Douleur aux seins avant les règles : explications (et solutions !)

Les idées clés

  • Les douleurs aux seins avant les règles sont très fréquentes et toucheraient près de 3 femmes sur 4.
  • L’augmentation de la progestérone et de la prolactine peut expliquer les douleurs mammaires ressenties après l’ovulation, mais le plus souvent, elles sont plutôt liées à un excès d’oestrogènes en deuxième partie de cycle, voire à un syndrome prémenstruel.
  • Si les douleurs sont réellement gênantes, il est possible de travailler sur son équilibre hormonal et son niveau d’inflammation pour soulager cet inconfort (et tous les autres symptômes prémenstruels pouvant être liés !).
  • Dans tous les cas, des douleurs aux seins méritent toujours un avis médical, pour s’assurer que la cause est bien hormonale. Si oui, certaines modifications dans votre hygiène de vie et des astuces naturelles (comme l’huile d’onagre) peuvent être de vrais « game-changers » !

Vos seins sont tendus, « lourds », gonflés, douloureux et/ou hypersensibles avant les règles ? Vous n’êtes pas la seule ! Selon une étude récente, 67 à 75 % des femmes ressentent une douleur aux seins avant les règles (ou mastodynies cycliques) : il s’agit donc d’un symptôme très fréquent (qui fait d’ailleurs partie des symptômes du syndrome prémenstruel) et clairement lié aux changements hormonaux à l’oeuvre en fin de cycle.

Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi nos hormones féminines peuvent avoir un tel impact sur nos seins, mais également vous donner des conseils pour soulager vos douleurs et améliorer votre confort avant vos règles 🙂

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Comment savoir si on est en préménopause ?

comment savoir si on est en périménopause

Les idées clés

  • La préménopause (ou périménopause) peut durer plusieurs années, jusqu’à 10 ans avant la ménopause.
  • Elle se manifeste en premier lieu par des signes d’une carence en progestérone (SPM, règles abondantes, cycles raccourcis, spottings prémenstruels, etc.), puis, au fil du temps, par des indices d’un manque d’oestrogènes (sècheresse cutanée et vaginale, règles peu abondantes, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, etc.)
  • Il n’est pas possible de détecter l’entrée en préménopause avec un bilan sanguin : l’observation des symptômes est capitale !
  • Si les symptômes de la préménopause sont trop envahissants, il est possible de demander un traitement hormonal à son médecin et/ou de mettre en place une routine d’hygiène de vie adaptée (alimentation, complémentation, activité physique, etc.)

On a tendance à penser que la pré-ménopause précède la ménopause de très près, et qu’il s’agit donc d’une problématique à considérer plutôt en fin de quarantaine. Pourtant, le cycle s’arrête de manière très progressive, et les premiers symptômes de la préménopause peuvent se faire sentir dès 35 ans !

Dans ce cas, comment savoir si on est en préménopause ? Quels sont les premiers signes ? Et surtout, comment mieux les vivre et être moins impactée par tous les changements hormonaux en présence ? On vous explique tout ça !

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Pourquoi a-t-on le ventre gonflé avant/pendant les règles ?

ventre gonflé avant regles

Les idées clés

  • En fin de cycle menstruel, les ballonnements peuvent s’expliquer par le ralentissement du transit intestinal, l’inflammation générée par l’évacuation de l’endomètre, ainsi que par la rétention d’eau.
  • En cas de syndrome prémenstruel, de déséquilibre hormonal, d’une inflammation généralisée déjà présente, voire d’endométriose, les ballonnements peuvent être plus présents, gênants et douloureux.
  • Des ajustements d’hygiène de vie peuvent grandement soulager les ballonnements, notamment en termes d’alimentation et d’activité douce. La bouillotte peut aussi être une grande alliée, ainsi que certaines plantes comme le gingembre et le cumin !
  • Si ces ballonnements sont trop douloureux et handicapants, il est recommandé d’en parler à son médecin pour en connaître la cause exacte.

Si vous avez déjà eu l’impression de ressembler à un ballon de baudruche avant et pendant vos règles, vous n’êtes pas seule ! En effet, les ballonnements sont assez fréquents à cette période du cycle menstruel, en raison de l’impact de nos hormones féminines sur notre organisme à ce moment-là.

Mais heureusement, on peut également mettre en place de petites choses pour limiter cette sensation de ventre gonflé, qui n’est jamais très agréable ! On vous explique tout ça dans ce qui suit 🙂

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Comment déclencher les règles naturellement ? Ce qui marche vraiment

déclencher règles naturellement

Les idées clés

  • Les règles sont des saignements vaginaux qui se produisent toujours après une ovulation non suivie d’une grossesse. Pour avoir ses règles, il est donc essentiel d’ovuler !
  • Lorsque les règles sont totalement absentes ou décalées/irrégulières, il faut travailler sur l’ovulation, afin de voir si elle se produit bien et à quel moment.
  • L’absence d’ovulation est normale à la ménopause et pendant la grossesse. Le cycle menstruel peut également être perturbé en post-partum, ou après l’arrêt d’une contraception hormonale, de manière transitoire ! Les problèmes d’ovulation peuvent enfin s’expliquer par un déséquilibre hormonal (comme le SMOP, ex SOPK), ou encore un problème au niveau du cerveau ou des ovaires.
  • L’hygiène de vie peut aussi avoir une influence non négligeable sur l’ovulation, qui peut être perturbée par un stress intense ou chronique, des carences alimentaires, etc.
  • En cas de troubles du cycle et de l’ovulation, des traitements médicaux et des pistes naturelles peuvent aider !
  • Si au contraire vous ne voulez pas faire revenir vos règles mais les avancer ou les décaler (pour éviter de les avoir pendant un évènement précis) et donc les déclencher selon votre convenance, il n’y a hélas pas de solution miracle car la date des règles ne dépend que de la date de l’ovulation.
  • Si vous ovulez bien, mais que vos règles semblent un peu « bloquées » dans le bas-ventre, vous pouvez également essayer certaines astuces naturelles, comme les plantes qui soutiennent la circulation sanguine, la bouillotte, ou encore les techniques manuelles comme le massage.
  • Pour anticiper l’arrivée de vos prochaines règles et vous assurer que vous ovulez bien, la symptothermie est une méthode d’observation du cycle qui a fait ses preuves !

Les règles sont généralement un moment que l’on préférerait éviter, mais quand elles n’arrivent pas, on peut se poser quelques questions, surtout si on sait que l’on est pas enceinte…. Et parfois, on se dit aussi qu’on aimerait bien maîtriser un peu le jour de leur arrivée, pour éviter qu’elles ne débarquent pendant nos vacances, notre mariage, un déplacement professionnel… par choix ou par nécessité !

C’est la raison pour laquelle de nombreuses femmes se demandent comment déclencher leurs règles, quels remèdes de grand-mère peuvent « débloquer » l’utérus et/ou avancer la date de leurs prochaines menstruations 🙂

Dans ce qui suit, on va voir ensemble qu’en réalité, pour « maîtriser » un peu mieux ses règles (et éviter une mauvaise surprise), il faut en fait se pencher sur ce qui se passe en amont : l’ovulation. En effet, c’est cet événement central du cycle qui a un vrai impact sur l’arrivée des règles (ou leur absence !). Bref, on ne vous spoile pas davantage, place aux explications 🙂

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FSH élevée ou trop basse : que faire ?

fsh élevée ou trop basse que faire

Les idées clés

  • La FSH est l’hormone envoyée par le cerveau pour communiquer avec les ovaires pour stimuler les follicules ovariens. Quand elle est trop basse, les follicules ne sont pas bien stimulés et quand elle est trop élevée, elle reflète plutôt une mauvaise réponse des ovaires aux sollicitations du cerveau (qui hurle pour se faire entendre).
  • Les symptômes d’une FSH basse ou trop élevée se ressemblent beaucoup car dans les deux cas, les œstrogènes ne sont pas assez présents : sécheresse des muqueuses, absence de glaire cervicale, règles courtes/rosées, bouffées de chaleur… voire une absence de règles.
  • Une prise de sang permet de confirmer un excès ou un manque de FSH, mais la FSH doit aussi être interprétée au regard des œstrogènes, de la LH, de la prolactine, entre autres.
  • La FSH augmente naturellement avec l’âge, car les ovaires fatiguent au fil du temps et le cerveau « sur-compense » pour les réveiller (et c’est normal !).
  • Médicalement, un déséquilibre de la FSH est principalement rétabli ou contourné par un traitement hormonal visant à compenser le manque d’œstrogènes, ou par un protocole PMA. En revanche, l’hygiène de vie a aussi son rôle à jouer et travailler sur son alimentation et son niveau de stress notamment peut aider !

La FSH est une hormone essentielle à l’ovulation, car elle agit directement sur le développement des follicules ovariens, qui se lancent dans la course à l’ovulation à chaque début de cycle menstruel. Or, parfois, elle peut se faire trop discrète, ou au contraire, être un peu trop présente ! Dans les deux cas, cela a un impact sur la fertilité et il est important de travailler dessus. Rôles de la FSH, niveau optimal, causes et conséquences d’une FSH déséquilibrée, traitements disponibles : on parle de tout ça dans ce qui suit !

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L’hormone FSH, essentielle pour la fertilité (féminine et masculine !)

hormone fsh

Les idées clés

  • La FSH est une hormone sécrétée par l’hypophyse, afin de stimuler le développement des follicules ovariens en début de cycle menstruel, et donc de permettre l’ovulation. Elle est donc capitale pour un dialogue cerveau/ovaires optimal !
  • La FSH est une hormone fréquemment dosée en cas de troubles de la fertilité, en sachant que le taux de FSH varie en fonction de la phase du cycle menstruel, mais aussi de l’âge.
  • Elle peut être trop basse ou trop élevée et dans les deux cas, les follicules ne sont pas correctement stimulés pour permettre l’ovulation.
  • FSH et réserve ovarienne sont liés, car une FSH trop haute peut refléter un effort supplémentaire du cerveau pour compenser une mauvaise réponse ovarienne. Néanmoins, on peut avoir une AMH basse (l’AMH étant l’un des marqueurs de la réserve ovarienne) et une FSH normale, prouvant que le corps se débrouille très bien avec un stock de follicules réduit.
  • La FSH est également une hormone essentielle de la fertilité masculine, car elle agit sur la production des spermatozoïdes.

En matière d’hormones féminines, on parle beaucoup des œstrogènes et de la progestérone, qui sont sécrétées au niveau ovarien. Néanmoins, le cycle menstruel est avant tout piloté par le cerveau et par deux hormones en particulier : la LH et la FSH !



rôles FSH

Vous le savez peut-être, mais le cycle menstruel et l’ovulation se déroulent grâce à un dialogue continu entre les ovaires et le cerveau, qui coordonnent ensemble tout le processus. Cette communication a lieu grâce à des hormones qui circulent dans notre sang et qui envoient un message dans un sens ou dans l’autre : soit du cerveau aux ovaires, soit des ovaires au cerveau.

Les rôles de la FSH

En gros, le cerveau commande le processus ovulatoire et les ovaires lui font des rapports en tant réel de l’avancée du processus ! Ainsi, en tout début de cycle menstruel, l’hypothalamus (dans le cerveau) sécrète une hormone, la GnRH, qui est envoyée à une autre de nos glandes cérébrales, l’hypophyse, qui comprend alors qu’elle doit demander aux ovaires de lancer une nouvelle ovulation.

Et pour communiquer avec les ovaires, l’hypophyse sécrète l’hormone qui nous intéresse dans cet article, la FSH ! Plus concrètement, la FSH a deux rôles : permettre la maturation des follicules ovariens et réguler la mort programmée de ceux qui finalement, n’ovuleront pas.

dialogue cerveau ovaires

Stimulation des follicules

Le rôle majeur de la FSH est la maturation folliculaire : son nom complet est d’ailleurs, en anglais, Follicle Stimulating Hormone, ou hormone folliculo stimulante en français.

Elle est donc sécrétée par l’hypophyse en début de cycle menstruel pour stimuler les ovaires et commander le recrutement et la maturation de plusieurs follicules par ovaire. Chaque follicule est une sorte de petit sac, contenant un ovocyte et plusieurs follicules (environ 5 à 20 par ovaire selon la réserve) se mettent à croître sous l’effet de la FSH, mais un seul sera sélectionné pour devenir dominant.

Il faut savoir que plus les follicules se développent, plus leur sécrétion d’œstrogènes augmente : or, cette montée des oestrogènes provoque une baisse de la FSH (c’est un rétrocontrôle négatif), puisque cette présence des œstrogènes prouve à l’hypophyse que les ovaires ont bien reçu le message et qu’ils « travaillent bien ».

Néanmoins, au bout de quelques jours, un follicule tire son épingle du jeu et sera celui qui pourra ovuler! Il produit beaucoup d’œstrogènes, et ce rétrocontrôle négatif (beaucoup d’œstrogènes = baisse de la FSH) s’inverse temporairement juste avant l’ovulation : la FSH connaît un petit pic, qui contribue à la maturation finale du follicule et une seconde hormone est sécrétée de manière massive par l’hypophyse, la LH. Ce pic de LH provoque la rupture de la membrane folliculaire : c’est l’ovulation.

Après l’ovulation, la FSH et la LH diminuent sous l’effet de la progestérone sécrétée par le corps jaune, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur l’hypophyse pour empêcher toute nouvelle ovulation.

Sélection du follicule dominant

Un autre rôle moins connu de la FSH, c’est son impact sur l’atrésie folliculaire (la mort cellulaire programmée des follicules, qu’on appelle aussi apoptose) : elle agit en effet comme un bouclier anti-apoptose (donc anti-mort !) sur les follicules en croissance. C’est grâce à cette fine régulation que notre corps ne libère qu’un seul ovocyte par cycle !

Comment cette régulation s’opère-t-elle ? Au départ, tous les follicules ne naissent pas égaux : en effet, certains présentent plus de récepteurs à la FSH, une meilleure vascularisation et donc une meilleure capacité à produire des œstrogènes.

Or, plus un follicule produit d’œstrogènes, plus il renforce sa propre survie, puisque les œstrogènes augmentent l’expression des récepteurs à la FSH, et diminuent la FSH dans le sang via un rétrocontrôle sur l’hypophyse. 

Le follicule le plus performant « capte » davantage de FSH que ses petits camarades, qui se lie à ses récepteurs, ce qui a pour effet de baisser la FSH globale et prive les autres follicules de stimulation. Comme ils ne sont plus assez stimulés, ils entrent en atrésie, arrêtent de grandir et finissent par mourir.

Le follicule dominant est celui qui a accumulé suffisamment de récepteurs à la FSH pour rester stimulé même lorsque la FSH redescend (environ une semaine après le début du cycle), et qui a acquis des récepteurs à la LH, essentiels pour permettre la rupture de sa membrane au moment de l’ovulation.

Pour résumer, la FSH lance un signal général, et seul le follicule le plus sensible et performant réussit à maintenir sa croissance quand la FSH redescend. C’est lui qui devient dominant et qui libère un ovocyte à l’ovulation ! On pourrait presque dire que la FSH crée une compétition, et que le follicule dominant la gagne grâce à ses “récepteurs d’élite”.


taux de FSH normal

Taux de FSH : qu’est-ce qu’un taux normal ?

Vous l’avez compris, la FSH est une hormone capitale du cycle menstruel, de l’ovulation et de la fertilité. Pour s’assurer qu’elle est sécrétée en juste quantité, il est possible d’effectuer un bilan hormonal et un dosage de la FSH par prise de sang en début de cycle menstruel (entre le 2ème et le 5ème jour), en sachant que la FSH fluctue selon l’âge et la réserve ovarienne

Voici les valeurs de référence de la FSH :

  • Phase folliculaire (J2–J5 du cycle) : 3 à 10 UI/L
  • Pic ovulatoire : 6 à 20 UI/L (parfois jusqu’à 25)
  • Phase lutéale : 1,5 à 9 UI/L
  • Périménopause : souvent supérieure à 10–20 UI/L
  • Ménopause : supérieure à 25–30 UI/L (souvent entre 50 et 100 UI/L)
  • Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) : supérieure à 25 UI/L à deux reprises à 4 semaines d’intervalle
  • Aménorrhée hypothalamique (le cycle menstruel est bloqué en raison d’un défaut de commande au niveau de l’hypothalamus) : inférieure à 3 UI/L.

Ces chiffres sont bien sûr donnés à titre indicatif, peuvent dépendre des laboratoires et sont surtout à interpréter à l’aide de votre médecin, en fonction de votre contexte personnel. Et surtout, une mesure de FSH ne veut rien dire seule et est toujours mesurée aux côtés d’autres hormones : les œstrogènes, la LH, mais aussi les hormones androgènes, les hormones thyroïdiennes et la prolactine, entre autres.

D’ailleurs, si vous souhaitez réaliser un bilan hormonal 100% utile (réalisé au bon moment du cycle, avec les bonnes hormones, dont fait bien sûr partie la FSH, mais pas que) et comprendre vos résultats, voici notre guide Bilan hormonal, disponible gratuitement !


FSH, AMH, réserve ovarienne

Le lien entre FSH, réserve ovarienne et AMH

Une FSH élevée est souvent le reflet indirect d’une réserve ovarienne diminuée : l’hypophyse sécrète davantage de FSH pour compenser la moindre sensibilité des ovaires.

En effet, lorsque la FSH augmente, c’est le signe que les ovaires répondent moins bien au signal du cerveau : la stimulation doit être plus forte pour déclencher l’ovulation, ce qui traduit une baisse d’efficacité de la réponse ovarienne, possiblement en raison d’un stock réduit (mais parfois aussi à une moindre sensibilité des ovaires au signal hormonal).

La réserve ovarienne est mesurée par l’AMH, sécrétée par les petits follicules antraux, les follicules en attente, dans les ovaires. C’est une sorte de « photo » du stock restant à un instant t, c’est-à-dire reflétant les follicules en pré croissance sur ce cycle là !

Cela dit, on peut aussi avoir une AMH basse avec une FSH tout à fait normale ! En effet, dans ce cas, les ovaires, même avec peu de follicules, répondent encore bien à la stimulation. Il faut bien comprendre que l’AMH ne dit rien sur la qualité de l’ovulation ni sur la qualité des ovocytes et renseigne seulement sur le nombre de tentatives possibles. Une réserve ovarienne basse n’empêche pas une ovulation normale 🙂

Ainsi, si votre AMH est basse mais que votre FSH est encore tout à fait dans les normes, pas de panique, tout va bien ! En revanche, si votre AMH est basse et votre FSH trop haute, cela signale un souci au niveau ovarien, possiblement au niveau de la réserve ovarienne (mais pas forcément).

Par ailleurs, on peut aussi avoir une AMH basse et une FSH basse ! Dans ce cas, ce n’est pas la réserve ovarienne qui pose problème, mais plutôt le cerveau qui n’envoie pas le signal pour stimuler les ovaires. Résultat : les follicules “dorment”, ils produisent peu d’AMH, mais la réserve n’est pas forcément épuisée 🙂


traitements FSH

FSH trop basse / trop élevée : que faire ?

Il peut arriver qu’au bilan sanguin, le taux de FSH revienne trop bas ou trop haut :

  • Un taux de FSH trop bas signifie que le “problème” vient du cerveau (de l’hypophyse) qui n’en sécrète pas suffisamment. Cela peut notamment arriver en cas d’aménorrhée, quand le cycle est totalement mis à l’arrêt par le chef de l’hypophyse, l’hypothalamus, notamment en raison d’un stress (physique ou émotionnel) trop intense.
  • Un taux de FSH trop élevé reflète plutôt un souci au niveau de la réponse ovarienne : malgré les sollicitations de l’hypophyse, les follicules ne se développent pas / pas suffisamment pour permettre l’ovulation. Une insuffisance ovarienne précoce ou la périménopause, peuvent, entre autres, être en cause.

Dans les deux cas, les symptômes sont assez similaires et corrélés à une carence en oestrogènes : ovulation absente / irrégulière, peu de glaire cervicale, sécheresse de la peau et des muqueuses, bouffées de chaleur, règles absentes ou peu abondantes, etc.

Il existe des solutions pour pallier à un manque ou un excès de FSH, autant du côté de la médecine (traitement hormonal, PMA) que de l’hygiène de vie (gestion des émotions, sommeil réparateur, soutien de la qualité ovocytaire, alimentation équilibrée et suffisamment nutritive, etc.).

Si vous êtes concernée par un déséquilibre de la FSH (que ce soit un manque ou un excès), on en parle beaucoup plus en détail dans notre article FSH élevée ou trop basse, que faire ?,  donc n’hésitez pas à le consulter, il pourra vous apporter certaines pistes très utiles !


FSH homme

L’hormone FSH chez l’homme

On ne le sait pas toujours, mais les hommes produisent aussi de la FSH : en effet, chez eux, elle stimule la production de spermatozoïdes par les testicules car elle agit sur les cellules de Sertoli ! Comme chez la femme, elle est donc essentielle à la création des gamètes (ovules et spermatozoïdes).

Et comme chez les femmes, la FSH peut aussi être trop haute ou trop basse chez les hommes :

  • FSH basse : cela signifie un signal cérébral insuffisant, souvent avec une LH et une testostérone basse. Parmi les causes possibles : une GnRH basse (donc un blocage au niveau de l’hypothalamus), une atteinte hypophysaire, un excès de prolactine, le stress ou encore un déficit énergétique important.
  • FSH élevée : dans ce cas, ce sont les testicules qui ne répondent plus bien, avec souvent une LH haute et une testostérone normale ou basse. Cela peut venir de l’âge (la FSH augmente aussi avec l’âge, car l’hypophyse sur-stimule les testicules), d’une anomalie génétique, d’une exposition trop fréquente à la chaleur, aux perturbateurs endocriniens, ou encore des suites d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie.

En parallèle du bilan sanguin, la réalisation d’un spermogramme révèle souvent une oligospermie, voire une azoospermie, c’est-à-dire un manque de spermatozoïdes, voire une absence totale.

Néanmoins, un homme peut aussi présenter un spermogramme anormal avec une FSH normale ! La fertilité masculine peut être impactée par d’autres choses, et dans ce, on explore d’autres causes (mécaniques, génétiques ou liées à l’hygiène de vie, par exemple).


questions fréquentes

Pour résumer – Questions fréquentes


Vous savez désormais tout sur la FSH ! Cet article était parfois un peu technique, mais il est souvent essentiel (et passionnant !) de se pencher davantage sur les mécanismes physiologiques qui s’opèrent dans notre corps 🙂

En résumé, vous l’aurez compris, la FSH est un messager précieux de la communication entre le cerveau et les ovaires. En ce sens, si votre FSH vous envoie des signaux indiquant un déséquilibre chez vous, on peut se pencher dessus ensemble dans le cadre du Fertility Club, afin de vous donner plein de clés pour revenir à l’équilibre 🙂

Testostérone chez la femme : rôle, symptômes d’un déséquilibre et solutions

Les idées clés

  • Les femmes produisent de la testostérone, via les ovaires et les glandes surrénales.
  • La testostérone a un rôle à jouer sur le cycle menstruel, notamment en raison de son implication dans la croissance des follicules ovariens et de sa conversion en oestrogènes.
  • Elle a également un impact sur notre santé globale et plus particulièrement sur notre santé osseuse, notre masse musculaire, notre libido et notre énergie. Son influence sur notre santé mentale et cognitive fait pour le moment encore débat, mais certaines études prouvent un effet protecteur de la testostérone.
  • Une carence ou un excès de testostérone ont tous les deux un impact sur l’ovulation et la fertilité, via différents mécanismes.
  • Des solutions médicales et des pistes d’hygiène de vie aident à retrouver un taux de testostérone optimal

La testostérone n’est pas une hormone que l’on associe spontanément à la féminité et à la fertilité : en effet, on en parle surtout quand il est question de la sexualité, de la fertilité, et de la musculature des hommes !

Pourtant, les femmes produisent bel et bien de la testostérone, et généralement, quand le corps dépense de l’énergie pour produire quelque chose, c’est qu’il y a une raison : et la testostérone ne fait pas exception, car elle a un vrai rôle à jouer dans le cycle menstruel, l’ovulation et notre fertilité, et pas seulement en stimulant notre libido ;)) !

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Ovulation tardive : timing, symptômes et conséquences

ovulation tardive

Les idées clés

  • Une ovulation qui a lieu après le 14ème jour n’est pas forcément une ovulation tardive.
  • Une ovulation est a priori tardive si le cycle menstruel dure plus de 35 jours.
  • Une ovulation tardive n’est pas forcément problématique, car chez certaines femmes, leur cycle menstruel fonctionne très bien comme ça ! Néanmoins, il s’agit d’un signal toujours intéressant à creuser, pour écarter la présence d’un SMOP (ex SOPK) (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien), d’une insuffisance ovarienne précoce, d’un excès de prolactine ou d’un souci de thyroïde, par exemple.
  • L’hygiène de vie a également son rôle à jouer dans le bon déroulé de l’ovulation, car le stress, des carences ou un manque de sommeil peuvent tout à fait compliquer le processus ovulatoire.
  • Le meilleur moyen de repérer une ovulation tardive est d’observer ses bio-marqueurs, à savoir la glaire cervicale + la température au réveil.

L’ovulation tardive est un concept qui interroge un grand nombre d’entre nous et on reçoit beaucoup de questions à ce sujet : est-ce qu’une ovulation qui a lieu après le 14ème jour du cycle est forcément problématique ? Est-ce que ça veut dire que j’ai un problème, que j’ovule moins bien, que mes ovaires sont fatigués ?

Autant vous le dire tout de suite : non, une ovulation qui a lieu le 15ème, le 16ème, le 18ème, voire le 20ème jour du cycle n’a rien de problématique ! De la même manière, si vous ovulez le 25ème jour, avec des cycles toujours réguliers de 40 jours depuis votre puberté, il est possible que ce soit votre mode de fonctionnement à vous, sans forcément qu’il y ait un quelconque souci.

Néanmoins, une ovulation tardive doit toujours questionner, car elle peut aussi être le symptôme d’un souci plus profond ; par ailleurs, pour optimiser vos chances de tomber enceinte ou au contraire, éviter une grossesse non désirée, il est crucial de savoir quand vous ovulez ! Dans cet article, on fait le point sur l’ovulation tardive 😉

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Pourquoi on ne tombe pas enceinte à chaque ovulation ? Comprendre pour mieux agir

pourquoi on ne tombe pas enceinte à chaque ovulation

Les idées clés

  • La fenêtre de fertilité d’une femme est d’environ 6 jours par cycle : 5 jours avant l’ovulation + le lendemain.
  • Ovulation ne veut donc pas forcément dire fécondation, même quand tout va bien !
  • Un couple qui n’a pas de difficultés particulières a 20-30% de chances de concevoir par cycle, même en ayant des rapports sexuels pendant la phase de fertilité.
  • Une mauvaise estimation de la date de l’ovulation, l’arrêt d’une contraception hormonale ou un problème de fertilité féminine et/ou masculine peuvent expliquer que les rapports ne donnent pas lieu à une grossesse.
  • Il peut donc être intéressant d’investiguer avec son équipe médicale, en réalisant un bilan hormonal, une échographie des ovaires et de l’utérus, mais aussi un spermogramme côté masculin. Si la cause n’est pas trouvée sur le plan médical, se pencher sur son hygiène de vie peut changer la donne !

Il n’est pas rare que certaines femmes se disent « J’ai des cycles réguliers et des rapports au bon moment… et pourtant, toujours rien.” Cette phrase, on la lit très souvent dans nos mails et messages privés ! Et c’est tout à fait normal, car on pense parfois qu’il suffit de « viser juste » pour tomber enceinte.

Sauf que dans les faits, la réalité est tout autre ! En effet, même en ayant des rapports non protégés pendant la phase ovulatoire, on ne tombe pas systématiquement enceinte. Comment expliquer cela ? La fusion des gamètes n’est pas une science exacte, et faire un bébé est l’aboutissement de tout un processus qui n’a rien d’infaillible, même sans souci de fertilité !

Ensuite, bien sûr, des problèmes d’infertilité, chez l’homme comme chez la femme, peuvent expliquer que les rapports ne donnent rien, sans oublier une clé essentielle : une mauvaise estimation de l’ovulation ! Bref, trêve de bavardages, on vous explique tout ça en détail 🙂

Psst ! Si vous êtes plus vidéo, on a également répondu à cette question sur Youtube ! 🙂

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Cycle irrégulier : tout comprendre en 5 minutes

cycle irregulier

Les idées clés

  • Le cycle menstruel peut connaître des variations tout à fait normales, et tous les cycles ne se ressemblent pas forcément. L’ovulation peut par exemple être décalée de quelques jours, de manière physiologique !
  • Un cycle est réellement irrégulier quand sa longueur varie de plus de 7 jours d’un cycle à l’autre.
  • L’irrégularité du cycle est généralement liée à une irrégularité de l’ovulation, qui décale la survenue des règles.
  • L’ovulation peut être irrégulière à la puberté, en post-partum, en périménopause ou après l’arrêt d’une contraception hormonale : ces causes sont normales !
  • L’irrégularité du cycle peut également être liée à un déséquilibre hormonal : SMOP (ex SOPK), endométriose, excès de prolactine, problème de thyroïde ou encore au stress.
  • On peut travailler sur la régularité de l’ovulation via des solutions médicales ou de nouvelles habitudes d’hygiène de vie.
  • On peut tomber enceinte avec un cycle irrégulier, à condition de travailler sur la cause de cette irrégularité et en sachant repérer nos signaux de fertilité.

En tant que femme, avoir ses règles est rarement un moment qu’on adore… mais quand elles sont irrégulières et totalement imprévisibles, c’est encore pire ! De plus, avoir un cycle irrégulier soulève forcément des questions : est-ce que c’est grave ? Est-ce que c’est forcément lié à un problème de santé ? Est-ce que je vais connaître des difficultés pour tomber enceinte ? Comment faire pour « viser juste » si je veux avoir un bébé ?

Dans cet article, on va répondre à ces questions très fréquentes (et totalement légitimes !) 🙂

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