie durant lesquelles les oestrogènes viennent à manquer !
Les causes d’un manque d’oestrogènes étant multiples, les traitements le sont également. L’hygiène de vie a également son rôle à jouer, notamment grâce à un apport suffisant de nutriments, vitamines et minéraux, une limitation des sources de stress et un bon dosage de l’activité sportive.
Si l’on parle assez souvent de l’excès d’oestrogènes, une carence en oestrogènes peut être tout aussi pénible : bouffées de chaleur, peau sèche, manque d’énergie, règles irrégulières ou absentes, sont quelques-uns des symptômes qui peuvent nous gâcher la vie et/ou contrecarrer un projet d’enfant (entre autres !) !
Les oestrogènes contribuent à un nombre important de mécanismes biologiques chez les femmes : santé cardiovasculaire, ostéo-articulaire, régulation de la température… et bien sûr, le cycle menstruel et l’ovulation ! Une carence en oestrogènes n’est donc pas à prendre à la légère et dans ce qui suit, on va vous expliquer comment la reconnaître et vous donner des pistes pour retrouver un taux d’oestrogènes optimal. On y va ?
Les hormones sont des molécules qui régissent un grand nombre de mécanismes physiologiques dans notre corps.
La GnRH, la LH, la FSH, les oestrogènes et la progestérone sont les hormones principales du cycle menstruel, sécrétées par le cerveau et les ovaires. D’autres hormones peuvent interférer avec elles, comme les hormones thyroïdiennes, le cortisol, l’insuline et la prolactine.
L’observation de son cycle menstruel et de ses symptômes, ainsi qu’un bilan hormonal, peuvent permettre de diagnostiquer un déséquilibre hormonal.
Des traitements médicaux, ainsi que des ajustements d’hygiène de vie, peuvent aider les hormones féminines à retrouver leur équilibre.
Les hormones fluctuent et chaque cycle menstruel est différent : il n’est pas nécessaire de s’alarmer si certains symptômes sont ressentis sur seulement un cycle, de manière isolée 🙂
Parfois, notre cycle menstruel nous envoie des petits signaux que l’on ne sait pas toujours interpréter : un spotting impromptu, une humeur en dents de scie, des pertes blanches inopinées, un cycle plus long ou plus court, des règles « pas comme d’habitude »… Et bien sûr, dans ces cas-là, on peut clairement se demander ce qu’il se passe dans notre corps et si un dérèglement hormonal ne serait pas en train de s’installer (surtout si ces symptômes se répètent) !
Dans cet article, on va voir ensemble quels signaux peuvent effectivement nous mettre la puce à l’oreille, dans quelles circonstances, et comment on peut rectifier le tir pour retrouver notre équilibre hormonal 🙂
Pour info, on a aussi publié une vidéo Youtube et un épisode de podcast au sujet du déséquilibre hormonal, qui complète très bien la lecture de cet article 😉
L’aménorrhée désigne l’absence de règles depuis au minimum 3 mois.
Elle peut être primaire si les règles n’ont jamais débuté, ou secondaire, si la femme a déjà été réglée par le passé.
L’aménorrhée est normale en cas de grossesse, de ménopause ou d’allaitement. Elle peut aussi survenir après l’arrêt d’une contraception hormonale, le temps que le cycle menstruel reprenne du service.
Les règles sont toujours la conséquence d’une ovulation réussie.
L’absence de règles peut venir d’un problème de l’ovulation (venant soit du cerveau, soit des ovaires), d’un anomalie mécanique (utérus absent ou présentant des adhérences, col de l’utérus bouché, etc.) ou d’un trouble génétique.
Le traitement de l’aménorrhée dépend de sa cause, et il est possible de relancer le cycle menstruel et les règles grâce à des solutions médicales et/ou axées sur l’hygiène de vie.
Les règles ne sont pas toujours nos meilleures amies, mais il faut bien avouer que quand elles sont absentes, on se pose généralement beaucoup de questions (la première étant, « est-ce que je suis enceinte ? »), surtout si on est en essai bébé et que notre test de grossesse est négatif.
Cette absence des règles porte un nom médical, l’aménorrhée, et elle peut avoir des causes très variées, qu’elles soient hormonales ou mécaniques. Dans cet article, nous allons voir en détail pourquoi, parfois, nos règles jouent aux abonnées absentes 🙂
Qu’est-ce que l’aménorrhée ?
L’aménorrhée désigne l’absence de règles, et ce, depuis au moins 3 mois. Un simple retard de règles de quelques jours, d’une ou deux semaines, n’est donc pas une aménorrhée !
On distingue généralement l’aménorrhée primaire ou et l’aménorrhée secondaire.
Aménorrhée primaire
On parle d’aménorrhée primaire lorsque la jeune fille n’a toujours pas eu ses premières règles à l’âge de 16 ans. En effet, les premières règles se présentent entre l’âge de 10 et 15 ans, généralement deux ans après l’apparition des premiers caractères sexuels secondaires lorsque la puberté démarre, à savoir les seins, les poils et l’élargissement des hanches (entre autres).
Une adolescente qui souffre d’aménorrhée primaire peut avoir des caractères sexuels développés ou non, en fonction de la cause de son absence de règles et de cycle menstruel.
Aménorrhée secondaire
L’aménorrhée secondaire, quant à elle, désigne l’absence de règles depuis plus de 3 mois chez une femme qui a déjà eu ses règles. Hormis durant la ménopause, la grossesse et l’allaitement, cette mise en pause du cycle menstruel chez une femme en âge de procréer n’est pas normale !
Pourquoi les femmes ont leurs règles tous les mois ?
Le cycle menstruel et les règles font partie de nos vies de femme : même si on s’en passerait bien parfois, nos menstruations sont la preuve que notre corps fait en sorte d’ovuler, cycle après cycle, qu’on ait envie d’avoir des enfants ou non 🙂
Les règles surviennent en moyenne tous les 21 à 35 jours : en effet, notre cycle menstruel ne dure pas forcément 28 jours, et sa longueur peut varier d’une femme à l’autre et d’un cycle à l’autre.
Et, l’élément essentiel à retenir, c’est qu’elles sont toujours la conséquence de l’ovulation : en effet, le corps ovule à chaque cycle, et, en l’absence de fécondation, la muqueuse utérine bâtie au fil du cycle se détache et est évacuée grâce aux saignements.
Le cycle menstruel se découpe en 2 parties :
Des règles à l’ovulation, ce sont les oestrogènes qui dominent. Au tout début du cycle, l’hypothalamus, une aire de notre cerveau, envoie une hormone, la GnRH, à une autre zone cérébrale, l’hypophyse. L’hypophyse, en réponse, stimule les follicules ovariens situés dans nos ovaires, en envoyant de la FSH. Les follicules se mettent à maturer et ce faisant, ils sécrètent des oestrogènes. Or, les oestrogènes ont, parmi leurs nombreux rôles, la mission d’épaissir l’endomètre ! Au bout de quelques jours, un follicule devient dominant et manifeste sa présence par une sécrétion massive d’oestrogènes. Cette quantité maximale d’oestrogènes est détectée par le cerveau, qui lance l’ovulation en produisant une nouvelle hormone, la LH. L’ovulation se produit dans les 16 heures qui suivent.
De l’ovulation aux règles, les oestrogènes sont moins présents et c’est la progestérone, sécrétée par le corps jaune, qui prédomine. Le corps jaune est le follicule vidé de son ovocyte et il va sécréter de la progestérone de manière exponentielle pendant 7 jours, dans le but de préparer une grossesse : la progestérone va alors vasculariser la muqueuse utérine construite et épaissie par les oestrogènes, afin d’en faire un nid douillet dans lequel l’embryon va s’accrocher s’il y a eu une fécondation, mais aussi bien la maintenir en place. Si elle n’a pas eu lieu, le corps jaune s’essouffle, la production de progestérone chute : l’endomètre n’est plus maintenu et les règles démarrent.
Vous l’aurez donc compris, l’ovulation et les règles sont le fruit de toute une cascade hormonale, entre le cerveau et les ovaires. Pas d’ovulation, pas de règles !
Dans quels cas l’absence de règles est-elle normale ?
Nous avons commencé à l’évoquer précédemment, mais certaines situations tout à fait physiologiques peuvent expliquer une absence de règles.
Grossesse
La grossesse est une situation très connue d’aménorrhée : il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre parler de « semaines d’aménorrhée » pour dater une conception !
En effet, lorsqu’une femme tombe enceinte, elle produit beaucoup de progestérone : or, cette hormone, en plus de vasculariser et maintenir l’endomètre, bloque l’ovulation. En effet, elle est la « gardienne du temple », et protège la grossesse : ce faisant, elle inhibe la sécrétion de LH par le cerveau et empêche qu’une nouvelle ovulation/fécondation vienne perturber la grossesse en cours ! Une femme enceinte ne peut donc pas avoir ses règles, même si des saignements de grossesse peuvent survenir.
C’est la raison pour laquelle il faut toujours faire un test de grossesse en cas de retard de règles, pour écarter cette possibilité 🙂
Allaitement
Lorsqu’une femme allaite, elle produit une hormone toute particulière : la prolactine. Or, la prolactine a pour particularité, elle aussi, d’interférer avec l’ovulation ! En effet, en cas d’allaitement, le cerveau estime qu’il est éventuellement trop tôt pour commencer une nouvelle grossesse.
L’allaitement peut donc bloquer le cycle (ou du moins le perturber) et la méthode MAMA est d’ailleurs un moyen de contraception à la disposition des jeunes mamans, pendant les 6 premiers mois du bébé.
Ménopause
Lorsque le cycle menstruel et le processus ovulatoire s’arrêtent totalement, on entre en ménopause. La ménopause intervient en moyenne vers 51 ans et est diagnostiquée après une absence de règles de plus d’un an.
Ceci étant dit, les cycles peuvent commencer à cafouiller bien avant, lors de la périménopause: en effet, le cycle menstruel met des années à s’arrêter totalement, et avant cela, les ovulations peuvent se raréfier et les cycles devenir plus longs, ce qui conduit à des périodes d’aménorrhée, d’absence de règles plus ou moins longues.
Pilule contraceptive
Cette dernière situation n’est pas vraiment physiologique, mais elle est néanmoins très courante. En effet, lorsque l’on prend une pilule contraceptive combinée (et certaines pilules progestatives), l’ovulation est bloquée. Le cycle menstruel est donc en pause et les règles aussi !
Car oui, lesrègles sous pilule, sont en fait des hémorragies de privation, qui ne sont pas la conséquence d’une ovulation sans fécondation comme les vraies menstruations, mais simplement une réaction de notre corps à la soudaine chute hormonale artificielle induite par la pause entre les plaquettes.
Par ailleurs, les femmes qui ont une contraception seulement basée sur unprogestatif (une version chimique de la progestérone, sous forme d’une pilule ou d’un stérilet, par exemple) n’ont généralement plus leurs règles. En effet, si les oestrogènes naturels ne sont pas remplacés par une version synthétique, la muqueuse utérine n’est pas épaissie, et il n’y a donc rien à évacuer au moment de la semaine de pause.
Même chose pour les femmes qui prennent lapilule en continu : étant donné qu’il n’y a pas de pause entre les plaquettes, il n’y a aucune chute hormonale, l’endomètre se maintient (bien qu’il soit très très fin) et les saignements ne se déclenchent pas.
Enfin, il n’est pas rare que les règles mettent un certain temps à revenir après l’arrêt de la pilule : en effet, il faut un certain temps au dialogue cerveau/ovaires pour reprendre de manière fluide afin de relancer une ovulation. Il peut donc y avoir quelques loupés qui vont repousser l’ovulation et donc les règles, et donc éventuellement une période d’aménorrhée post pilule.
Aménorrhée : quelles en sont les causes ?
Les causes d’absence de règles sont nombreuses ! Elles peuvent provenir d’un déséquilibre hormonal (au niveau ovarien ou cérébral), d’une anomalie au niveau de l’utérus, du col de l’utérus ou du vagin, ou encore d’un problème génétique. Certains médicaments peuvent aussi être en cause !
Un problème d’ovulation
Pour que les règles soient présentes, il faut qu’une ovulation ait eu lieu dans les 16 jours qui précèdent. Ainsi, une aménorrhée primaire ou secondaire peut s’expliquer par un blocage de l’ovulation, un souci lors de l’une des étapes du cycle menstruel.
Le blocage peut venir du cerveau, au niveau de l’axe hypothalamo-hypophysaire : un stress intense (physique ou mental), ainsi que des carences et une masse graisseuse trop faible (en cas d’anorexie mentale par exemple, mais aussi d’un excès de sport) peuvent provoquer un arrêt des règles. Pourquoi ? Parce que l’hypothalamus est le point de contact entre les systèmes nerveux et hormonal : s’il détecte que nous sommes trop fragiles émotionnellement ou physiquement, il va nous placer en mode survie et clairement, pour lui, ce n’est pas le moment d’enfanter. La production de GnRH et de FSH par l’hypophyse sont donc ralenties et les follicules ovariens ne sont pas stimulés.
Ce blocage peut aussi venir d’une tumeur bénigne au niveau hypophysaire, ou d’un adénome à prolactine, qui peut provoquer une production trop importante de cette hormone, même si on n’est pas enceinte. Or, souvenez-vous, la prolactine entrave l’ovulation !
Lorsque le blocage vient de la zone cérébrale, la LH et la FSH sont généralement basses, tout comme les oestrogènes.
L’inhibition de l’ovulation peut aussi venir d’un problème au niveau ovarien : dans ce cas, les follicules ne répondent pas, ou pas bien, aux sollicitations du cerveau. Cela peut arriver en cas d’insuffisance ovarienne précoce ou de périménopause (les follicules commencent à fatiguer), par exemple. Aux analyses, on peut avoir une FSH haute et des oestrogènes bas, car le cerveau « hurle » sur les ovaires pour essayer de se faire entendre, sans succès. Or, sans oestrogènes, pas d’ovulation et pas d’épaississement de l’endomètre, ce qui explique que les règles soient absentes.
On peut également citer le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP, ex SOPK) , un trouble hormonal complexe qui peut bloquer l’ovulation, allonger les cycles et donc se manifester par des périodes d’aménorrhée. En cas de syndrome métabolique ovarien polyendocrinien , la LH peut être chroniquement élevée par rapport à la FSH, ce qui perturbe la maturation folliculaire et le processus ovulatoire. Le souci, c’est qu’un pic de LH est indispensable pour permettre l’expulsion de l’ovocyte au moment de l’ovulation ! Par ailleurs, les follicules peuvent être bloqués dans leur développement, sans qu’aucun ne parvienne à maturité : ils débutent leur croissance en début de cycle, mais n’achèvent pas le processus. C’est ce phénomène qui explique l’aspect « polykystique » des ovaires observé à l’échographie : il ne s’agit pas de véritables kystes, mais de follicules immatures.
Le SMOP peut également se manifester par une hyperandrogénie (taux élevés d’androgènes, comme la testostérone), qui peut provoquer des symptômes comme une perte de cheveux marquée (alopécie), de l’acné ou un hirsutisme (poils sur des zones habituellement masculines, comme le menton ou le torse). En revanche, les œstrogènes sont souvent normaux ou modérément élevés, bien que parfois bas.
Le diagnostic de SMOP, toujours posé par un médecin, repose sur les critères de Rotterdam : il est établi lorsqu’au moins deux des trois caractéristiques suivantes sont présentes, après exclusion d’autres causes possibles :
Une hyperandrogénie clinique (des manifestations visibles) ou biologique (démontrée par les prises de sang)
Des ovaires à l’aspect polykystique à l’échographie (plus de 20 follicules par ovaire ou un volume ovarien accru).
Un problème mécanique
Il arrive aussi parfois que les règles soient tout simplement bloquées par un problème mécanique ou une particularité anatomique :
Une absence d’utérus, qu’elle soit de naissance ou suite à une hystérectomie (ablation de l’utérus)
Un blocage au niveau de l’utérus : des adhérences utérines (qu’on appelle aussi synéchies), qui sont parfois une séquelle d’une intervention chirurgicale)
Un blocage au niveau du col de l’utérus (sténose cervicale),
Un blocage au niveau du vagin (comme une fusion des lèvres, par exemple).
Dans ce cas, la sécrétion hormonale est normale mais l’endomètre ne peut pas être évacué, ou est inexistant si l’utérus est absent.
Certains médicaments
La prise de certains médicaments peut entraver, voire bloquer le processus ovulatoire :
des antidopaminergiques qui augmentent la prolactine
des neuroleptiques ou anti-dépresseurs qui jouent sur le complexe hypothalamo-hypophysaire
La radiothérapie et la chimiothérapie
Entre autres !
On peut également citer les anti-inflammatoires, qui, lorsqu’ils sont pris de façon chronique, peuvent perturber l’ovulation : en effet, le follicule, pour expulser son ovocyte, a besoin de provoquer une petite réaction inflammatoire pour pouvoir rompre sa membrane.
Anomalies génétiques
En effet, certaines anomalies génétiques peuvent perturber le cycle menstruel et donc provoquer une aménorrhée primaire, dès la puberté. On peut citer le syndrome de Turner, qui est est une anomalie chromosomique qui affecte les femmes et qui résulte d’une absence totale ou partielle d’un chromosome X. Ainsi, les ovaires ne se développent pas normalement et ne produisent pas d’oestrogènes ; par ailleurs, l’utérus est généralement atrophié.
Un déséquilibre au niveau de la thyroïde
Un problème thyroïdien peut provoquer une aménorrhée, car la thyroïde joue un rôle clé dans la régulation hormonale, notamment au niveau de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien. Les déséquilibres thyroïdiens (hyperthyroïdie ou hypothyroïdie) peuvent donc perturber les cycles menstruels de différentes manières !
L’hypothyroïdie (insuffisance de production d’hormones thyroïdiennes) peut causer une aménorrhée, car elle ralentit tout le métabolisme, et donc, le cycle menstruel. De plus, l’hypothyroïdie peut faire augmenter le taux de prolactine et perturber le développement des follicules.
À l’inverse, une hyperthyroïdie peut (l’excès d’hormones thyroïdiennes) peut altérer la pulsation de la GnRH, affectant la libération de FSH et LH. Par ailleurs, l’augmentation du métabolisme peut entraîner une perte de poids importante ou une carence énergétique, ce qui, on l’a vu, peut bloquer l’ovulation.
Comment « relancer » les règles ?
Une fois qu’on a dit tout ça, une question (légitime) se pose : comment retrouver ses règles, comment retrouver une ovulation ?
Très souvent, les professionnels de santé proposent de « relancer le cycle » grâce à un traitement progestatif (comme le Duphaston) : cette piste ne semble néanmoins pas forcément efficace, car laprogestérone de synthèse ne permet pas de relancer l’ovulation. Elle induit simplement une hémorragie de privation et permet de reprendre le cycle de zéro. Néanmoins, rien ne garantit que l’ovulation aura bien lieu au cycle suivant ! De plus, si le Duphaston par exemple est pris trop tôt, alors qu’une ovulation se préparait, la progestérone de synthèse qu’il contient peur contrecarrer l’ovulation.
La prise en charge va plutôt dépendre de la raison de ce blocage du cycle menstruel, qu’elle soit hormonale ou mécanique. C’est la raison pour laquelle, généralement, le médecin réalise à la fois :
Un examen gynécologique, pour s’assurer que le vagin et le col soient OK. Chez la jeune fille qui n’a pas encore eu ses règles, on peut vérifier son développement pubertaire (poils, seins).
Des examens d’imagerie (IRM, échographie), pour vérifier l’aspect de l’utérus et des ovaires
Un bilan hormonal : oestrogènes, LH, FSH, androgènes, mais aussi des hormones thyroïdiennes.
Le médecin commence aussi généralement par vérifier qu’une grossesse ne soit pas en cours, grâce à un test de grossesse urinaire ou sanguin, pour exclure cette possibilité. Il peut vous poser quelques questions sur votre niveau de stress et votre hygiène de vie (trop de sport, une prise alimentaire trop faible, etc.)
Ensuite, en fonction des résultats, le médecin va vous proposer un traitement adapté, voire une intervention chirurgicale (en cas d’une anomalie utérine ou d’un adénome à prolactine, par exemple)
Enfin, en complément de cette prise en charge médicale, ou si tout semble normal aux examens, il est également possible de mettre en place des ajustements d’hygiène de vie : une réduction des sources de stress, une alimentation physiologique avec des nutriments essentiels au bon déroulé du cycle menstruel (bons gras, protéines, vitamines, minéraux, etc), une activité physique adaptée… entre autres !
Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée, si vous êtes en situation d’aménorrhée et que vous aimeriez relancer votre cycle menstruel pour avoir un bébé, le Fertility Club est à votre disposition <3
Absence de règles : quand consulter ?
N’hésitez pas à aller voir votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme si vos règles sont absentes depuis plus de 3 mois, que vous soyez en post-pilule, ou non. En effet, il n’est pas normal de ne plus avoir ses règles (hors grossesse, ménopause ou allaitement) et l’aménorrhée est souvent le symptôme d’un souci plus profond 🙂
Suivre son cycle menstruel, pour repérer ses prochaines règles
Quand les règles manquent à l’appel, on peut vraiment se sentir un peu démunie : toutefois, apprendre à observer votre cycle menstruel peut vous redonner un peu de prise sur la situation 🙂
En effet, l’ovulation est un phénomène qui se passe à l’intérieur de notre corps, certes, mais elle se manifeste par des indices tout à fait précis et observables :
la présence et la montée en qualité de la glaire cervicale : il s’agit d’un mucus sécrété sous l’influence des oestrogènes (qu’on appelle souvent « pertes blanches »)
la température, qui augmente après l’ovulation, sous l’influence de la progestérone.
Cette combinaison des deux facteurs permet de spotter l’ovulation grâce à une méthode appelée la symptothermie: elle vous permettra d’observer votre cycle, de repérer votre prochaine ovulation et donc vos prochaines règles (qui doivent survenir au max 16 jours plus tard, hors grossesse) !
De plus, ces observations peuvent s’avérer très précieuses pour la prise en charge et le suivi de votre aménorrhée par votre équipe médicale 🙂
Pour résumer – Questions fréquentes
Quelle est la différence entre aménorrhée et grossesse ?
L’aménorrhée désigne l’absence de règles depuis plus de 3 mois : elle peut s’expliquer par la grossesse (le cycle menstruel est à l’arrêt pendant les 9 mois de gestation), mais pas seulement !
Quelle est la cause de l’aménorrhée ? Quelle maladie provoque l’arrêt des règles ?
Les causes de l’aménorrhée sont multiples, car elle peut découler :
D’un problème d’ovulation, soit au niveau cérébral (le cerveau n’envoie pas la commande aux ovaires de faire maturer des ovocytes), soit au niveau ovarien (les follicules ne répondent pas à la commande du cerveau).
De tumeurs hypophysaires bénignes, d’un adénome à prolactine
D’un syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP)
De l’arrêt d’une contraception hormonale, le temps que le cycle menstruel redémarre (l’absence de règles doit être temporaire)
D’une anomalie ou d’un problème anatomique : absence d’utérus ou présence d’adhérences utérines, col de l’utérus ou vagin bloqués
De certains traitements médicaux (antidopaminergiques, antidépresseurs, etc).
D’un trouble génétique, comme le syndrome de Turner
D’une hypothyroïdie ou d’une hyperthyroïdie.
La grossesse, la ménopause et l’allaitement sont aussi des causes tout à fait normales d’aménorrhée.
Comment retrouver ses règles ?
La prise en charge doit être adaptée en fonction de la cause de l’aménorrhée. Elle peut prendre la forme d’un traitement hormonal, d’une intervention chirurgicale et/ou d’ajustements d’hygiène de vie.
La prise d’un traitement progestatif comme le Duphaston provoque des saignements qui ne sont pas des règles et ne relance pas le cycle : en effet, les menstruations sont toujours la conséquence d’une ovulation réussie.
Pour conclure, l’aménorrhée est un trouble assez complexe du cycle menstruel, qui peut venir de plein de choses : notre cerveau, nos ovaires, nos hormones, notre anatomie, etc. En tout cas, une chose est sûre : lorsque vos règles se font désirer, il est toujours intéressant de faire un test de grossesse (la base !) et de creuser si le test s’avère négatif.
Heureusement, il existe beaucoup de pistes, autant médicales que naturelles, pour retrouver des règles régulières, et ça, c’est une bonne nouvelle ! Car oui, nos règles, on les aime autant qu’on les déteste : on n’a pas envie de les voir arriver, mais elles sont de précieuses messagères qu’on ovule bien.
Bref, on espère fort que cet article vous sera utile si vous êtes en situation d’aménorrhée 🙂 N’hésitez pas à nous faire vos retours en commentaires !
La périménopause survient plusieurs années avant la ménopause, parfois 10 ans auparavant !
Une femme en périménopause continue d’ovuler et reste fertile, bien que ses cycles soient plus irréguliers.
Lors de la périménopause, c’est la progestérone qui chute la première, ce qui peut raccourcir les cycles et provoquer un syndrome prémenstruel plus marqué.
Les oestrogènes suivent ensuite, rendant l’ovulation plus rare et les cycles plus longs, jusqu’à leur arrêt définitif à la ménopause.
On peut soulager les symptômes de la préménopause et de la ménopause grâce à un traitement hormonal de la ménopause bien mené et/ou des options plus naturelles.
🎧🎞 On a aussi creusé ce sujet passionnant de la périménopause en podcast avec l’une des spécialistes du sujet, l’endocrinologue canadienne Jerilynn Prior ! Elle apporte un éclairage hyper précieux sur cette phase de transition, les bouleversements hormonaux à l’oeuvre (notamment du côté de la progestérone) et le traitement hormonal que l’on peut mettre en place. Il est hyper complémentaire à cet article, n’hésitez pas à l’écouter !
Si le concept de la ménopause est généralement assez clair pour tout le monde (il s’agit de l’arrêt des règles et surtout du cycle menstruel), celui de la périménopause (ou préménopause) est généralement plus flou : on ne sait pas réellement quand elle débute, ce qu’elle englobe et comment elle se manifeste.
Pourtant, la périménopause est une étape très importante dans la vie d’une femme, qui, spoiler alert, peut démarrer dés la fin de la trentaine ! Avec, à la clé, un SPM assez vénère, des cycles irréguliers et des règles un peu différentes. En clair, on reconnaît de moins en moins notre cycle :s, et ça peut être déroutant quand on n’est pas consciente de la raison hormonale derrière ces changements. Bref, dans ce qui suit, on fait le point avec vous sur ce sujet passionnant 🙂
Le syndrome prémenstruel (SPM) correspond à un ensemble de symptômes physiques et émotionnels (fatigue, irritabilité, douleurs, anxiété…) qui apparaissent quelques jours avant les règles et disparaissent à leur arrivée.
Le SPM serait lié à une sensibilité aux variations hormonales en phase lutéale, souvent associée à un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone, ainsi qu’à des facteurs comme l’inflammation, la sérotonine ou certaines carences nutritionnelles.
Fréquent mais non inévitable, le SPM peut être soulagé durablement grâce à une meilleure compréhension du cycle menstruel et à des ajustements d’hygiène de vie adaptés.
Fatigue écrasante, irritabilité au plafond, envie de pleurer pour un rien, ventre gonflé ou douleurs… Si les jours qui précèdent les règles ressemblent à un petit chaos intérieur, il s’agit très probablement d’un syndrome prémenstruel (SPM).
Le SPM correspond à un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui surviennent en fin de cycle menstruel, généralement quelques jours avant les menstruations. Très courant, il concernerait entre 20 et 40 % des femmes, avec une intensité très variable.
Bonne nouvelle : non, ce n’est pas une fatalité. Ces manifestations sont souvent le signe que quelque chose se joue du côté de l’équilibre hormonal, notamment entre œstrogènes et progestérone.
Symptômes, causes, solutions naturelles… voici comment mieux comprendre ce qui se passe dans votre corps et surtout, comment apaiser ce SPM.
Hors grossesse, les règles surviennent toujours 16 jours maximum après l’ovulation, en raison de la durée de vie limitée du corps jaune.
Une femme n’ovule pas forcément à J14 et la date de l’ovulation n’est pas fixe d’un cycle à l’autre, tout comme la durée du cycle qui peut varier de quelques jours.
En cas de test de grossesse négatif, un retard de règles peut donc s’expliquer par un décalage de l’ovulation, dont les raisons sont multiples : le stress, du sport en excès, une maladie comme un SMOP (ex SOPK) engendrant des cycles irréguliers, la pré-ménopause, etc.
Le mieux est de suivre son cycle menstruel pour bien repérer l’ovulation !
Lorsque les règles tardent à venir, on peut légitimement se demander : « est-ce que je ne serais pas enceinte ? » et faire un test de grossesse pour lever le doute. Sauf qu’il arrive assez souvent que nos règles soient en retard alors que le test est négatif !
Dans ce cas, comment expliquer un retard de règles ? Quelles sont les causes d’un retard de règles, voire, carrément, d’une absence de règles sur plusieurs jours, semaines, mois ?
Dans cet article, on voit ensemble toutes les raisons qui peuvent expliquer un retard de règles, alors qu’on n’est pas enceinte. Et, spoiler : souvent, en fait, vos règles ne sont pas en retard du tout 😉
🎞🍿 Si vous êtes plutôt team vidéo, on a synthétisé cet article avec une vidéo Youtube courte, mais simple et efficace 😉