La pré ménopause (ou périménopause) est une période naturelle de transition, durant laquelle le cycle menstruel peut commencer à être perturbé par les fluctuations hormonales.
Elle ne signe pas pour autant la fin de la fertilité, d’autant plus que les premiers symptômes peuvent survenir jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
Pour tomber enceinte pendant la préménopause, il est important de réaliser un bilan de fertilité, de soutenir sa qualité ovocytaire et de savoir repérer sa période de fertilité avec précision.
Si on ne souhaite pas tomber enceinte, une contraception reste indispensable en préménopause.
Cycles qui raccourcissent, syndrome prémenstruel plus marqué, sommeil perturbé… Beaucoup de femmes commencent à ressentir les premiers signes de la périménopause autour de la quarantaine !
Et une question revient souvent : est-il encore possible de tomber enceinte pendant cette période ?
La réponse peut surprendre, mais oui ! Tant que l’ovulation continue de se produire, une grossesse reste possible. La préménopause ne signifie pas que la fertilité s’arrête du jour au lendemain, même si les cycles deviennent souvent plus imprévisibles.
Alors comment fonctionne la fertilité pendant cette phase de transition hormonale ? Et comment soutenir sa fertilité et repérer son ovulation lorsque les cycles deviennent irréguliers ? On fait le point !
L’endométrite chronique est une inflammation persistante et souvent silencieuse de l’endomètre, la plupart du temps liée à une infection (mais pas toujours !)
Elle est fréquemment mise en évidence lors de problèmes de fertilité, notamment en cas d’arrêts de grossesse précoces à répétition ou d’échecs d’implantation en PMA.
Il est souvent difficile de diagnostiquer une endométrite chronique de manière claire, car elle peut être asymptomatique ou se manifester via des symptômes non spécifiques, comme des douleurs utérines ou des saignements entre les règles.
Une cure d’antibiotiques ciblés peut être proposée, mais elle n’est pas toujours suffisante et ne constitue pas un traitement au long cours. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits (notamment en parcours PMA, au moment du transfert de l’embryon) et on peut également atténuer l’inflammation via de bonnes habitudes d’hygiène de vie.
Troubles de la fertilité inexpliqués, arrêts de grossesse précoces à répétition, échecs d’implantation… derrière ces situations éprouvantes peut se cacher une pathologie féminine encore peu connue : l’endométrite chronique !
Souvent silencieuse, cette inflammation persistante de la muqueuse utérine passe fréquemment inaperçue. Elle n’entraîne pas toujours de symptômes évidents et peut être diagnostiquée assez tardivement, souvent un peu « par hasard » lors d’un bilan de fertilité ! Pourtant, ces dernières années, de plus en plus d’études s’intéressent à son rôle potentiel dans les difficultés de conception, notamment en PMA.
Dans cet article, l’objectif est de faire le point de manière claire sur ce que l’on sait aujourd’hui de l’endométrite chronique : ses mécanismes, ses symptômes, son diagnostic, son impact sur la fertilité, mais aussi comment on peut faire en sorte de la tempérer, médicalement ou par le biais de son hygiène de vie 🙂
La préménopause (ou périménopause) peut durer plusieurs années, jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
Elle se manifeste en premier lieu par des signes d’une carence en progestérone (SPM, règles abondantes, cycles raccourcis, spottings prémenstruels, etc.), puis, au fil du temps, par des indices d’un manque d’oestrogènes (sècheresse cutanée et vaginale, règles peu abondantes, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, etc.)
Il n’est pas possible de détecter l’entrée en préménopause avec un bilan sanguin : l’observation des symptômes est capitale !
Si les symptômes de la préménopause sont trop envahissants, il est possible de demander un traitement hormonal à son médecin et/ou de mettre en place une routine d’hygiène de vie adaptée (alimentation, complémentation, activité physique, etc.)
On a tendance à penser que la pré-ménopause précède la ménopause de très près, et qu’il s’agit donc d’une problématique à considérer plutôt en fin de quarantaine. Pourtant, le cycle s’arrête de manière très progressive, et les premiers symptômes de la préménopause peuvent se faire sentir dès 35 ans !
Dans ce cas, comment savoir si on est en préménopause ? Quels sont les premiers signes ? Et surtout, comment mieux les vivre et être moins impactée par tous les changements hormonaux en présence ? On vous explique tout ça !
La thyroïde régit un grand nombre de métabolismes dans notre corps et a un impact direct sur notre cycle menstruel, notamment grâce à sa contribution à la maturation folliculaire.
En cas d’hypothyroïdie, les hormones thyroïdiennes sont trop basses, tandis que la TSH (l’hormone envoyée par le cerveau pour communiquer avec la thyroïde) est trop élevée.
Une hypothyroïdie peut avoir une cause auto-immune (hypothyroïdie d’Hashimoto), génétique ou venir d’un stress chronique, d’une carence en cofacteurs essentiels, d’une insuffisance en progestérone ou d’un déséquilibre du microbiote intestinal.
Une prise de sang permet de détecter une hypothyroïdie, mais les symptômes cliniques (fatigue inexpliquée, frilosité, difficulté à perdre du poids, etc.) sont tout aussi importants pour établir un diagnostic.
Le ralentissement de la thyroïde a un impact sur les règles, qui peuvent devenir plus abondantes, plus légères, voire irrégulières ou absentes. Preuve que thyroïde et cycle menstruel sont liés !
Les femmes enceintes doivent également surveiller leur thyroïde, dont le bon fonctionnement est important pour le bon déroulé de la grossesse.
Un traitement médical adapté et de bonnes habitudes d’hygiène de vie sont essentiels pour soutenir la thyroïde.
Fatigue, frilosité, règles irrégulières, difficultés à tomber enceinte ? Et si c’était la thyroïde ? Bien qu’elle soit située loin de nos ovaires, cette glande a un lien très étroit avec notre système reproducteur et nos hormones féminines. Quand elle ralentit comme en cas d’hypothyroïdie, cela peut clairement mettre le bazar et compromettre l’ovulation, perturber nos règles et impacter notre fertilité.
Dans cet article, on va essayer de vous expliquer le plus simplement possible ce qu’est l’hypothyroïdie, et par quels mécanismes elle se répercute sur nos ovaires, notre utérus et nos menstruations. On va aussi revenir sur les causes potentielles d’un ralentissement de la thyroïde et bien sûr, lister les traitements et les solutions plus naturelles envisageables pour revenir à l’équilibre !
Pour compléter la lecture de cet article, surtout n’hésitez pas à écouter/regarder notre échange avec le Dr Yoni Assouly, qui nous explique les 4 grands liens entre thyroïde et fertilité !
Un fibrome utérin est une tumeur bénigne que l’on peut retrouver dans la cavité utérine (fibrome sous-muqueux), dans son épaisseur (fibrome intra-mural) ou à l’extérieur de l’utérus (fibrome sous séreux)
La formation d’un fibrome utérin est liée aux hormones du cycle menstruel (et notamment aux oestrogènes). L’âge, l’hérédité, le surpoids peuvent aussi être des facteurs !
La présence de fibromes utérins est confirmée par imagerie (échographie, IRM), mais quelques symptômes peuvent être assez évocateurs, tels que les saignements entre les règles et les règles très abondantes.
Un fibrome sous muqueux peut altérer la fertilité : néanmoins, des solutions médicales et naturelles existent, soit pour en réduire la taille, soit pour les retirer !
La présence d’un fibrome pendant la grossesse peut entraîner certaines complications, mais généralement, tout se passe très bien !
Les fibromes utérins sont assez courants, carils concerneraient environ 20 à 30% des femmes, avec une prévalence chez les femmes d’ascendance africaine: néanmoins, ces petites excroissances qui se logent dans notre utérus peuvent soulever beaucoup de questions et générer beaucoup d’inquiétude, surtout quand on souhaite avoir un enfant.
Dans ce qui suit, nous allons voir clairement quel est le lien entre fibrome utérin et grossesse, fibrome utérin et fertilité, et tout ce qu’il est possible de faire pour le retirer si besoin, ou ralentir sa croissance. Let’s go !
Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?
Les fibromes utérins (ou myomes) sont des tumeurs bénignes du myomètre (la couche musculaire de l’utérus)quipeuvent se développer à l’intérieur de la cavité utérine même, dans l’épaisseur ou à l’extérieur de l’utérus. Ainsi, selon la classification FIGO (Fédération Internationale des Gynécologues et Obstétriciens), il existe 3 types de fibromes utérins, en fonction de leur localisation :
Fibrome sous séreux, à l’extérieur de la paroi utérine
Fibrome intra-mural, au milieu de la paroi de l’ utérus
Fibrome sous muqueux, à l’intérieur de l’utérus, sous l’endomètre (la muqueuse utérine). C’est celui qui pose des problèmes de fertilité, car ils modifient la cavité utérine et la vascularisation de l’endomètre.
Fibrome, polype, kyste : quelle différence ?
On peut parfois confondre ces trois termes, et pourtant ils ne désignent pas du tout la même chose !
Le polype utérin naît non pas dans le muscle mais dans la muqueuse de l’utérus (endomètre). C’est une petite excroissance molle, souvent bénigne, qui peut provoquer des saignements entre les règles ou après les rapports. Il est généralement retiré par hystéroscopie, un geste simple et rapide.
Le kyste ovarien se forme sur ou dans les ovaires, pas dans l’utérus. Il s’agit d’une poche remplie de liquide, souvent liée au cycle ovarien (kyste fonctionnel). La plupart disparaissent spontanément, mais certains types de kystes (endométriosiques, dermoïdes, etc.) nécessitent un suivi plus attentif.
En résumé : le fibrome est un “muscle en trop”, le polype est une “muqueuse en trop” et le kyste est une “poche de liquide ». Ce sont trois phénomènes bénins, mais très différents dans leur origine et leur prise en charge 🙂
Quels sont les symptômes déclenchés par un fibrome utérin ?
Seule une échographie permet de confirmer la présence de fibromes utérins, mais certains symptômes peuvent être évocateurs :
Envies plus fréquentes d’uriner, douleurs au moment d’aller à la selle / constipation
Douleurs pendant les rapports
Il peut aussi arriver qu’un fibrome “souffre” d’un manque d’irrigation : une partie de ses tissus meurt, ce qu’on appelle une nécrose. C’est notamment le cas des fibromes pédiculés, qui sont comme reliés à l’utérus par un petit “cordon” et qui peuvent parfois se tordre sur eux-mêmes (on parle alors de torsion du pédicule). Cela peut provoquer une douleur vive et soudaine dans le bas-ventre, parfois avec une petite fièvre ou des nausées. C’est impressionnant mais rarement grave : le plus souvent, la douleur passe en quelques jours avec un traitement adapté.
Cela dit, un fibrome peut aussi tout à fait être asymptomatique !
Comment savoir si on a un fibrome utérin ?
La présence de fibromes est généralement détectée lors d’une échographie pelvienne, complétée si besoin par une IRM pour préciser leur localisation, leur nombre et leur taille, notamment avant une chirurgie ou un projet de grossesse.
En l’absence de symptômes, les fibromes sont très souvent remarqués lors d’un examen de routine chez le gynécologue !
Un fibrome fait en effet partie des éléments recherchés en cas de problème de fertilité par exemple, parmi toutes les autres pistes qui peuvent expliquer que les essais bébé durent un peu, que vous pouvez retrouver dans la check-list ci-dessous 🙂
Quelles sont les causes d’un fibrome utérin ?
Différents facteurs peuvent favoriser la création et le développement de fibromes utérins :
Un excès d’oestrogènes, ce qui explique qu’ils dégénèrent souvent d’eux-mêmes à la ménopause, quand notre production hormonale chute avec l’arrêt du cycle menstruel. En effet, les fibromes sont des tumeurs hormono-dépendantes qui se développent sous l’influence des œstrogènes et de la progestérone, et un excès relatif d’œstrogènes ou une carence en progestérone peut favoriser leur croissance.
L’ âge : chaque cycle est une mini “stimulation” du muscle utérin, et plus le temps passe, plus le risque qu’une cellule du myomètre mute et prolifère augmente. De plus, après 35 ans, il est assez courant que la progestérone ne soit pas suffisante pour contrebalancer les oestrogènes. Ainsi, le risque de fibrome augmente durant la périménopause, puis régresse ensuite une fois qu’on entre en ménopause.
Le surpoids : le tissu adipeux est un organe sécréteur d’oestrogènes, ce qui peut favoriser le déséquilibre hormonal favorable aux fibromes utérins.
L’absence de grossesse : chez les femmes n’ayant pas eu d’enfants, l’imprégnation oestrogénique est continue et non interrompue par une ou plusieurs grossesse. C’est d’ailleurs pour cela que les fibromes sont rares avant 20 ans !
Les règles précoces, survenues avant l’âge de 12 ans (encore une fois, en raison d’une imprégnation oestrogénique plus longue)
L’hérédité : une femme a plus de risques de développer un fibrome si sa mère, sa grand-mère ou sa soeur en ont eu
Les femmes d’origine africaine ou sud-américaine semblent également davantage concernées par les fibromes utérins.
Comment soigner un fibrome utérin ?
Solutions médicales
Souvent, en l’absence de symptômes et de projet d’enfant, et si leur taille est restreinte, ces tumeurs bénignes sont simplement surveillées par votre gynécologue pendant vos examens de routine.
En revanche, en cas de symptômes et/ou de désir d’enfant, il existe plusieurs options de prise en charge :
Traitement médicamenteux : on peut arrêter totalement le cycle menstruel et mettre le corps en ménopause artificielle, en utilisant des analogues ou des antagonistes à la GnRH (l’hormone sécrétée par le cerveau pour lancer tout la cascade hormonale menant à l’ovulation), comme l’ Enantone®, le Décapeptyl®, ou le Zoladex®. Cette technique entraîne généralement une diminution temporaire du volume du fibrome, mais en revanche, l’effet est réversible à l’arrêt du traitement.
Contraception oestroprogestative : elle peut également être proposée, avec des anti-inflammatoires. Les hormones de synthèse viennent ainsi éteindre le cycle naturel pour créer un cycle artificiel, permettant généralement de réduire le volume des saignements. Cela ne soigne pas directement le fibrome utérin, mais peut soulager les symptômes !
Ultrasons focalisés : cette intervention courte et monitorée par IRM permet de détruire le fibrome en utilisant de la chaleur. Néanmoins, cette technique est encore peu disponible en France (elle est disponible dans quelques centres situés à Lyon, Paris ou Lille), et son indication principale est pour des fibromes uniques, de taille modérée, chez des femmes sans projet immédiat de grossesse.
Embolisation : ici, on introduit des petites billes dans le vaisseau sanguin qui nourrit le fibrome afin qu’il ne soit plus irrigué par la circulation sanguine, et meurt. Toutefois, cette technique est de moins en moins fréquente, car elle peut réduire la fertilité, en réduisant la vascularisation de l’endomètre. Elle doit donc être discutée au cas par cas !
Myomectomie : il s’agit du retrait du fibrome par opération chirurgicale, tout en conservant l’utérus. Le problème, c’est qu’il existe un risque de récidive, et de fragilisation de la paroi utérine si le fibrome retiré est sous muqueux ou intra-mural. Par ailleurs, des adhérences avec les organes voisins peuvent se créer :s
Hystérectomie : il s’agit de la solution la plus efficace mais aussi de la plus radicale, car elle consiste au retrait total de l’utérus. Elle élimine le risque de récidive, mais empêche aussi toute grossesse future.
Solutions naturelles
Outre ces solutions médicales, que peut-on faire, de son côté, en cas de fibrome utérin ? On précise d’emblée que ces pistes naturelles peuvent aider à ralentir le développement d’un fibrome utérin, mais ne font pas disparaître un fibrome déjà constitué (surtout s’il est volumineux). Ces axes de travail sont plutôt pertinents en prévention et/ou en complément d’une prise en charge médicale 🙂
Réduire l’inflammation : les études récentes montrent que les fibromes se comportent comme des tissus inflammatoires chroniques. Ainsi, le fibrome crée une inflammation locale dans le muscle utérin et cette inflammation favorise à son tour la croissance du fibrome. De plus, réduire l’inflammation permet généralement de réduire le volume des menstruations et les douleurs associées 🙂 Pour ce faire, vous pouvez intégrer davantage d’oméga-3 et d’antioxydants dans votre alimentation (ou via des compléments alimentaires de qualité), tout en évitant le tabac, l’alcool et les aliments ultra transformés. La gestion du stress est également capitale !
Soutenir le foie et l’élimination hormonale : les fibromes sont dépendants de nos hormones féminines et surtout des oestrogènes, c’est la raison pour laquelle il faut veiller qu’ils soient bien éliminés après l’ovulation ! Ici, on va donc soutenir le foie qui est en charge de cette détoxification hormonale, grâce à la consommation de crucifères et de plantes comme le romarin, le chardon-marie ou l’artichaut. Veillez aussi à bien vous hydrater et à prendre soin de votre microbiote intestinal, pour que les oestrogènes usagés traités par le foie soient bien dirigés vers la sortie.
Surveiller son équilibre hormonal : certaines femmes développent des fibromes dans un contexte d’insuffisance lutéale (trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone) après l’ovulation. Il existe heureusement plusieurs pistes pour soutenir la progestérone, avec notamment des plantes comme l’alchémille, prise en deuxième partie de cycle, mais aussi le magnésium, la vitamine B6 et le zinc, par exemple. Si vous êtes concernée, notre mini-programme consacré à la progestérone devrait vous aider 😉
Agir sur le terrain métabolique (poids, glycémie, stress) : comme expliqué plus haut, les oestrogènes se logent dans le tissu adipeux, qui est aussi un lieu de production des oestrogènes. Ainsi, maintenir un poids stable et éviter les pics de glycémie (qui peuvent être induits par la consommation de sucre, mais aussi par la libération de cortisol en cas de stress) peut clairement aider à maintenir un taux d’oestrogènes normal (tout en réduisant aussi l’inflammation globale !).
Surveiller son statut en vitamine D, car une carence pourrait favoriser la création de fibromes.
Faut-il réduire les phytoestrogènes ? Certaines plantes comme le lin ou le soja contiennent des molécules semblables à nos oestrogènes : on peut donc se dire qu’en cas d’excès, il vaut mieux les éviter ! Néanmoins, les études semblent démontrer qu’ils peuvent aussi être régulateurs, dans la mesure où ils viennent se loger sur les récepteurs des oestrogènes, certes, mais en ayant un pouvoir oestrogénique moins important. Ainsi, la réponse à cette question doit être clairement personnalisée !
En ce sens, si vous souhaitez être accompagnée de près sur toutes ces problématiques liées à la fertilité, c’est tout l’objet du Fertility Club ! On a à coeur de vous donner toutes les clés d’hygiène de vie que vous pouvez actionner pour mener votre projet de grossesse à bien, en complément d’un suivi médical ou d’un parcours PMA 🙂
Fibrome utérin : quel impact sur la fertilité ?
Si vous êtes en projet bébé, découvrir un ou plusieurs fibrome(s) peut clairement vous stresser. Si on peut vous rassurer, ce sont surtout les fibromes sous muqueux qui peuvent poser problème, c’est moins le cas des fibromes situés dans le muscle de l’utérus (les fibromes intra-muraux), voire à l’extérieur (les fibromes sous séreux).
Les fibromes intra-muraux (dans l’épaisseur du myomètre, sans atteindre la cavité) peuvent gêner la fertilité si leur taille est importante (supérieure à 4 cm, même si le seuil de 4 cm est indicatif : c’est surtout la déformation de la cavité utérine qui compte !) ou modifier la contractilité utérine, la vascularisation, voire comprimer les trompes. Mais ils ne posent généralement pas de problème pour tomber enceinte !
Idem pour les fibromes sous-séreux : situés à l’extérieur de l’utérus, ils ne perturbent donc ni la fécondation ni la nidation. Toutefois, s’ils sont très gros ou pédiculés, ils peuvent gêner la croissance de l’utérus pendant la grossesse ou provoquer des douleurs si le pédicule se tord (torsion du fibrome). Mais c’est rare !
Concernant les fibromes sous muqueux, tout dépend de leur taille et de leur localisation. En fonction, ils peuvent effectivement réduire les chances de tomber enceinte, en modifiant la vascularisation de l’endomètre ou la contractilité utérine, et surtout en entravant l’implantation de l’embryon. C’est la raison pour laquelle les recommandations officielles conseillent de les retirer avant un projet de grossesse ou une FIV.
Pour résumer, la majorité des femmes atteintes de fibromes conçoivent sans difficulté 🙂 Le risque d’infertilité dépend surtout de leur localisation, plus que de leur taille. Seuls certains fibromes, en particulier ceux situés dans la cavité utérine, peuvent nécessiter une prise en charge avant la conception, souvent avec d’excellents résultats 🙂
Fibrome utérin et grossesse : quelles complications possibles ?
Si un fibrome est découvert pendant la grossesse, il sera surveillé de près, d’autant que les fibromes peuvent parfois légèrement augmenter de taille pendant les deux premiers trimestres de la grossesse, sous l’effet des hormones. Mais dans la grande majorité des cas, ils se stabilisent ensuite et régressent après l’accouchement 🙂
Voici les complications qui peuvent se présenter (dans de rares cas) :
Un arrêt de grossesse
Une mauvaise position du bébé (qui peut se présenter en siège, par exemple)
Un accouchement prématuré
La nécessité d’un accouchement par césarienne, si le fibrome est proche du col de l’utérus
L’augmentation du risque d’hémorragie pendant l’accouchement.
Néanmoins, rassurez-vous : généralement, la grossesse se déroule sans souci et vous serez suivie par votre équipe médicale 🙂 Cette étude par exemple, démontre que les risques ne sont pas forcément ultra-majorés chez les femmes porteuses d’un fibrome, comparativement aux femmes qui n’en ont pas.
Par ailleurs, le fibrome n’est généralement pas retiré pendant la grossesse (sauf urgence vitale), car le fibrome est souvent alimenté par les mêmes vaisseaux que le placenta, et toute manipulation pourrait entraîner des contractions, un décollement placentaire ou un arrêt de grossesse.
Si le fibrome utérin est douloureux (notamment en cas de nécrose liée à une mauvaise irrigation), votre médecin pourra vous prescrire des antalgiques compatibles avec la grossesse.
Pour résumer – Questions fréquentes
Est-ce que je peux tomber enceinte avec un fibrome ?
Oui, bien sûr ! La présence d’un fibrome utérin dans la cavité utérine peut compliquer la bonne implantation de l’embryon et sa vascularisation, mais elle ne réduit pas vos chances de grossesse à néant 🙂 Néanmoins, votre gynécologue vous proposera certainement de le retirer pour mettre toutes les chances de votre côté.
Les fibromes situés à l’extérieur de l’utérus (sous-séreux) ou dans son épaisseur (intra-muraux, sans déformation de la cavité) ont un impact bien moindre sur la fertilité.
Comment gérer une grossesse avec un fibrome ?
Si un fibrome est présent dans l’utérus pendant la grossesse, votre équipe médicale va simplement vous surveiller de plus près, notamment par échographie. Aucun retrait du fibrome n’est envisagé, sauf en cas d’urgence vitale !
Quelles sont les complications possibles du fibrome pendant la grossesse ?
Un fibrome utérin peut augmenter légèrement certains risques pendant la grossesse : fausse couche précoce, accouchement prématuré, position anormale du bébé, césarienne ou hémorragie de la délivrance. Mais ces complications restent rares, et dans l’immense majorité des cas, la grossesse se déroule sans problème particulier !
Est-ce qu’un fibrome de 2 cm peut affecter ma grossesse ?
En général, un petit fibrome de 2 cm n’a pas d’impact sur la grossesse, sauf s’il est situé à l’intérieur de la cavité utérine : dans ce cas, il peut légèrement gêner la nidation. Mais rassurez-vous : ces situations sont bien connues et généralement très prises en charge par les médecins !
C’est ici que s’achève notre tour d’horizon des fibromes utérins ! On espère de tout coeur que cet article vous aura rassurée si vous êtes concernée : un fibrome utérin ne réduit pas de manière drastique vos chances de concevoir, et des solutions existent pour retirer / réduire un fibrome, qu’elles soient médicales ou « naturelles », du moins axées sur votre hygiène de vie.
S’il vous reste encore des questions au sujet des fibromes utérins, n’hésitez pas à les poser en commentaire, en sachant qu’on ne pourra pas vous donner un avis médical, mais plutôt des éléments de compréhension supplémentaires 🙂
La FSH est l’hormone envoyée par le cerveau pour communiquer avec les ovaires pour stimuler les follicules ovariens. Quand elle est trop basse, les follicules ne sont pas bien stimulés et quand elle est trop élevée, elle reflète plutôt une mauvaise réponse des ovaires aux sollicitations du cerveau (qui hurle pour se faire entendre).
Les symptômes d’une FSH basse ou trop élevée se ressemblent beaucoup car dans les deux cas, les œstrogènes ne sont pas assez présents : sécheresse des muqueuses, absence de glaire cervicale, règles courtes/rosées, bouffées de chaleur… voire une absence de règles.
Une prise de sang permet de confirmer un excès ou un manque de FSH, mais la FSH doit aussi être interprétée au regard des œstrogènes, de la LH, de la prolactine, entre autres.
La FSH augmente naturellement avec l’âge, car les ovaires fatiguent au fil du temps et le cerveau « sur-compense » pour les réveiller (et c’est normal !).
Médicalement, un déséquilibre de la FSH est principalement rétabli ou contourné par un traitement hormonal visant à compenser le manque d’œstrogènes, ou par un protocole PMA. En revanche, l’hygiène de vie a aussi son rôle à jouer et travailler sur son alimentation et son niveau de stress notamment peut aider !
La FSHest une hormone essentielle à l’ovulation, car elle agit directement sur le développement des follicules ovariens, qui se lancent dans la course à l’ovulation à chaque début decycle menstruel. Or, parfois, elle peut se faire trop discrète, ou au contraire, être un peu trop présente ! Dans les deux cas, cela a un impact sur la fertilité et il est important de travailler dessus. Rôles de la FSH, niveau optimal, causes et conséquences d’une FSH déséquilibrée, traitements disponibles : on parle de tout ça dans ce qui suit !
L’insuffisance ovarienne précoce se définit comme un dysfonctionnement ovarien prématuré, avant l’âge de 40 ans.
Elle est différente de la ménopause, dans la mesure où le cycle menstruel n’est pas définitivement stoppé, mais fortement ralenti, avec des impacts sur la santé globale et la fertilité.
L’insuffisance ovarienne prématurée est une trouble de santé reproductive qui peut être dû à une anomalie génétique, un trouble immunitaire ou faire suite à une chimiothérapie ou une radiothérapie. Toutefois, 70% des IOP sont encore à ce jour inexpliquées !
En cas d’IOP et de désir d’enfant, un parcours PMA peut être envisagé, même si une grossesse naturelle reste possible.
Quand on souhaite avoir un enfant et que les essais se prolongent, on peut craindre d’avoir un souci de fertilité et notamment, quand on avance en âge, de souffrir d’une insuffisance ovarienne précoce (ou IOP).
Déjà, rappelons que l’IOP est relativement peu fréquente, car elle concerne 1% des femmes de moins de 40 ans 🙂 Néanmoins, comme elle soulève des questions très légitimes à son sujet, on va dans cet article, vous expliquer concrètement ce que c’est (et ce que ce n’est pas !), comment elle se manifeste et comment on peut la contourner quand on a envie de faire un bébé 🙂
Le cycle menstruel peut connaître des variations tout à fait normales, et tous les cycles ne se ressemblent pas forcément. L’ovulation peut par exemple être décalée de quelques jours, de manière physiologique !
Un cycle est réellement irrégulier quand sa longueur varie de plus de 7 jours d’un cycle à l’autre.
L’irrégularité du cycle est généralement liée à une irrégularité de l’ovulation, qui décale la survenue des règles.
L’ovulation peut être irrégulière à la puberté, en post-partum, en périménopause ou après l’arrêt d’une contraception hormonale : ces causes sont normales !
L’irrégularité du cycle peut également être liée à un déséquilibre hormonal : SMOP (ex SOPK), endométriose, excès de prolactine, problème de thyroïde ou encore au stress.
On peut travailler sur la régularité de l’ovulation via des solutions médicales ou de nouvelles habitudes d’hygiène de vie.
On peut tomber enceinte avec un cycle irrégulier, à condition de travailler sur la cause de cette irrégularité et en sachant repérer nos signaux de fertilité.
En tant que femme, avoir ses règles est rarement un moment qu’on adore… mais quand elles sont irrégulières et totalement imprévisibles, c’est encore pire ! De plus, avoir un cycle irrégulier soulève forcément des questions : est-ce que c’est grave ? Est-ce que c’est forcément lié à un problème de santé ? Est-ce que je vais connaître des difficultés pour tomber enceinte ? Comment faire pour « viser juste » si je veux avoir un bébé ?
Dans cet article, on va répondre à ces questions très fréquentes (et totalement légitimes !) 🙂
Les oestrogènes sont les hormones de la première phase du cycle menstruel, des règles à l’ovulation. Ils restent présents ensuite, mais en quantité plus faible, puisque c’est ensuite la progestérone qui devient dominante, de l’ovulation aux règles.
L’hyperoestrogénie peut être « vraie » ou relative après l’ovulation : on peut avoir effectivement trop d’oestrogènes par rapport à la progestérone (hyperoestrogénie vraie), ou c’est la progestérone qui peut être insuffisante face à des oestrogènes normaux (hyperoestrogénie relative).
Un listing des symptômes ressentis et surtout un bilan hormonal 7 jours après l’ovulation peuvent confirmer le diagnostic.
L’adolescence, la préménopause, l’arrêt d’une contraception hormonale, la période du post-partum et/ou une exposition trop fréquente aux perturbateurs endocriniens peuvent expliquer un déséquilibre oestrogénique.
On peut corriger ce dérèglement hormonal via des traitements médicaux et/ou des habitudes liées à l’hygiène de vie (gestion du stress, limitation des perturbateurs endocriniens, soutien de la progestérone et/ou élimination des oestrogènes).
Seins douloureux, maux de tête, irritabilité, règles douloureuses, SPM… sont autant de symptômes désagréables et qui peuvent évoquer un excès d’oestrogènes. En effet, nos hormones féminines ont toutes un rôle dans le cycle menstruel et la santé féminine, mais il est important qu’elles soient produites au bon moment et en quantité raisonnable !
Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’excès d’oestrogènes (ou hyperoestrogénie), qui est mine de rien, assez fréquent chez les femmes que l’on accompagne dans nos clubs : quels sont les signes évocateurs, comment confirmer un trop-plein d’oestrogènes, quels sont les facteurs qui le favorise et surtout, comment faire pour revenir à l’équilibre 🙂
Les oestrogènes sont des hormones féminines capitales pour la mise en place de l’ovulation, mais également pour notre équilibre global. Ils sont essentiellement produits par les follicules ovariens (mais pas que !)
Une carence en oestrogènes peut se manifester par des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, des règles absentes ou peu abondantes, une sécheresse vaginale et cutanée, entre autres.
Les causes d’une insuffisance oestrogénique sont nombreuses : insuffisance ovarienne, adénome hypophysaire, anomalies génétiques, troubles thyroïdiens… Elles peuvent aussi être liées à notre mode de vie (stress, sous-poids, carences nutritionnelles). La préménopause et la ménopause sont également des périodes de vie durant lesquelles les oestrogènes viennent à manquer !
Les causes d’un manque d’oestrogènes étant multiples, les traitements le sont également. L’hygiène de vie a également son rôle à jouer, notamment grâce à un apport suffisant de nutriments, vitamines et minéraux, une limitation des sources de stress et un bon dosage de l’activité sportive.
Si l’on parle assez souvent de l’excès d’oestrogènes, une carence en oestrogènes peut être tout aussi pénible : bouffées de chaleur, peau sèche, manque d’énergie, règles irrégulières ou absentes, sont quelques-uns des symptômes qui peuvent nous gâcher la vie et/ou contrecarrer un projet d’enfant (entre autres !) !
Les oestrogènes contribuent à un nombre important de mécanismes biologiques chez les femmes : santé cardiovasculaire, ostéo-articulaire, régulation de la température… et bien sûr, le cycle menstruel et l’ovulation ! Une carence en oestrogènes n’est donc pas à prendre à la légère et dans ce qui suit, on va vous expliquer comment la reconnaître et vous donner des pistes pour retrouver un taux d’oestrogènes optimal. On y va ?