Retard de règles sans grossesse : comment est-ce possible ?

retard de règles sans grossesse

Les idées clés

  • Hors grossesse, les règles surviennent toujours 16 jours maximum après l’ovulation, en raison de la durée de vie limitée du corps jaune.
  • Une femme n’ovule pas forcément à J14 et la date de l’ovulation n’est pas fixe d’un cycle à l’autre, tout comme la durée du cycle qui peut varier de quelques jours.
  • En cas de test de grossesse négatif, un retard de règles peut donc s’expliquer par un décalage de l’ovulation, dont les raisons sont multiples : le stress, du sport en excès, une maladie comme un SMOP (ex SOPK) engendrant des cycles irréguliers, la pré-ménopause, etc.
  • Le mieux est de suivre son cycle menstruel pour bien repérer l’ovulation !

Lorsque les règles tardent à venir, on peut légitimement se demander : « est-ce que je ne serais pas enceinte ? » et faire un test de grossesse pour lever le doute. Sauf qu’il arrive assez souvent que nos règles soient en retard alors que le test est négatif !

Dans ce cas, comment expliquer un retard de règles ? Quelles sont les causes d’un retard de règles, voire, carrément, d’une absence de règles sur plusieurs jours, semaines, mois ?

Dans cet article, on voit ensemble toutes les raisons qui peuvent expliquer un retard de règles, alors qu’on n’est pas enceinte. Et, spoiler : souvent, en fait, vos règles ne sont pas en retard du tout 😉

🎞🍿 Si vous êtes plutôt team vidéo, on a synthétisé cet article avec une vidéo Youtube courte, mais simple et efficace 😉

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Déni de grossesse : comment peut-on être enceinte sans le savoir ?

déni grossesse

Les idées clés

  • Le déni de grossesse se produit quand une femme n’a pas conscience qu’elle est enceinte pendant au moins les 3 premiers mois de sa grossesse.
  • On parle de déni partiel si la levée du déni se fait au cours de la grossesse, et de déni total lorsque la femme découvre qu’elle est enceinte au moment de la naissance du bébé.
  • Le déni de grossesse est un phénomène encore assez tabou et mystérieux pour les médecins, mais s’expliquerait par un blocage de l’inconscient, qui « cache » le fait d’être enceinte à la future maman.
  • Le déni de grossesse peut avoir des conséquences sur la maman et sur l’enfant, qui sont d’autant plus importantes que la grossesse est découverte tardivement.

Si un grand nombre de femmes sont à l’affût du moindre signe de grossesse (qu’elle soit désirée ou non) et attendent avec impatience de pouvoir faire un test de grossesse, d’autres, bien plus rares, peuvent totalement passer à côté de leur grossesse. Elles font alors ce qu’on appelle un déni de grossesse et ce phénomène suscitent beaucoup de questions : pourquoi leur ventre ne grossit pas ? Pourquoi est-ce qu’elles continuent d’avoir leurs règles ? Comment est-ce possible qu’elles ne ressentent aucun des symptômes de grossesse ? Comment, finalement le fait d’être enceinte peut-il être complètement caché, dissimulé ?

Dans cet article, on va essayer de répondre à toutes ces questions, qui sont passionnantes. Une chose est sûre : notre cerveau, pour nous protéger, nous joue parfois de sacrés tours ! On va aussi voir ensemble qu’elles peuvent être les conséquences d’un déni de grossesse sur la maman et sur le bébé. Ready ?!

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Ovulation douloureuse : causes, symptômes et solutions du SPM d’ovulation

ovulation douloureuse

Les idées clés

  • Certaines femmes ressentent une gêne ou une douleur au moment de l’ovulation : il s’agit d’un phénomène méconnu, mais qui semble assez répandu !
  • Les causes de douleur pendant l’ovulation sont encore floues, mais semblent être « mécaniques » et liées à la pression exercée par l’ovule pour sortir de l’ovaire. D’autres pistes sont évoquées, comme l’inflammation nécessaire au processus ovulatoire, ou encore une trop forte concentration en histamine.
  • Outre la douleur ressentie pendant l’ovulation, certaines femmes font face à d’autres symptômes comme l’irritabilité ou la fatigue, qui ressemblent aux symptômes du syndrome prémenstruel (SPM), mais qui surviennent pendant la période d’ovulation : on peut parler de syndrome pré-ovulatoire voire péri-ovulatoire, ou SPO.
  • S’il n’y a pas encore de traitement dédié à l’ovulation douloureuse et au SPO, des solutions naturelles existent pour retrouver confort et bien-être au moment de l’ovulation.

Si pour la majorité des femmes, ce sont les périodes menstruelle et prémenstruelle qui sont difficiles à vivre, chez certaines, c’est plutôt l’ovulation qui pose problème. En effet, lorsque l’ovulation a lieu, elles peuvent ressentir une forte douleur au bas ventre, associée à des nausées, des maux de tête, une grosse fatigue, voire carrément une forte irritabilité !

Pourtant, on nous dit souvent que lors de l’ovulation, on est au « climax » de notre fertilité, clairement dans notre moment Beyoncé du cycle, avec l’envie d’aller vers les autres, de sociabiliser, etc. Sauf qu’il arrive parfois que ce soit pile à ce moment-là que notre cycle menstruel nous fasse souffrir et qu’on « profite » d’un petit SPM des familles… avant l’heure !

Pourquoi l’ovulation peut-elle être aussi douloureuse ? Est-ce le signe d’une ovulation de mauvaise qualité, d’un problème de santé, d’un déséquilibre hormonal ? Est-ce que cela peut entraver vos chances de grossesse et de tomber enceinte ? Comment faire pour soulager la douleur et les inconforts ressentis pendant l’ovulation ? Et comment retrouver l’effet Beyoncé de l’ovulation, plutôt que la version dragon des oestrogènes ?! On décrypte tout ça avec vous 🙂

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Manque de progestérone : symptômes, causes et solutions

manque progestérone

Les idées clés

  • La progestérone est une hormone essentielle à la fertilité et à la santé féminine, même si on veut pas avoir d’enfant.
  • Les symptômes d’un manque de progestérone les plus courants sont des spottings, une phase lutéale courte, un syndrome prémenstruel et des troubles de la fertilité, entre autres !
  • Il existe des solutions médicamenteuses et naturelles pour améliorer sa progestérone et restaurer un équilibre hormonal optimal.
  • Que l’on soit en projet bébé ou simplement attentive à son cycle, on sait à quel point il est important que nos hormones soient en parfait équilibre. On peut aussi se demander si on ne se trouve pas face à un déséquilibre hormonal lorsqu’on n’arrive pas à tomber enceinte, ou lorsqu’on ressent certains inconforts au quotidien !

    Mais comment interpréter les signes ? Vous êtes nombreuses à nous demander, notamment sur Instagram, si vous n’auriez pas un déséquilibre hormonal, et surtout une carence en progestérone, au vu des symptômes que vous ressentez à l’approche de vos règles : douleurs, acné, fringales, sautes d’humeur, etc.

    Dans cet article, on va donc vous expliquer pourquoi la progestérone est essentielle pour votre fertilité et votre bien-être au quotidien, mais aussi (et surtout !) comment reconnaître une carence en progestérone et quels sont les symptômes qui portent à croire que votre progestérone a bien besoin d’un peu de soutien 🙂 Et bien sûr, on vous donne quelques pistes pour faire remonter naturellement votre progestérone (car oui, c’est complètement possible !).

    🎧🍿 Pour info, voici également notre épisode de podcast dédié au sujet de la carence en progestérone, si vous préférez ce format !

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    Stérilet au cuivre : tout comprendre sur ce contraceptif sans hormones

    stérilet cuivre

    Les idées clés

    • Avec son taux de fiabilité de 99,2%, le dispositif intra utérin (DIU) au cuivre est l’un des moyens de contraception féminine les plus efficaces.
    • Le DIU au cuivre doit être posé par un médecin, un gynécologue ou une sage femme.
    • Ce moyen de contraception présente de nombreux avantages, mais certaines femmes témoignent d’effets secondaires assez pénibles, tels que des règles plus abondantes et douloureuses.
    • Le DIU au cuivre est compatible avec la pratique de la symptothermie.

    Lorsque l’on souhaite se tourner vers un mode de contraception non hormonal, le stérilet au cuivre est souvent le premier réflexe. Il s’agit en effet d’une solution discrète, efficace sur le long terme, sans hormones de synthèse et qui ne vous demande aucun effort !

    Pour autant, son mode d’action est souvent peu connu, tandis que ses effets secondaires peuvent être assez embarrassants au quotidien (pour certaines, welcome back les règles déluge comme quand on était ado !).

    Vous voulez comprendre comment fonctionne un stérilet cuivre, ses avantages et ses inconvénients, ce qui le différencie du stérilet hormonal, son prix, etc. ? On vous partage tous les secrets de ce contraceptif qui semble retrouver une nouvelle jeunesse, afin que vous puissiez faire le bon choix, pour vous 🙂

    🎬🎧 Psst ! Si vous êtes plus audio/vidéo, on a aussi consacré un épisode de podcast au stérilet en cuivre !

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    Stérilet hormonal : fonctionnement, fiabilité, avantages et contre-indications

    stérilet hormonal

    Les idées clés

    • Le stérilet hormonal (aussi appelé dispositif intra utérin ou DIU) délivre une petite dose de progestatif (du levonorgestrel) en continu pour assurer son effet contraceptif.
    • La pose et le retrait du stérilet hormonal doivent être effectués par un médecin, gynécologue ou sage-femme.
    • Il présente un excellent taux de fiabilité, de 99,8%.
    • Toute femme peut utiliser un stérilet hormonal, hors contre indications comme une IST, un fibrome, une maladie ou autre.
    • Le stérilet hormonal est un moyen de contraception qui présente certains effets indésirables, notamment causés par les hormones qu’il délivre.

    En matière de contraception féminine, il y a souvent deux écoles : avec hormones ou sans hormones. 

    Dans la première catégorie, la pilule fait office d’incontournable. Et pourtant, pour les femmes qui souhaitent un contraceptif garanti zéro stress au quotidien, le stérilet hormonal semble être une très bonne option. En effet, il n’est pas nécessaire d’y penser, car il est présent dans l’utérus pendant des années !

    Ainsi, si vous avez tendance à oublier votre pilule ou si vous êtes lassée de devoir y penser chaque jour, le stérilet hormonal peut vous convenir. Néanmoins, il s’agit également d’un dispositif invasif qui n’affranchit pas des effets secondaires éventuels des hormones de synthèse. Afin de vous permettre de faire le choix le plus éclairé possible, on vous explique tout ce qu’il faut savoir avant d’opter pour stérilet hormonal !

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    Tout comprendre sur la période de fécondité chez la femme : durée, calcul, symptômes

    periode fécondité

    Les idées clés

    • La période de fécondité d’une femme ne dure que quelques jours par cycle menstruel (environ 6 jours)
    • Une femme ne peut tomber enceinte que durant sa période de fécondité : elle est infertile le reste du temps.
    • Une femme n’ovule pas forcément le 14e jour, puisque cette « règle » ne concerne que 15% des femmes.
    • Il n’est pas possible de calculer sa période de fécondité ou de la prédire, mais il est possible de voir venir l’ovulation grâce à la glaire cervicale et de confirmer qu’on a bien ovulé grâce à l’assèchement de cette même glaire + une légère montée de température corporelle.

    Que l’on ait envie de faire un enfant ou au contraire pas du tout, on s’est toutes demandées au moins une fois si l’un des derniers rapports sexuels que l’on a eus pouvait éventuellement être fécondant (avec selon les cas, une lueur d’espoir ou une sueur froide).

    En effet, à part avoir très souvent entendu qu’une femme ovule le 14ème jour du cycle, on n’en sait pas forcément beaucoup plus sur notre fertilité, et de cette méconnaissance peuvent naitre des peurs ou des doutes infondés. Nombreuses sont les femmes, notamment celles rencontrant des difficultés à avoir un enfant ou ayant connu une grossesse non désirée, à ne pas connaître du tout leur période d’ovulation ! Loin d’être honteuse, cette réalité doit nous inciter à mieux nous connaître, pour devenir davantage actrices de notre corps, notre fertilité et notre fécondité !

    La fécondité d’une femme correspond à sa capacité à se reproduire, et sa période de fécondité renvoie donc aux moments où elle détient cette capacité à concevoir un bébé. Car oui, mettons les choses au clair tout de suite : contrairement aux hommes, une femme n’est pas féconde 365 jours par an ! On peut estimer qu’elle est fertile environ 1/5e du temps chaque mois, et ce, pendant une quarantaine d’années au cours de sa vie. 

    Vous souhaitez savoir à quoi correspond votre période de fécondité et comprendre quels processus biologiques se cachent derrière ? On vous a déjà expliqué tous les ressorts de votre fertilité et comment calculer votre date d’ovulation. On vous détaille aujourd’hui ce qui se cache derrière les termes “période de fécondité”.

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    Oeuf clair : quelles sont les causes et les symptômes d’une grossesse non évolutive ?

    oeuf clair

    Les idées clés

    • L’œuf clair est un oeuf qui a bien été fécondé, mais dont le développement est stoppé aux premiers stades de la division cellulaire. Le cas gestationnel est vide, il n’y a pas d’embryon.
    • Il n’y a pas forcément de signes permettant de déceler un oeuf clair, hormis si la grossesse s’arrête naturellement de manière spontanée (on parle de « fausse couche »).
    • L’oeuf clair est généralement repéré lors de l’échographie de datation. Le gynécologue peut aussi demander un dosage des beta hCG, mais l’échographie est la seule façon de confirmer une suspicion d’oeuf clair.
    • Si la grossesse ne s’arrête pas d’elle-même, il est possible de recourir à un traitement médicamenteux ou à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale (plus rare).
    • En revanche, l’oeuf clair n’impacte pas du tout la fertilité et les chances de grossesses futures.

    Lorsqu’on attend un enfant, une fois qu’on a pris pleinement conscience de la bonne nouvelle, l’attente jusqu’à la confirmation, grâce à l’échographie de datation, que « tout va bien » peut-être très difficile. Et on peut notamment craindre deux choses : la « fausse couche » (ou plutôt la grossesse arrêtée, terme plus approprié) et l’oeuf clair, c’est-à-dire une grossesse non évolutive, avec un sac gestationnel vide, sans embryon.

    Dans ce qui suit, on va vous donner de plus amples explications sur ce qu’est un oeuf clair (à l’origine, il est vrai, de certains cas de fausses couches), mais aussi essayer de vous rassurer : il s’agit d’un phénomène assez rare et surtout, si jamais vous êtes déjà passée par là (💔), qui n’impacte pas du tout votre fertilité future, ni vos chances d’avoir un bébé 🙂

    Et si vous lisez cet article alors que vous êtes en plein dedans, on vous envoie toute notre tendresse et plein de réconfort, du fond du coeur.

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    Comment fonctionne un test d’ovulation et quand l’utiliser ?

    test ovulation

    Les idées clés

    • L’ovulation est un moment unique du cycle menstruel, qu’il est important de repérer, notamment en cas de désir de grossesse.
    • La libération de l’ovocyte est provoquée par un pic de l’hormone lutéinisante LH, détectée par les tests d’ovulation.
    • Dans les faits, un pic de LH n’est pas toujours suivi de la rupture de la membrane folliculaire, car le processus ovulatoire peut être stoppé pour plusieurs raisons (stress, maladie, fièvre, etc.)
    • Un test d’ovulation positif ne permet donc pas toujours de confirmer l’ovulation. De plus, on peut aussi ovuler avec un test d’ovulation négatif, en cas de pic de LH inférieur à la sensibilité du test.

    Le test d’ovulation est l’un des outils les plus utilisés en cas de désir de grossesse :en effet, les fabricants promettent de vous permettre de repérer votre période de fertilité sans effort et avec précision, en urinant simplement sur un test ! Et quand on sait à quel point il est stratégique de ne pas rater son ovulation quand on veut concevoir, on comprend que les tests d’ovulation soient si prisés 🙂

    Mais en réalité, comment fonctionne vraiment un test d’ovulation ? Que détecte-t-il exactement dans le corps ? Et surtout : suffit-il pour repérer les jours les plus fertiles de votre cycle menstruel, et est-il fiable ? Réponse tout de suite !



    Ovulation et fenêtre de fertilité : quelques rappels !

    Le cycle menstruel se découpe en deux principales phases, avec l’ovulation pour moment charnière :

    • La phase folliculaire avec les oestrogènes sécrétés par les follicules en développement. Quand l’un d’eux prend la tête et est suffisamment mature pour libérer son ovocyte, le cerveau (et plus précisément l’hypophyse) envoie une dose massive d’une hormone bien particulière, la LH !
    • L’ovulation se produit (en théorie) dans les 16 heures (environ) qui suivent le pic de LH, avec la rupture de la membrane du follicule, qui permet la libération de l’ovocyte. Il est happé par la trompe utérine et il va y attendre d’être fécondé par un spermatozoïde : au bout de grand maximum 24 heures, s’il n’a pas été fécondé, il s’auto-détruit !
    • La phase lutéale, avec le follicule vide qui devient le corps jaune et sécrète de la progestérone. Au bout de maximum 16 jours, ce corps jaune s’essouffle, se désagrège et sa production de progestérone décroît progressivement. Quand elle arrive à son niveau minimal, les règles surviennent !
    cycle menstruel

    En revanche, une femme est fertile environ 6-7 jours par cycle :

    • 5 jours avant l’ovulation grâce à la glaire cervicale : la glaire cervicale est parfois appelée  « pertes blanches » et elle est sécrétée sous l’influence des oestrogènes. Plus on a d’oestrogènes, plus on a une glaire crémeuse, laiteuse, à l’aspect “blanc d’oeuf cru” et laissant une sensation humide, mouillée, lubrifiée. Cette glaire a pour mission première de protéger les spermatozoïdes de l’acidité du vagin, en plus de filtrer les meilleurs et de les nourrir en attendant l’ovulation
    • et jusqu’à 24 heures après l’ovulation, qui correspondent à la durée de vie de l’ovule.

    fenêtre de fertilité

    Ainsi, connaître vos jours de fertilité élevée peut aider à “planifier” les rapports sexuels quand la pression devient un peu grande (et la fatigue aussi !) : si vous êtes en désir de grossesse, c’est à ce moment-là qu’il faut tout donner ! C’est ce que se proposent de faire les tests d’ovulation, vous permettre d’identifier les jours les plus fertiles de votre cycle pour « viser juste ».


    comment fonctionne un test d'ovulation

    Qu’est-ce qu’un test d’ovulation ?

    Les tests d’ovulation vous indiquent quand vous ovulez en détectant l’hormone LH, qui permet la rupture du follicule contenant l’ovocyte. Certains tests mesurent aussi un marqueur urinaire lié aux œstrogènes, ce qui peut indiquer une fertilité ‘en hausse’ quelques jours avant le pic de LH.

    Ainsi, sur les tests d’ovulation qui le permettent, on voit l’ovulation venir avec la détection des oestrogènes, puis sa confirmation avec le pic de LH. Le test est ensuite négatif quand la LH est retombée et que, en théorie, on a bien ovulé !

    On les trouve assez facilement en pharmacie, parapharmacie et dans certaines grandes surfaces, mais aussi en ligne.


    Comment fonctionne un test d’ovulation ? (LH, pic, seuil)

    Les tests d’ovulation fonctionnent un peu comme les tests de grossesse urinaires : il faut uriner sur le test d’ovulation (ou le tremper dans un verre contenant l’urine), afin qu’il détecte la concentration de LH(et des oestrogènes s’il les détecte aussi) dans les urines.


    quand faire un test d'ovulation

    Quand faire un test d’ovulation ?

    Certains préconisent de faire un test d’ovulation environ 20 jours avant les prochaines règles, en partant du principe que l’ovulation se produit généralement 14 jours avant le début des règles : mais c’est faux !

    En réalité, si la phase lutéale est relativement stable, elle n’est pas figée à 14 jours chez toutes les femmes et sur tous les cycles : elle peut durer entre 11 et 16 jours, de manière tout à fait physiologique. Ensuite, chez les femmes qui ont un déficit de progestérone et/ou un excès d’oestrogènes en phase lutéale, la phase post-ovulatoire peut durer moins de 11 jours. Donc partir du principe qu’il faut faire un test d’ovulation 20 jours avant les règles, c’est oublier ces principes de base concernant le cycle menstruel !

    Par ailleurs, la phase folliculaire est assez variable, car nous n’ovulons pas toutes le 14ème jour du cycle.

    Ainsi, on ne peut pas vraiment se baser sur un calcul et il vaut mieux commencer les tests dès que l’on voit de la glaire cervicale crémeuse/laiteuse, qui indique que les oestrogènes commencent à grimper, que des follicules se développent et que la fenêtre fertile est ouverte sur ce cycle.


    Comment faire un test d’ovulation ?

    Pour que le test d’ovulation soit efficace, vous devez le faire plusieurs jours d’affilée, exactement à la même heure. Certains fabricants préconisent de le faire au réveil avec les urines du matin, mais d’autres indiquent plutôt de le faire en fin de matinée ou en début d’après-midi : donc à voir selon les marques, en regardant bien la notice de votre test.

    En réalité, le pic de LH a souvent lieu le soir, donc il peut être intéressant, en période de grande fertilité, de faire plusieurs tests par jour, pour être sûr de ne pas le louper, car il est très furtif !

    Ensuite, la lecture du test d’ovulation doit se faire entre 3 et 5 minutes après avoir mis le test en contact avec l’urine.


    Comment interpréter le résultat d’un test d’ovulation ?

    En principe, lorsque vous obtenez un résultat positif, cela veut dire que vous sécrétez de la LH.

    Généralement, les marques de tests d’ovulation (comme Clearblue) vous indiquent le pic de LH avec :

    • Un smiley, qui sourit quand il détecte de la LH
    • Des barres : une barre signifiant qu’il est négatif et deux barres qu’il est positif. Si la deuxième barre n’est pas franche, le test est considéré comme négatif.

    Lorsque le test est positif, les marques recommandent généralement d’arrêter de faire des tests sur ce cycle, considérant que le jour de l’ovulation a bel et bien été détecté !


    fiabilité test d'ovulation

    Quelle est la fiabilité des tests d’ovulation ?

    C’est là que le bât blesse sérieusement !

    Un test d’ovulation positif ne confirme pas une ovulation

    Les marques indiquent que quand le test est positif, c’est que vous ovulez : or, cela veut seulement dire que vous sécrétez de la LH ! Votre corps travaille fort pour ovuler, mais tout le process peut finalement échouer dans la dernière ligne droite : on ne le sait pas toujours mais un coup de stress intense, un pic de fièvre ou un dérèglement hormonal peuvent court-circuiter le processus ovulatoire (entre autres) !

    La sensibilité du test d’ovulation est un paramètre important

    Par ailleurs, certaines femmes ovulent avec un taux de LH inférieur au seuil de détection du test ! Ainsi, le test sera toujours négatif, alors que l’ovulation aura bien eu lieu.

    A contrario, les femmes avec un LH constamment haute (notamment en cas de SMOP, ex SOPK) font réagir les tests en permanence, avec donc un risque élevé de faux positif !

    Pour enfoncer le clou, un rapport de la Direction Générale des Fraudes déclare que 4 tests de grossesse et d’ovulation sur 10 ne sont pas fiables.


    limites test d'ovulation

    Les limites des tests d’ovulation

    La limite principale est leur manque de fiabilité, on vient de le dire ! Pour gagner en efficacité, il pourrait être intéressant de coupler les tests de LH avec des tests urinaires détectant la PdG, le métabolite urinaire de la progestérone, à réaliser quelques jours après le test de LH positif. Certaines marques comme Proov proposent ce genre de kits !

    Les tests d’ovulation fonctionnent encore moins pour les femmes ayant un cycle irrégulier et/ou présentant plusieurs tentatives d’ovulation, et donc plusieurs pics de LH au cours d’un même cycle. Cela peut arriver en cas de SMOP, ou en périodes de post-pilule, de post-partum, ou en périménopause, qui sont des moments de vie où le cycle est perturbé, avec des fluctuations hormonales plus « aléatoires ».

    De plus, les tests d’ovulation peuvent ajouter une pression supplémentaire en phase de conception, car ils raccourcissent énormément la fenêtre de fertilité, puisque le test d’ovulation n’est positif qu’au moment du pic de LH, 18h avant l’ovulation ! Or en réalité, on l’a vu, la fenêtre s’ouvre bien avant, grâce à la glaire cervicale 🙂

    Ils peuvent également vous induire en erreur, car en réalité, on reste également fertile le lendemain de l’ovulation et tant que l’ovule reste en vie, alors que le test d’ovulation est négatif puisque le pic de LH est passé.

    Enfin, même si c’est assez rare, les tests d’ovulation ne doivent pas être utilisés comme moyen de contraception, car ils indiquent uniquement que l’ovulation est imminente : ils ne balisent donc pas la fenêtre fertile (son ouverture et sa fermeture) avec précision.

    Sans oublier que les tests d’ovulation sont assez onéreux et peuvent représenter un sacré budget si les essais bébé durent plusieurs mois, par exemple !


    observation cycle menstruel

    Test d’ovulation ou observation du cycle : quelles différences ?

    Si vous souhaitez réellement savoir quand vous ovulez en toute autonomie et de manière fiable, le mieux reste d’observer votre cycle menstruel et vos signaux de fertilité au jour le jour (et en plus, c’est gratuit !).

    Les signaux de fertilité les plus fiables sont au nombre de 2 :

    • La glaire cervicale, qui, on vient de le voir, ouvre la période fertile, car sa présence signale une montée importante des oestrogènes + protège les spermatozoïdes
    • La température basale (= au repos) prise au réveil : la progestérone sécrétée après l’ovulation augmente très légèrement la température, d’environ 0,2-0,5 degré.

    L’observation de ces deux signaux combinés s’appelle la symptothermie et elle s’avère plus fiable que les tests d’ovulation, puisqu’elle ouvre la fenêtre de fertilité avec la glaire cervicale, mais elle la referme également avec la hausse de la température, ce que ne fait pas un test d’ovulation positif, puis négatif !

    Loin d’être une obscure méthode de grand-mère, selon les chiffres de l’OMS et de Santé Publique France, la méthode symptothermique est fiable à 98,2%.

    Si vous souhaitez creuser ce sujet test d’ovulation VS symptothermie, surtout n’hésitez pas à consulter notre article dédié !


    questions fréquentes

    Pour résumer – Questions fréquentes


    On espère que cet article vous aura permis d’y voir plus clair sur le fonctionnement des tests d’ovulation et leurs limites ! Ils peuvent être des outils intéressants, à compléter absolument avec un test confirmant la présence de progestérone ou l’observation de la température, pour valider que l’ovulation a bien eu lieu.

    De manière générale, on vous recommande plutôt d’apprendre à observer cette dite température + votre glaire cervicale, qui sont des tests d’ovulation gratuits, intégrés dans votre corps et tout à fait fiables une fois que vous aurez appris à les observer. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette méthode d’observation du cycle qu’est la symptothermie, voici notre Guide de Démarrage de la symptothermie, à télécharger gratuitement !

    Qu’en pensez-vous ? Est-ce que vous, vous utilisez des tests d’ovulation pour vous y retrouver dans votre cycle menstruel ? Donnez-nous votre avis en commentaire !